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TEMOIGNAGE AUX SCOUTS DE VERSAILLES – 6 mai 2007 -

1 - Photos

2 - Discours

J’arrive pour rencontrer 4000 scouts de Versailles.

 

Attente avant de leur parler.

 

Peuple juvénile, toujours enthousiaste !

 

Soyez des jeunes debout et libres !

 

Quelle joie de communiquer avec ces 4000 témoins  Dire ma foi dans l’humain et dans le Christ : quelle allégresse !

   

Interview pour le Jour du Seigneur sur France 2

 

Après le discours, repos avec les scouts…

 

La photo-souvenir…

 

Préparation de la messe

 

A droite, Marc, un grand ami depuis 37 ans.

 

Entrée avec les prêtres

 

Bénédiction des jeunes

 

Avec les 40 prêtres

 

Autour de l’évêque…

 

Discours du Père Guy Gilbert à Mantes la Jolie au rassemblement diocésain du centenaire du scoutisme, le 6 mai 2007. 

Bravo aux scouts de France !

 

Bravo d’être là pour fêter le centenaire du scoutisme !

Bravo aux scouts et guides de France !

Bravo aux scouts et guides d’Europe !

Bravo aux scouts unitaires de France, c’est super chouette que vous soyez tous réunis. Vous battez je pense un record mondial, onze mille scouts dans le diocèse de Versailles !

Merci à Eric Aumônier,  votre Evêque responsable de vous avoir unis aujourd’hui  pour rendre grâce.

 

J’ai soixante douze ans, j’ai eu la vocation à treize ans. Aimé immensément par mes parents, nous étions quinze enfants. J’ai découvert l’amour humain d’abord avec mes parents, et l’amour de Dieu quand je suis rentré au séminaire  à treize ans, j’étais tellement chiant qu’on m’a fait sauter deux ans de catéchisme.

 Quand je suis rentré au séminaire suite à un appel impérieux je ne savais  absolument pas ce que Dieu était. J’ai découvert à treize ans que Dieu  était amour, et se fut quelque chose qui m’a vrillé le cœur jusqu’à aujourd’hui. Cinquante neuf ans après, quand je lis l’évangile « Dieu est amour », c’est toujours la même vibration fantastique.

Ma force et mon héritage ont été l’amour de mes parents, lié à l’Amour de Dieu.

Si vous êtes aimez, jeunes scouts, bouffez l’amour et donnez le !

 

Ma tendresse aujourd’hui ira d’abord vers ceux et celles dont les parents sont divorcés. Il n’est pas question pour moi de les juger, eux  qui ont vécu un échec d’amour.  Je sais combien  c’est dur pour les  parents de se séparer ; c’est encore beaucoup plus dur pour vous même si vous le cachez.

 

 J’ai fait quinze ans d’études. Mais en 1957, après neuf ans de séminaire j’ai cessé celles-ci,  pour malheureusement participer à la guerre d’Algérie.  Je n’avais aucune volonté de tuer les gens. La guerre est une immense connerie et Monsieur Bush en sait quelque chose…

 Je suis resté treize ans en Algérie de 1957 à 1970. J’ai fini mon séminaire et moi, né  en Charente Maritime, qui croyais que j’étais fait pour vivre avec  un monde Chrétien, depuis 42 ans que je suis prêtre, je vis avec des personnes qui ne sont globalement pas Chrétiennes.

 Nommé vicaire à Blida, je suis resté treize ans en Algérie, jusqu’en 1965, et y ai fait deux découvertes :

-  J’ai découvert le  scoutisme avec ces lois : devoirs, droits, efforts et solidarité. Ainsi j’ai lancé une troupe de  trois cents jeunes qui a été extraordinaire. C’étaient des scouts extraordinaires. 

- Je me souviens encore sous le scintillement des étoiles, d’avoir vécu des moments prodigieux avec des méharis, dans le Sahara ; c’étaient des jeunes pauvres et ça été une grande richesse pour moi.

 Je suis revenu en France en 1970.

Je vis depuis 37 ans avec des jeunes de votre âge (12 - 17 ans) : des jeunes délinquants.

Ecoutez cette histoire du dernier jeune qui est arrivé dans notre bergerie  en Provence :

« Sébastien 13 ans, né de père et mère inconnus.  Son père adoptif est emprisonné pour trente ans et « sa mère de cœur »   est morte brutalement. Il n’a plus que  sa petite sœur karine.

Quand vous rentrerez ce soir vous  téléphonerez à vos parents, vous aurez quelques  attaches : des amis, des amours, Sébastien n’a rien ! » 

 

J’ai acheté une ruine il y a 33 ans pour de jeunes loubards qui passaient leur temps à casser, et à attaquer les gens.  Je leur ai dit : « vous êtes capables de bâtir… » ainsi ils ont su construire, en dix ans,  une magnifique maison provençale où ils vivent maintenant.

Tous les ans j’invite des scouts Guides de France, d’Europe et Unitaires pour participer à notre vie. Ils sont à trois cents mètres de la bergerie et  partagent tout avec des loubards ; ne vous inquiétez pas, ils n’apprennent pas à voler des portefeuilles en sortant,  simplement ils ont peut-être quelques gros mots qu’ils apprennent au contact de jeunes que l’on appelle : «la racaille ».

Le miracle du scoutisme c’est de former l’homme et la femme totalement : le corps, le cœur et  l’âme.

Cent ans après vous êtes onze mille appartenant au diocèse de Versailles. 

Le miracle du scoutisme, comment ? par le service  gratuit et humble.

La confiance est un des plus beaux noms de l’amour : quand vous dites à quelqu’un j’ai confiance en toi, ça veut dire que l’amour que vous lui portez pénètre en lui. Prends toi en mains, épaule notamment les plus fragiles bâti le monde et vie tes rêves par le jeu et la joie. A votre âge vous jouez beaucoup, quelle joie de voir le petit Sébastien, dans ma ferme de Provence en train de jouer avec les sangliers, notamment avec Popeye, qui pèse deux cents kilos alors que lui n’en fait que trente cinq.

 

Pas de scoutisme sans le jeu, la joie et l’effort des camps. Il vaut mieux que vous partiez sacs à dos vivre dans la nature  pendant un week-end que  de draguer des gonzesses, de fumer des pétards ou de vous plonger dans Internet, la télévision…

 

Comment le miracle du scoutisme ? Par l’engagement et l’amitié.

Soyez des citoyens debout et libres, ce soir nous allons vivre un moment historique nous allons voir celui ou celle qui sera notre président.

Chaque fois que je rencontre des adultes qui me reconnaissent dans les aéroports, ce qui est  merveilleux c’est d’entendre : « je suis un  industriel,  mais le scoutisme m’a formé et m’aide immensément à vivre maintenant comme un adulte fort responsable et partageant… ».  Je peux vous dire une chose c’est que j’ai rencontré  tant d’adultes, fruits de ce que vous vivez maintenant comme scouts. Plus tard vous serez des hommes debout et libres.

 

Le miracle du scoutisme c’est la foi ! Baden Powell disait : « pas de scoutisme sans foi », vous ne seriez jamais onze mille à réunis ici et des centaines de milliers dans le monde. Si le scoutisme n’était pas basé sur votre foi, il serait mort depuis très longtemps. Pratiquez votre foi par l’eucharistie,  souvent des jeunes me disent : « Guy on s’emmerde à la messe », c’est vrai ça veut dire que nous, Prêtre, nous devons vous aider à vivre des eucharisties vivantes parce que celles-ci  sont l’unité et la force de l’Eglise. Benoît XVI n’a pas dit à Cologne de ne pas mettre de capote mais allez à l’eucharistie le dimanche parce qu’elle nous unit, la communion est centre et force vitale.

Le plus grand moment de ma vie frères et sœurs bien aimés, c’est de faire descendre l’amour dans mes mains nues et de vous le donner : c’est le plus grand moment de ma vie depuis 42 ans.

 

Soyez les témoins, Jean-Paul II disait : «  ce n’est pas tellement de maîtres dont on a besoin mais de témoins » ;  respectez l’autre du plus fragile au plus important.

Respectez l’étranger, il possède «  toujours  une vérité qui nous manque ».

Soyez des témoins de l’amour gratuit face à l’égoïsme, à l’indifférence. Faites chaque jour les petits de l’amour vers l’autre. Jean Paul II a dit à deux millions de jeunes  à Rome : « si vous avez l’amour et que vous savez que l’amour vient de Dieu, alors vous êtes invincibles ».

Aimez l’Eglise ». On vous dira à l’école : « t’es catho, t’es un pauvre con : tu es un facho » Foutez vous de ses réflexions. On attaque beaucoup l’Eglise actuellement… Osez dire : «Je crois au Christ, Jésus mort et ressuscité » et je peux vous assurer d’une chose : « vous convaincrez pas l’autre mais au moins vous direz votre foi.»

 

Aimez votre groupe scout que ce soit Guide de France, d’Europe et  Unitaire. Respectez l’autre groupe, obéissez à des règles simples, magnifiques, dures et  belles. Aimez vos familles, soyez des champions de la vie : de l’enfant qui dort dans le ventre de sa mère au vieillard qui s’éteint. N’oubliez pas une chose : soixante dix pour cent des anciens, il y a cinquante ans, mourraient chez eux main dans la main avec leurs enfants, aujourd’hui soixante-dix pour cent  crèvent tout seul sur leur lit d’hôpital.

Aimez vos ennemis, soyez des êtres de miséricordes.

 

Je vais vous donner un texte d’une histoire vraie, « les foulards blancs », préparez vous à vous confesser, éventuellement vider vos poubelles, tout ce qui sent mauvais en vous, devant un Prêtre, moi aussi je me confesse comme vous…

PARABOLE DES FOULARDS BLANCS :

"C’est une histoire vraie : Jean, 20 ans, avait fait une saloperie immonde à ses parents. Vous savez... la saloperie dont une famille ne se remet pas, en général.

Alors son père lui dit: “Jean, fous le camp ! Ne remets plus jamais les pieds à la maison !“

Jean est parti, la mort dans l’âme.

Et puis, quelques semaines plus tard, il se dit: “J’ai été la pire des or­dures ! Je vais demander pardon à mon vieux... Oh oui ! Je vais lui dire: pardon.”

Alors, il écrit à son père : Papa, je te demande pardon. J’ai été le pire des pourris et des salauds. Mais je t’en prie, Papa, peux-tu me pardonner?”

“Je ne te mets pas mon adresse sur l’enveloppe, non... Mais simplement, si tu me pardonnes, je t’en prie, mets un foulard blanc sur le pommier qui est devant la maison. Tu sais, la longue allée de pommiers qui conduit à la maison. Sur le dernier pommier, Papa, mets un foulard blanc si tu me pardonnes.”

“Alors je saurai, oui je saurai que je peux revenir à la maison.”

Comme il était mort de peur, il se dit: “Je pense que jamais Papa ne mettra ce foulard blanc. Alors, il appelle son ami, son frère, Marc et dit: “Je t’en supplie, Marc, viens avec moi. Voilà ce qu’on va faire : je vais conduire jusqu’à 500 mètres de la maison et je te passerai le volant. Je fermerai les yeux. Lentement, tu descendras l’allée bordée de pommiers. Tu t’arrêteras. Si tu vois le foulard blanc sur le dernier pommier devant la maison, alors je bondirai. Sinon, je garderai les yeux fermés et tu repartiras. Je ne reviendrai plus jamais à la maison.”

Ainsi dit, ainsi fait. A 500 mètres de la maison, Jean passe le volant à Marc et ferme les yeux. Lentement, Marc descend l’allée des pommiers. Puis il s’arrête. Et Jean, toujours les yeux fermés, dit: “Marc, mon ami, mon frère, je t’en supplie, est-ce que mon père a mis un foulard blanc dans le pommier devant la maison ?“

Marc lui répond: “Non, il n’y a pas un foulard blanc sur le pommier devant la maison... mais il y en a des centaines sur tous les pommiers qui “conduisent à la maison!”

Puissiez-vous, Frères et Soeurs, vous qui avez entendu cette belle histoire du foulard blanc, emporter dans votre coeur des milliers de foulards blancs

Ils seront autant de miracles que vous sèmerez partout, en demandant pardon à ceux que vous avez offensés ou en pardonnant vous-mêmes.

Alors vous serez des êtres de miséricorde"

 

Scouts soyez des êtres de lumière, également. Le monde crève de manque de miséricorde,  rendons grâce à Dieu pour ce rassemblement.

 

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