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Livres "OSE L'AMOUR" et "FACE A LA SOUFFRANCE (extraits)"  (Sortis en juin 2009)

(Mise en ligne avec l'aimable autorisation de l'éditeur Philippe REY)

Vendus 10,50 euros chacun (port compris). Commandables directement auprès de Guy GILBERT (chèque à l'ordre de "Association Bergerie de Faucon - Père Guy Gilbert" et à adresser à Guy GILBERT - 46 rue Riquet - 75 019 PARIS).

Présentation et extraits de "FACE A LA SOUFFRANCE" :

 

INTRO par Guy GILBERT lui-même -  Le corps souffrant - La souffrance sociale - La souffrance psychique - L’amour blessé - La vieillesse - Face à la mort - La souffrance spirituelle - Donner un sens à la souffrance

 

Après Et si on parlait de tes mômes ? et Réussis ta vie ! (aux éditions Philippe Rey), deux nouveaux titres paraissent dans la même collection, Face à la souffrance et Ose l’amour ! Les premiers étant très demandés, je récidive avec joie sur ces deux thèmes cruciaux.

Un gros courrier venant des nombreux lecteurs des deux premiers livres montre qu’un bouquin vif, alerte et clair peut faire réfléchir, donner des pistes, et nourrir.

Les gens lisent peu. Mais ils veulent que leurs lectures leur apportent lumière, joie et sourire.

J’en sais quelque chose, j’ai peu de livres à lire. Mais quelle nourriture j’en tire ! Elles me font vivre.

Que mon humble plume inspirée de ma vie tourmentée, vouée à l’amour des autres au nom du souffle qui me donne la force, t’apporte sérénité, allégresse et réconfort.

À toi, fidèle lecteur de cette lettre semestrielle, je dédie quelques passages de Face à la souffrance.


Ma vie de prêtre et d’éducateur est sans cesse confrontée à la souffrance. Question obsédante : à quoi sert-elle ? Pourquoi tant de drames, de douleur dans nos vies ?

Au niveau de l’humain, la souffrance semble injustifiable. Nous la ­ressentons comme un scandale, une injustice. Pour pouvoir l’assumer, il faut une réflexion spirituelle profonde, méditée avec acharnement. Si je n’étais pas prêtre, sans doute ne supporterais-je pas ce que je vis. Des centaines de milliards d’hommes sont déjà morts sur cette planète. « Combien ont eu une existence douloureuse, ont peiné, souffert… et pour quoi ? Oui, mon Dieu, pour quoi ? » clamait l’abbé Pierre. Si je ne croyais pas à l’au-delà de la souffrance, il y a longtemps que j’aurais jeté le gant.

« Si ton Dieu existe, pourquoi ces millions de gens affamés, ces calamités, ces injustices ? » ai-je entendu tout au long de ma vie. Comment répondre ?

La faute à qui ? Tant de souffrances et de catastrophes sont causées en général par nos manquements. Si les glaciers fondent, si les ours polaires achètent des congélateurs dans l’Arctique, si dans cinquante ans les eaux des océans recouvrent la Hollande, ce sera à cause de notre bêtise et de notre inconséquence ! La douleur des automobilistes accidentés résulte de nos imprudences la plupart du temps.

La souffrance est due aux guerres que nous déclarons à nous-mêmes. Guerre contre notre corps, guerre contre les autres, guerre contre notre esprit.

Mais la souffrance est aussi constitutive de notre état d’êtres humains : nous avons un corps qui va s’altérer au cours de notre vie, ses métamorphoses se font ­parfois dans la douleur jusqu’au « grand naufrage » de la vieillesse… Pourquoi cette souffrance ? A-t-elle un sens ?

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Le corps souffrant

Quoi de plus terrible dans notre destin d’humain que d’être atteint dans sa propre chair, de sentir que tout ce qui allait bien jusque-là subitement s’enraye, comme une machine qui ne fonctionne plus ? Un mal de tête, une fièvre, une fracture, un handicap, un accident, une maladie grave diagnostiquée du jour au lendemain (cancer, Alzheimer, sclérose en plaques, etc.)… Et tous ces maux s’accompagnent de douleurs physiques plus ou moins fortes. Comment supporter cela ? Comment accepter que notre corps nous fasse autant souffrir


Donner la main

Nous sommes souvent maladroits par rapport à une personne qui souffre. Écouter ou donner la main est très important. Faire le geste qui apaise, offrir des fleurs, c’est offrir le sourire de Dieu.

Faites la démarche d’aller voir votre entourage, votre famille, les souffrants à l’hôpital. C’est une priorité.


Lire le ciel

Quand nous demandons à Dieu de la force pour atteindre le succès, la célébrité, Il nous accorde la faiblesse afin de nous apprendre l’humilité, et d’apprécier le besoin de Dieu… Quand nous Lui demandons la santé pour renverser les montagnes, Il nous donne l’infirmité pour faire des choses meilleures… Quand nous Lui demandons de l’argent, encore plus d’argent en pensant être ainsi les plus heureux des hommes, nous recevons la pauvreté pour accéder à la sagesse… Quand nous Lui demandons un compagnon ou une compagne afin de ne pas vivre seul, Il nous donne un cœur afin que nous puissions aimer tous nos frères et sœurs… Quand nous Lui demandons tous les biens de la terre qui pourraient réjouir notre vie, Il nous accorde la vie afin de nous réjouir de toutes choses…

En fait, nous ne recevons de Dieu aucun des cadeaux que nous demandons, mais nous recevons tout ce que nous avions pu espérer.

Méditons cela, afin d’être un peu moins malheureux !

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La souffrance sociale

« Société sans espérance », rabâchent les médias. Et d’énumérer les maux de notre temps : chômage, pauvreté, terrorisme, guerres, famines, épidémies, prisons… « C’est par beaucoup de souffrance qu’on parvient au Royaume de Dieu », dit le psalmiste. Si c’est vraiment le cas, à l’heure d’aujourd’hui, on est sûr de l’atteindre…

Comme les gens souffrent ! J’en suis frappé. Les jeunes font l’amour avec la peur du sida. Ils vont à l’école et se demandent : « Est-ce que j’aurai un emploi ? » Les adultes sont en pleine forme à quarante-cinq ans, et paf ! « Dégage ! C’est la crise, on délocalise. Retourne chez ta mère ! » Tant de gens qui ont eu le courage de monter de petites entreprises font faillite.

Que d’épreuves dans la vie ! J’admire la résistance des êtres humains aux chocs, leur capacité d’endurance et leur solidité dans les situations les plus difficiles.

Combien de personnes martelées par la haine, la violence, le mépris, l’humiliation, brisées en mille morceaux par une société injuste, se relèvent ! D’où vient cette force qui les fait sans cesse repartir ?
 

L’Église des pauvres

L’Église qui « va vers les pauvres » se plante. Celle qui se bâtit « avec eux », en vivant et luttant à leurs côtés, est la seule crédible. Cette Église-là est conforme à celle des premiers temps. En effet, elle doit être d’abord l’« Église des pauvres ». Ce sont eux, les pauvres, qui peuvent mieux que quiconque interpeller les riches, les appeler à la réflexion et au partage.

Faute de micros et de stylos, les pauvres ne nous évangéliseraient pas ? On ne dira jamais assez que les pauvres ne nous évangélisent pas par la parole, mais d’abord par leur vie. Encore faudrait-il vivre à leurs côtés, les comprendre vraiment, pour déceler que Dieu est en eux, de façon constante et déterminante… Si leur pauvreté n’est pas passée en nous, nos actes pour eux n’ont qu’une signification passagère – quand elle ne nous sert pas d’alibi.

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La souffrance psychique


Apprends à pardonner

Si tu regardes bien, tu as mille choses à te faire pardonner. Alors pardonne à ton tour. Si tu vois l’autre trébucher, ne regarde pas son péché, mais regarde-le, ou regarde-la, au fond de sa détresse. Compatir, c’est regarder l’autre de telle façon que ton regard le rende neuf.

« Donne-moi un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal » (Ps 50). C’est le contraire qu’on a tendance à vivre. Combien de fois ne répète-t-on pas : « Jamais j’oublierai la saloperie qu’un tel m’a faite. » En revanche, les sous prêtés par un copain, le coup de main donné par un autre, ça passe à toute vitesse aux oubliettes. Laisse tomber le mal qu’on t’a fait, mais garde précieusement tout geste, toute parole qui t’ont fait du bien. La rancune, la haine te bouffent la rate, le foie et le gésier ! Réconcilie-toi et tu t’en porteras tellement mieux.

 

Solitudes

Il y a un autre mal : la solitude. Personnes âgées, veufs, jeunes divorcés, célibataires vivant mal leur condition, chômeurs, SDF, marginaux de toutes sortes que notre société normative rejette… À cette solitude, personne n’échappe à un moment ou un autre de sa vie. Même pas moi. À ceux qui souffrent de se sentir seuls, je dirais que moi aussi, la solitude, je l’ai ressentie. Sinon je serais un être inhumain. Ma solitude est peuplée d’être innombrables. Et ça c’est une joie qui me porte très haut, tous les jours.

« Le bonheur, c’est les autres ! » j’en suis convaincu. Alors aime les autres et élimine égoïsme, orgueil, possession. C’est une lutte permanente, mais elle est vitale pour être heureux.

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L’amour blessé

Quelle est la plus belle aventure de la vie si ce n’est l’amour ! C’est la plus grande, la plus noble, la plus ancienne et la plus neuve de toutes. Hélas, parfois, c’est quand l’autre est parti ou quand on s’en va soi-même que l’on mesure le trésor qu’on avait et qu’on a laissé filer. Alors, on ne peut plus regarder un paysage, on ne peut plus se balader devant un coucher de soleil, dans ce petit square, sans penser à lui ou à elle.

 

L’amour passion

On aime l’autre comme la seule personne au monde. Cette façon d’aimer n’est bien souvent qu’une manipulation affective qui rend l’autre et soi-même complètement dépendants. Garder la distance est très important. Sachez qu’on est toujours seul. À deux, on partage une solitude. Gardez votre indépendance dans votre couple. Il est dramatique de voir un couple se séparer et encore plus douloureux de voir une partie de soi dominée par l’autre, engloutie dans sa personnalité. Restez vous-même une fois mariés, gardez votre moi profond.

Préparez-vous à accepter la différence de l’autre. Le cœur à corps, l’union totale est magnifique, mais on ne passe pas toute sa vie dans cet état de béatitude. Il faut garder son quant à soi, son trésor.

 

Le divorce, une plaie ouverte

Le divorce est un échec cuisant. Combien de dialogues ai-je eus, de lettres échangées avec des personnes divorcées, séparées, ou remariées ?

Les divorcés sont habités par une souffrance qui n’est pas toujours tolérable. L’Église commence à saisir leur douleur et à les accueillir. Aider les divorcés à se reconstruire est une priorité.
 

Dégâts et dépendances

Depuis plus de quarante ans, je vis avec des jeunes dont les parents sont séparés, divorcés, remariés… Je vois bien dans les yeux de ces marmots cette douleur sans nom de savoir qu’ils doivent sauter du père à la mère, la mère qui a disparu, le père qu’ils ne connaissent pas. Je vois leur blessure profonde, je vois les dégâts énormes que cela provoque chez eux.

On dit de plus en plus souvent : « On a fait un bon divorce. » Mais moi, quand j’entends les mômes, j’ai un autre son de cloche. L’adulte a la capacité d’intellectualiser son divorce, même s’il le ressent durement, mais l’enfant le vivra toujours très difficilement.

Le divorce sépare les intérêts des enfants de ceux de leurs parents. Les enfants sont les premières victimes.

Quand il apprend que maman ou papa est parti(e), c’est un tremblement de terre.

Souvent des professeurs me parlent d’un jeune élève brillant qui d’un seul coup lâche tout. Les résultats scolaires descendent en flèche. En l’interrogeant, ils s’aperçoivent souvent que les parents sont divorcés ou en voie de l’être.

 

La petite révision de vie

La cause des divorces n’est pas nécessairement due à l’incompatibilité mais à l’égoïsme de chacun et au manque de préparation. Votre couple se renforcera si chaque soir vous faites une petite révision de vie, si vous demandez pardon à l’autre et que vous lui pardonnez certaines maladresses de la journée. De plus, une courte prière, chaque soir ensemble, est une grande force.

Si vous êtes mariés et que vous envisagiez le divorce, je voudrais vous dire : prenez conseil, affrontez la réalité ! Le remède aux difficultés de la plupart des mariages n’est pas le divorce, mais le repentir. La première étape n’est pas la séparation, mais le changement de conduite. On cherche des poux à l’autre, mais c’est soi-même qu’il faut regarder d’abord. Si on accuse l’autre, ça ira de mal en pis.

Des couples regardent en arrière, refusant d’abandonner les bagages du comportement passé sur le bord de la route. Il faut savoir pardonner.

Un bon couple n’exige pas un homme parfait ou une femme parfaite, il exige seulement deux êtres qui s’engagent à faire des efforts ensemble vers la perfection. Cela demande beaucoup de générosité et d’humilité.

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La vieillesse

Nous vivons dans une société où la culture de la réussite est dominante. Le handicapé, le vieillard, le pauvre nous gênent et nous emmerdent. Seul ce qui est beau, ce qui est fort et ce qui est « compétitif » est intéressant. Le reste ne compte pas, tous ceux qui ne sont pas performants sont mis au rebut, on refuse l’échec et la faiblesse. C’est la raison pour laquelle nous tombons de très haut face à la vieillesse ou la maladie.


Soyez pétants de vie !

Il faut accepter de vieillir, alors la vie devient superbe.

Bien vieillir, c’est vivre sa vieillesse dans le présent de chaque jour. La relation à l’autre change. L’ancien prend du poids et de l’autorité, il regarde les événements avec un certain dépouillement. Parce qu’il va à l’essentiel.

Il y a aussi une grande beauté à vieillir. Devant le large fleuve de la vie qui jamais ne s’arrête, le vieil homme s’émerveille et atteste de la beauté.

Ayez joie à vieillir. Sans être étincelant jusqu’au bout, on peut faire entendre des choses belles avec les cordes qui nous restent. Chère vieille corde de sol. La dernière, la plus grave. Corde de la patience courageuse, de la sagesse, de la bonté, des appels à Dieu. Que de belles notes peuvent jaillir d’elle !

Debout, les ancêtres ! Marchez. Ne courez pas, ce n’est plus le temps. Mais bougez-vous. Sortez par tous les temps. Couvrez-vous, simplement…

« Avec le manteau de l’Amour », nous recommande saint Paul.

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Face à la mort

Dans cinquante ans, on dit qu’en France la moitié des bébés d’aujourd’hui seront centenaires. Notre culture fait reculer la mort, mais nous ne devons pas vivre en croyant que nous l’éliminerons de nos vies. Autant en être conscient que d’avaler un jour son bulletin de naissance en s’apercevant trop tard de la brièveté de sa vie : « Merde, il fallait mourir, je ne m’en étais pas rendu compte ! »

S’il y a une chose qui ne nous rate pas, c’est la mort. On ne peut « rater sa mort », ni y échapper en s’aveuglant. Pascal disait que s’étourdir c’est courir vers le précipice en refusant de l’apercevoir. 

La mort nous arrache à nos projets, nous montre combien nous n’étions pas « indispensables ». La mort nous arrache à nos rêves. Et pourtant, nous devons continuer jusqu’au bout à rêver.

Mais ce qui est insupportable, c’est la mort de l’autre…

C’est un terrible moment, quand son amour s’en va, quand son ami s’en va. Où est-il, où est-elle ? C’est une question que l’on se pose quand on est au bord du cercueil et que l’on imagine celui ou celle qu’on a aimé(e). Dans mon travail d’éducateur, j’ai vu une soixantaine de mes jeunes disparaître de mort violente. C’est toujours terrible de se dire qu’ils étaient faits pour aimer, pour être aimés.

C’est un grand mystère que d’accompagner celui ou celle qui part vers la Lumière, en plein brouillard, en pleine jeunesse. C’est un écartèlement. C’est une route inconnue aussi. Parce que c’est être là, toute affaire cessante. C’est bousiller son emploi du temps. Même si son entourage ne comprend pas toujours.

C’est aussi la grâce déchirante d’avoir les pieds sur terre, alors qu’il faut se mettre dans les pas vacillants de celui qui, doucement, s’en va. Et s’appuie désespérément sur vos épaules qui ne doivent pas s’affaisser.

 

Leur dire : « Je t’aime »

On fait le deuil du défunt, mais on fait le deuil d’une relation souvent non accomplie. Pourquoi savons-nous si mal dire à nos proches l’amour que nous leur portons ? Celui ou celle qui s’en va a tant besoin de communion intime avec ses proches. Souvent on n’ose pas leur dire : « Je t’aime. » Les proches restent à un mètre du lit de l’agonisant ou même n’entrent pas dans la chambre. Pire, ils parlent devant le corps apparemment inconscient, en oubliant que l’être qui est en train de mourir entend tout. Ne dire alors que des paroles d’amour.

Plus on est attaché à celui ou celle qui va mourir, plus on refuse sa mort. Il est difficile de veiller l’agonie d’un être cher.

 

La communion avec les disparus

Une réconciliation peut se faire après la mort. Nous pouvons nous adresser à nos disparus, ils nous répondront par d’autres moyens que par la parole.

À chaque messe que je fais, je propose à l’assistance de penser à quelqu’un de très cher pour se rappeler ce qu’il avait de bon, et de citer à haute voix son prénom. J’ai parfois entendu des églises résonner magnifiquement de tous ces prénoms de disparus. Des dizaines de prénoms lancés…

Au sujet des disparus, un grand mystique soufi a dit : « Quand vous nous chercherez, cherchez-nous dans la joie car nous sommes les habitants du monde de la joie. »

Nous pouvons dire la même chose, nous, chrétiens. Si nous croyons vraiment que l’autre est parti en Dieu, il est dans la joie de Dieu.

Je dis souvent à des personnes qui vivent difficilement un deuil, notamment d’un enfant : « Il est dans l’Amour et, tous les soirs, il te fait un petit bisou sur le front. » Je crois à la proximité des êtres chers qui nous ont quittés. C’est la communion des saints. Et c’est bien beau.

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La souffrance spirituelle

De nombreux croyants m’écrivent pour me dire qu’ils sont dans les ténèbres. C’est dans ces moments qu’il faut prier le plus.

Certains me disent qu’ils souffrent tant qu’ils n’ont plus envie de prier.

Dans ces moments, dites au Seigneur avec humilité que vous souffrez et que vous Lui offrez votre maladie et votre brouillard.

C’est une prière superbe.

Qui ne connaît pas l’angoisse et le désespoir ? Le Christ lui-même n’a-t-il pas dit à son père sur la croix : « Mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ? » Le Fils de Dieu a dit cela. Alors, a fortiori, nous pouvons l’exprimer aussi. Mais par la suite, nous pouvons nous reprendre : « Non, c’était un mauvais moment. Tu es là, même dans le brouillard. »

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Donner un sens à la souffrance

Mais nous voilà revenus au problème posé dans l’introduction et sur lequel nous butons sans cesse : pourquoi la souffrance existe-t-elle ? A-t-elle un sens ?

Cette question est essentielle dans le parcours du souffrant car, si la raison en était connue, nous pourrions mieux supporter la douleur.

Une partie des souffrances est explicable par l’action humaine : violences, exclusion, dureté de la société, égoïsmes, cupidité, etc. Nous pouvons affirmer que nous sommes responsables d’un bon nombre de nos propres malheurs. Mais que dire du petit garçon rongé par un cancer ou de la fille handicapée de naissance, qui ont mal nuit et jour ? Et les centaines de milliers de morts du tsunami en 2004 ? Et les victimes du tremblement de terre dans les Abruzzes en Italie, début 2009 ? Et récemment les 228 morts de l’accident de l’Airbus ? Comment expliquer cela ? Les écritures restent silencieuses là-dessus. Nous sommes devant un mystère insondable.

Au point parfois de douter de Dieu. Certains même, devant une trop grande souffrance, perdent la foi. Comme le remarquait Albert Camus : « Ce n’est pas la souffrance de l’enfant qui est révoltante en elle-même, mais le fait que cette souffrance ne soit pas justifiée. La souffrance use l’espoir et la foi. »

Dieu n’est pas méchant. Si Dieu créait la souffrance, Il serait un pourri. L’origine de la souffrance est un mystère. Il faut partir d’elle pour aller vers Dieu. Nous élever par rapport à la souffrance.

Toute souffrance sert à quelque chose. Il faut que tu l’acceptes, que tu la portes. Et Dieu, mystérieusement, te donnera les réponses. À tous les hommes, Il indique le Christ. Car comme l’a dit si bellement Paul Claudel : « Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance, Il n’est pas venu l’expliquer, mais Il est venu la remplir de Sa présence. »


De l’espérance à la résurrection

Donner un sens, une espérance à sa vie est le lot du chrétien. C’est dire que le Christ est là. Oui, il est là.

Oui, notre vie brisée et nos blessures sont transformées en une vie nouvelle et inattendue. Sachez que la résurrection qu’on connaîtra tous puisqu’on se retrouvera là-haut, cette résurrection commence sur terre.

Alors brisé, OK. Mais vaincu, jamais !

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Sur le site internet de l'éditeur :

« Il n'y a rien de plus grand que l'amour » : c’est pourquoi Guy Gilbert, riche de milliers de rencontres, de confessions, de témoignages, a souhaité donner ici quelques conseils.

Les êtres chers ont certes leur place : l’importance du couple, la vie à deux et l’intimité, les rapports avec les enfants, la famille, les amis sont abordés en profondeur. Mais également les relations avec les autres : voisins, collègues, étrangers, inconnus, victimes et « perdants »… car chacun mérite notre attention. Sans qu’on s’oublie soi-même, car tout commence par le respect et l’estime de soi.

Oser l’amour : n’est-ce pas le secret d’une vie pleine de bonheur et de sens ?

Un livre contenant bon nombre de conseils pratiques, fruits d’une longue expérience au service des autres, conseils empreints de beaucoup d’intelligence des situations, de psychologie et de foi.
- des récits d’histoires vécues mettant en scène diverses problématiques
- des conseils pour faire face à ces situations
- des encadrés avec des extraits de textes de sagesse
- une bibliographie des meilleurs ouvrages sur la question

http://www.philippe-rey.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=124

 

Dans un monde de plus en plus dur, où tant de personnes sont isolées, comment faire face à la souffrance ? Comment la supporter au quotidien ?

Guy Gilbert, sans cesse confronté à cette question, s'efforce ici d'accompagner chacun face aux nombreuses douleurs de la vie : la pauvreté, la solitude, la maladie, le handicap, les malaises de l’adolescence, les peines amoureuses, le divorce, la perte d’un être cher, la vieillesse…

Il offre de précieux conseils pour affronter et soulager la souffrance - la nôtre mais aussi celle des autres.
Un livre contenant bon nombre de conseils pratiques, fruits d’une longue expérience au service des autres, conseils empreints de beaucoup d’intelligence des situations, de psychologie et de foi.
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- une bibliographie des meilleurs ouvrages sur la question

 

http://www.philippe-rey.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=125

 

Lien vers la page de www.guygilbert.net avec les livres de 2008 :

 

 

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