Je finis en terrasse avec un
jeune couple, en face de la cathédrale.Il est 18h, ce 22
octobre 2008...
ELLE est partie, ELLE n'a pas perdu une minute pour donner et
recevoir l'Amour.
Ses successeurs ?
Question posée sans cesse par les journalistes...
Eh ! bien, toi qui me lis, VIS CES TROIS MOTS
DE MON COMBAT ET DE CELUI DE SOEUR EMMANUELLE, DE L'ABBE PIERRE
etc... :
LUTTE, PRIE ET AIME !
Pas demain mais aujourd'hui !...
Écoutant la radio,
j’entends entre les résultats de la bourse et un attentat au Pakistan
cette phrase : « Sœur Emmanuelle se masturbait selon son dernier écrit
posthume ».
Cette phrase rend de plus
en plus l’Église sexy par son acharnement à mettre en valeur la
sexualité non pratiquée ou pratiquée et avouée de ses prêtres et
maintenant de ses religieuses !
Comment cette sainte
dinosaure a pu, connaissant sur le bout des doigts les médias, dans un
livre posthume, oser parler de ses pratiques solitaires ?
L’abbé Pierre, l’autre
saint homme, avait osé, lui aussi, dans un de ses derniers livres,
avouer qu’il avait fait l’amour une fois prêtre « quelquefois » et qu’il
avait vite renoncé pour ne pas « déséquilibrer » son don total au
service des autres.
De saintes âmes ont crié
au scandale. Mais son livre a été vendu au-delà de ses espérances grâce
aux 2 pages où il livrait ses confidences sexuelles !
Gageons que le livre de
sœur Emmanuelle connaîtra un très beau succès en partie grâce à 1 page
où elle se livre « toute nue ».
Quel a été le but de notre
sœur bien aimée en livrant ainsi son intimité ? On ne le saura jamais.
Voulait-elle faire avancer
la cause des hommes prêtres et mariés qu’elle prônait ?
Interrogée plusieurs fois
sur ma sexualité pratiquée ou non, j’ai promptement rembarré le
journaliste curieux en lui demandant s’il était homo ou hétéro et quelle
était sa position préférée au plumard !
J’ai pas trouvé mieux
comme réponse.
J’estime que le jardin
secret de toute personne est bien son intimité affective et sexuelle. On
n’est pas des lapins ni des sangliers. Le mystère de la sexualité
humaine est trop beau pour ne pas le dévoyer en l’affichant
publiquement.
Et les gens d’Église ne
doivent surtout pas être des « peoples » avides d’attiser la soif des
voyeurs de tout poil en étalant tout de leur vie, jusqu’au moindre
orgasme.
Le génie apostolique,
charismatique et médiatique de sœur Emmanuelle n’est pour moi en aucune
façon écorné par sa confidence étonnante.
Mais une sœur
contemplative ayant eu vent de cette affaire m’a confié « comment les
gens vont nous regarder maintenant ? ».
J’ai répondu à cette
sœur : « Pêcheurs nous sommes tous et toutes ». Sœur Emmanuelle
affirmait dans son livre que le péché de la chair était celui que le
Seigneur absoudrait le plus facilement, ce que je crois.
Chrétiens dormez
tranquille. L’Église avance cahin-caha. Et laissez « piailler les
moineaux » comme le disait joliment Jean XXIII quand il entendait
jusqu’au Vatican les critiques qui tombaient comme pluie glaçante sur
l’Église.
Le véritable intérêt du
livre de Sœur Emmanuelle se trouve ailleurs.
Pour moi, ce que je
retiens d’elle, c’est qu’elle a été « la voix du cœur » dont Alfred de
Musset a dit à juste titre qu’elle est la seule qui « au cœur arrive ».