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Avec Nicolas SARKOZY au VATICAN : texte N°1 (écrit à chaud) et texte N°2 ("ma raison de vivre")

(Le jeudi 20 décembre 2007)

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Ecrit à chaud (la nuit même)

Nicolas Sarkozy m’a demandé de l’accompagner au voyage officiel qu’il  a fait à Rome au Vatican ce 20 décembre 2007.

Surpris et interrogatif, j’ai accepté.

Pourquoi ?

Pour l’amitié vécue avec lui depuis 9 ans : c’était alors l’époque où il vivait en plein désert politique.

Cette amitié est restée intacte malgré ma sensibilité de gauche…

Très laïc et très spirituel à la fois, c’est un mec attachant et fidèle en amitié. On s’est revus plusieurs fois et je ne manque pas de lui dire ce que je pense…

Que le chef politique de la France me fasse rencontrer mon chef religieux est une cocasse et belle aventure…

La visite a duré une journée entière. J'ai admiré le confort de l’Airbus présidentiel… Et bien sûr, j'avais dans mon sac quelques demandes précises pour nos jeunes.

Homme de parole, Nicolas Sarkozy a toujours su au cas par cas résoudre les problèmes insolubles de certains jeunes. Je vous passe les détails sur les dossiers complexes que je lui ai confiés…

Puisse-t-il résoudre au cas par cas le problème de ceux et celles qui se les gèlent à travers la France…

Si ma pauvre mère au Ciel m'a vu dans l’avion du Président, elle a du se dire : « Pauvre petit ! Il monte trop haut !… »

De toute façon, on a atterri le soir même du 20 décembre … Et là, je connais assez le plancher des vaches pour savoir que j'allais retrouver Raymond et tant d’autres à ma porte… Ils sont, eux, mes seigneurs et maîtres…

GUY GILBERT – Dans un bar de Paris - Soirée du jeudi 20 décembre 2007 

Ma raison de vivre (écrit début janvier 2008)

 

Publié dans "La Croix" samedi 19 janvier 2008 page 14

 

Un appel de l’Elysée me convie à accompagner notre président à Rome pour sa visite officielle au Vatican le 20 décembre dernier.

Mes adjoints consultés sont partagés sur la suite à donner. Mgr André XXIII que j’appelle aussitôt n’y voit pas d’ « inconvénients majeurs ». Il ajoute dans un éclat de rire « la discrétion qu’on te connaît te fera passer inaperçu ! ».

J’accepte finalement.

L’avion présidentiel est rempli d’une équipe accueillante et pétante de joie. J’entre dans l’airbus présidentiel en blouson noir. Nicolas me reçoit et me présente son équipe. 

Je le connais depuis 9 ans. Une forte amitié est née depuis le jour où un citoyen de Neuilly me demande de rencontrer leur maire. Comme j’ai toujours placé ce sentiment au plus haut du plus profond de ma vie, j’ai conservé avec le futur président,  à ce moment là en pleine traversée de désert politique, des liens amicaux … sans concessions.

La vie étant ce qu’elle est et sa carrière politique lente et fulgurante à la fois étant ce que vous savez, j’ai invité ce trépidant homme d’état pour une visite privée à la bergerie en Provence. Il y a passé, il y a 8 ans, 4 heures de son temps pour vivre au milieu de nos jeunes et des bêtes. Il a gardé le souvenir impérissable de nos jeunes et celui de « Popeye », le mâle sanglier de 200 kilos … qui entre parenthèses lui a tourné le dos. Un sanglier de gauche intolérant, je ne pensais pas que ça existait ! 

Je tente d’être un homme de Dieu universel. La couleur religieuse, politique ou humaniste d’une personne m’importe peu. Je la respecte absolument et peut ainsi fréquenter, dialoguer et me lier d’amitié avec des humains de tous horizons. Et par priorité les pires d’entre eux.

Je vous passe l’entretien bref et formel avec Benoît XVI. Mon mentor Nicolas s’extasie devant lui sur mon habit de clergyman pour lequel j’ai opté en dernière minute en raison de cette visite officielle. Benoît XVI n’a rien dû comprendre quand Nicolas lui précise que je suis d’habitude en « cuir perfecto » !

Le repas avec le président et son équipe dans une auberge italienne est joyeux et convivial. Je sors fumer une cigarette. Une femme inconnue m’accompagne. A mon grand étonnement, la presse nous mitraille. Je ne sais pas encore qui est cette personne. Les photographes m’apprennent que c’est Mérisa, la mère de Carla Bruni. J’écoute simplement la souffrance d’une personne ayant perdu récemment son fils dans des conditions tragiques. La presse « people » fixe l’image pour deviner ce qui se passe dans la chambre à coucher présidentielle. Elle reste sur sa faim de piranha....

Les anciens loubards de partout sont ravis de ma présence vaticane. Ils savent mieux que personne ma liberté de dire et de faire restée intacte. Raymond qui m’attendait à 1 heure du matin au bord de ma porte pour avoir un gîte cette nuit-là est un de mes princes prioritaires et ma raison de vivre.

GUY GILBERT – Dans un bar des Hautes-Alpes - Soirée du jeudi 17 janvier 2007

(retour au texte N°1)   voir les photos

 

7h du matin, juste avant d'embarquer dans l'avion présidentiel...

 

Accueilli par Nicolas Sarkozy qui me présente son équipe. C'est ce que j'ai admiré, d'ailleurs, durant ce voyage : des jeunes cadres, joyeux, conviviaux, tous soudés autour de leur patron. 

Retrouvailles dans l'avion présidentiel avec Nicolas : l'amitié fait péter tous les clivages politiques, culturels et religieux...

 

Avec l'humouriste Jean-Marie BIGARD dont je découvrais le visage après avoir explosé de rire en l'écoutant régulièrement sur la station "Rires et Chansons"...
Juste au-dessus du Mont-Blanc...

 

On pique sur Rome...

 

Arrivée sur Rome.

Avec un jeune Monseigneur que j'ai rencontré à l'Annonciature à Alger et qui est Directeur du Protocole au Vatican...

 

Un moment d'amitié avec l'ancien Ministre de la Justice et des Transports Dominique PERBEN...

 

Avec Emmanuelle, Directrice du Cabinet de Nicolas SARKOZY, qui m'avait recommandé de venir en soutane...

 

Nicolas SARKOZY me présente au pape Benoit 16 en lui précisant qu'il m'a toujours connu en blouson de "cuir perfecto" et en jean's et qu'il me découvrait en clergyman !...

Même si Benoît 16 manie très bien la langue française, je doute qu'il sache qu'un cuir puisse être "perfecto"...

Pour la petite histoire, Nicolas mon mentor a dit au pape que j'étais un homme magnifique. Ce dernier a ajouté : "Je le vois dans ses yeux". Je suis certain que le pape est myope !...

Ces 4 photographies ont été transmises par le Service Photographique de l'Elysée (© P.SEGRETTE)
Je déjeune en face de Nicolas SARKOZY dans une célèbre auberge Italienne...

 

A l'ambassade de France, adossé à un arbre tricentenaire planté par Pauline, la soeur de Napoléon Bonaparte...

 

Avec Eric, le Commandant attaché à la personne du Président, devant l'ambassade de France.

 

Avec David Martinon, porte-parole de l'Elysée.

 

Il me fallait bien, dans le musée Borgia, poser devant une belle enfant (oeuvre de Burnin)...

 

Présidentielles (lien vers la page de mai 2007)

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