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A LOURDES, AVEC LE PAPE LE 14 AOUT 2004... 

1er texte (écrit en juillet cette année)

2ème texte sur "la magie de Lourdes"

3ème texte :  PETITS MIRACLES A LOURDES(compte-rendu)

4ème texte :  Le pape et les athlètes

5ème texte : Fioretti de Lourdes

Avec mon équipe

© Servizio Fotografico de 'L'O.R." 00120 CITTA DEL VATICANO

© Servizio Fotografico de 'L'O.R." 00120 CITTA DEL VATICANO

© Servizio Fotografico de 'L'O.R." 00120 CITTA DEL VATICANO

AUTRES PHOTOS   (© Jean-YvesLarbanet)  :

Bisou  à notre sainte dinosaure...

Avec mon équipe

Avec le Cardinal Etchegarray

Avec mon équipe

Avec Monseigneur Gaillot

Devant la grotte avec Monseigneur Renato BOCCARDO.

 

Bénir les flics, c'est très bandant !...

Etre béni, cela repose !...

Bénédiction sur le passage clouté...

La soutane et le blouson noir...

 

Bénir, bénir... Ah ! ma tendinite !...

 

 

Une caméra me surprend...

Un évêque dans les bars...

Avec les soeurs dans la rue...

"A LOURDES AVEC LE PAPE" (extrait de la page du site "Le mot du mois") 

Au Parc des Princes, en 1981, il a sauté d’un bond les gros sacs où  des milliers de jeunes avaient écrit leur affection. Sa voix de bronze, sonore et prenante, emplissait le stade. Aujourd’hui, il est souvent inaudible et bave parfois dans les micros. Et il fonce à Lourdes.

Un tel destin est rare dans l’Église. Sinon unique. Les papes vieillissaient ou, malades, se terraient au Vatican. Ne filtraient que les rituels “état stationnaire” ou “le pape va mieux” propres aux chefs d’état qui agonisaient à l’abri des médias.

Jean-Paul a accepté que ces derniers zooment son visage de souffrance. Il s’en va vers la fin de sa vie avec l’image rayonnante de celui qui n’a pas peur d’offrir en spectacle la maladie qui l’habite physiquement. Il semble avoir gardé toute sa lucidité.

Quel autre lieu que Lourdes pour vivre la dimension mystique de la souffrance !

Le Pape vivra quelques heures au milieu des malades. En communion avec eux.

Il n’a pas à faire de discours. Sa seule présence suffit, l’Église entière communie avec tous les souffrants du monde.

Je veux rester en dehors de la bataille pour savoir s’il doit démissionner ou pas. Gloser là-dessus est du temps perdu.

Quand on sait qu’un vieillard comme Jean XXIII est arrivé à la tête de l’Église pour y mettre le feu de Vatican 2, en 5 ans de papauté, cela balaie tous les pronostics possibles et c’est fort réjouissant.

On demande tout à un pape. En oubliant que c’est aussi un homme avec son histoire qui doit godiller entre toutes les sensibilités de l’Église et la prendre à bras le corps, comme elle est, pour la conduire au plus haut. Rarement par temps clair, souvent au milieu des tempêtes.

Jean-Paul III ouvrira d’autres portes, d’autres horizons. J’en ai la certitude.

En attendant, Jean-Paul Il, athlète olympique de l’Église, termine son parcours en fauteuil roulant. Sa retraite, il l’aura bien gagnée. Pas sur cette Terre. Mais les nombreux prêtres vieillissants, qui vont jusqu’au bout de la route, que font-ils de mieux ou de plus que le Pape ?

Oui, j’irai avec joie à Lourdes avec mon équipe. Pas pour voir Jean-Paul. Mais pour communier avec l’immense cohorte des malades qui est le plus beau fleuron de ce lieu marial.  

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"LA MAGIE DE LOURDES" (paru dans "La Croix" et dans le  livre de Guy GILBERT aux Editions Stock "Ma religion, c'est l'Amour" en novembre 2001 ; reproduit ici avec leur aimable autorisation)

    Il est 2 heures du matin. L’esplanade est vide. Une vingtaine de personnes prient devant la grotte de Massabielle.

    Ferveur absolue. Plus de bruit. Plus d’interminables files d’attente pour toucher ce rocher, le caresser, le baiser. Un oiseau nocturne hulule, trouant un instant le recueillement intense bercé par le bruissement du Gave tout proche.

    Des dizaines de millions de personnes ont transité dans ce haut lieu.

    Le soir, à la procession aux flambeaux, je m’étais retiré de la foule pour la contempler. « Quel poids de souffrance elle porte! » me disais-je. À Lourdes, on vient pour offrir son propre poids de souffrance et celles de ses proches.

    C’est de là que d’innombrables cartes postales partiront, par tout l’univers, avec cette seule mention: "J’ai prié pour toi." On vient y chercher des grâces et remercier pour celles reçues. Les murs des églises superposées, tapissés d’ex-voto, du plus humble au plus riche, en sont les témoins.

    Mais ce qui troue les yeux, bouleverse les coeurs, ce sont les souffrants, les handicapés. ils ont la première place, la meilleure place. Qu’ils sont loin, les handicapés rencontrés au hasard des trottoirs des villes et qu’on frôle sans les voir!

    À Lourdes, ils rendent la Croix visible. La splendeur du mystère de l’Homme-Dieu, venu donner sur terre tout son sens à la souffrance humaine, passe par eux.

    Des jeunes du Nord, ayant passé cinq jours à brancarder des malades, n’arrêtaient pas de me dire, la nuit dans un bar, leur joie d’avoir donné leurs vacances à de grands handicapés. Et pour­tant qu’est-ce qu’ils en ont bavé! « Quand je serai vieux, je souhaite moi aussi être aimé », disait l’un. L’autre n’en finissait pas de me parler de son pote gravement handicapé qui n’avait plus qu’un seul doigt valide pour désigner les lettres formant les mots qu’il ne pouvait plus dire.

    Jeunes habitués des boites du samedi soir, ils découvraient l’urgence de se livrer à un univers de souffrances qu’ils n’avaient jamais pu imaginer auparavant!

    Ils en seront marqués à vie.

    La magie de Lourdes, c’est bien ça. Un peuple de pauvres qui rejoint une pauvresse, Bernadette, visitée par une dame éblouissante qui lui a simplement dit: « Je suis l’immaculée Conception. Venez prier."

    Il y a juste quarante ans, séminariste, je partais de chez moi à pied pour rejoindre Marie à Lourdes. Avec un quignon de pain, un fruit et du fromage. Les cinq cents kilomètres de marche vers Marie ont été un éblouissement. Je rentrais de la guerre d’Algérie et voulais dire merci à Marie.

    Avec le diocèse de Paris, en TGV quatre décennies plus tard, ce ne fut pas le même émerveille­ment. Mais toujours la même démarche d'aller à la grotte de Massabielle pour dire à la Mère de l’Église que mon chemin de souffrances est dans le coeur d’un peuple de loubards que je porte en moi, au nom de l’Église.

"PETITS MIRACLES A LOURDES" (15 août 2004)

Déambulant dans les rues de Lourdes, je tombe sur un ancien loubard, Steph. Ravi de le retrouver 22 ans après et ne le reconnaissant pas de prime abord, on s’est attablé autour d’un verre. Les souvenirs affluent… Il me rappelle en passant, et en souriant, le vol  du portefeuille de mon adjointe Gaby. D’un seul coup, il me quitte. Un  quart d’heure après, il revient et me tend  100 euros : « J’ai volé à ton équipière 600 francs à l’époque ; je te les rends avec les intérêts ». Petit miracle quand je sais le nombre de jeunes loubards, ayant plongé discrètement dans nos sacoches respectives et me révélant leurs larcins en riant, des années après, comptant sur une amnistie miséricordieuse…

Reconnaître mille et un visages dans ce haut lieu marial est source de joie et d’action de grâces : un ancien éducateur devenu prêtre, une fille paumée, aujourd’hui religieuse, d’innombrables visages amis, dont certains perdus de vue depuis des décennies.

Mais le plus beau des miracles fut l’audience privée avec Jean-Paul II . J’avais l’espoir secret  de lui faire rencontrer mon équipe. Un prélat ami, Renato Boccardo, à permis ce moment aussi intense que bref.

David, si loin de l’Eglise, a été très impressionné par le regard intense de notre vieux pape : « Il semblait regarder à l’intérieur de moi ».

Jean-Yves : « Ce rêve que je croyais irréalisable est réalisé. J’avais devant moi un bloc de souffrances qui irradiait. Le pape donne tout de lui-même, à tout instant. Exemple si rare d’une vie jetée sans recours au service de son peuple ».

Les larmes de son épouse Claire après la visite disaient plus que des phrases son émotion et sa joie. « Cet événement me portera longtemps » ajouta-t-elle.

Pierre : « cette rencontre m’a donné une sacrée force qui me dynamisera au quotidien pour le service des autres ».

Colette, ma secrétaire, elle aussi soulevée par l’intensité du moment m’a confié : « Dans son regard ferme et doux, j’ai lu la puissance de sa présence, malgré sa faiblesse extrême ».

Le miracle permanent de la présence de notre vieux pasteur, je peux le traduire par cette dernière image. En prière à la grotte de Massabielle, deux prêtres venant d’Ecône s’agenouillent auprès de moi. L’un deux me demande de le bénir.

  La Vierge Marie nous a donné la grâce d’un lieu de rencontre. Notre pape, qui L’aime tant, a, lui, celle de nous y réunir  pour nous unir.

 

Guy GILBERT dans un bar de Lourdes – nuit du 15 au 16 août 2004

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"LE PAPE ET LES ATHLETES" (23 août 2004)

(extrait de la page du site "Le mot du mois") 


L’exposition des muscles triomphants à Athènes se juxtapose avec l’effrayante extinction des moyens physiques de notre pape.
D’un côté, les athlètes vont jusqu’au bout de leurs forces physiques pour accrocher autour de leur cou le but suprême : une médaille.
Jean-Paul II n’a, lui, qu’une force spirituelle géante à offrir malgré un délabrement si obstinément exposé. La seule médaille qu’il emportera de Lourdes, c’est son discours d’athlète de la
liberté : “Soyez des hommes et des femmes libres”.

Le sportif dans l’exercice de son sport extrême tient compte du moindre détail : la chaleur de l’eau, le type de combinaison ou la position de départ qui lui fera supplanter son adversaire pour quelques centièmes de seconde.
Notre pape, dans la logique évangélique, ne fait pas de détail. A nous d’être libres d’en faire.
Le Christ n’en a pas fait en nous donnant, par exemple, ce précepte: “Aime ton ennemi”.
De même pour le respect de la vie, de toute vie, Jean-Paul II martèle : “La vie est sacrée”. Toute décision humaine d’y mettre un terme peut être, en conséquence, sacrilège.

L’athlète a des repères précis, intouchables. Sa vie sportive en dépendra.
Notre pasteur suprême identifie les repères avec une force que sa faiblesse physique exalte. Ce sont les siens puisés dans l’évangile. Sa fonction l’exige à un moment de notre histoire où les sociétés les perdent ou les brouillent.
La parole de Dieu donnée pour le monde au nom du Christ est une parole d’amour et de vie. “Aimez-vous. Faites tout les uns pour les autres”.

Les JO. ont une autre logique destructive : “Les uns contre les autres”. Le meilleur triomphe contre le perdant, quitte à prendre le risque de tricher pour vaincre.
“La société de compétition c’est, à terme, la société du suicide” dit bellement le biologiste Albert Jacquard.
Le fric et la gloire nationale empuantissent les jeux. Avec le risque, là aussi, de passer sournoisement un relais destructeur aux milliards d’humains scotchés devant leur télé. Notamment aux jeunes.

Remettre l’Homme au coeur de la société est urgentissime.
Accorder la première place à l’être humain dans toute son intégrité et sa liberté doit être notre combat prioritaire.

Merci à notre pape, “Athlète de Dieu” d’en être un des héros au coeur de nos sociétés déboussolées ou aveuglées par des systèmes mortifères.

Le miracle de Jean-Paul II, à Lourdes et bien ailleurs, c’est son audience de plus en plus grande.

Rien n’est perdu si nous devenons, à notre tour, “les combattants de la liberté” en relayant la parole papale. Paradoxalement aussi puissante dans le fond qu’inaudible par sa forme.

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"FIORETTI DE LOURDES" (2 septembre 2004)

 

A chaque rassemblement où notre pape nous convie, je fonce. Je grimpe " en Église " un peu plus à chaque rencontre.

Voir Jean-Paul II n’était pas mon but, en allant àLourdes.

Il a cependant reçu sept de mes équipiers. Et cette rencontre a été pour nous une grâce.

Mais quelle tâche pour moi, mes aïeux !

- J’ai passé dix heures par jour à bénir.

Les malades d’abord, les jeunes, les vieux, les couples, les enfants… et même de nombreux Belges !

Médailles et chapelets fleurissaient des mains d’adultes ou des menottes de chérubins pour une bénédiction.

J’ai remercié le Seigneur d’avoir une tendinite au bras gauche… Quel boulot, en effet, avec ma main droite !

- Chouettes et inédites, ces mains tendues des pèlerins malades pour un geste de bénédiction. Ils étaient les " rois " de Lourdes comme ils ne l’ont jamais été.

Notre pape bien-aimé si lourdement handicapé y était pour quelque chose.

- Je retiens parmi d’autres deux belles petites histoires que je vous confie.

Je bénis, à sa demande, une ancienne de 99 ans en fin de vie. Elle me murmure ceci : " J’étais bibliothécaire dans ma paroisse. Mon curé aperçoit un jour un de vos livres et me dit ‘Je ne veux pas de cet auteur-là à la bibliothèque. Il est grossier. Enlevez-le ‘. Je le cache seulement. Et j’offre un peu plus tard à mon curé un de vos livres.

Il me recommande alors de les acheter tous. Sans commentaires…

Je m’approche d’une ancienne apparemment grabataire. Je la bénis et elle se lève d’un seul coup. Stupéfait, je lui décoche " : " Ne me dis pas que c’est un miracle ! " " Non, me rétorque-t-elle, c’est la seule position qui, parfois, me détend ". Ouf ! J’ai eu chaud !

Un miracle… et j’ai 24 heures non stop par jour de bénédictions à donner !!

Après avoir béni chaque malade, je m’amusais à leur recommander de ne pas dépasser le 50 km/ heure sur l’esplanade. Des sourires radieux répondaient à mon humour-citoyen.

- Une nuit, je tente d’aller à la grotte, fermée exceptionnellement durant la venue du pape. Un CRS me dit " non ". L’autre me dit " oui " en me tendant un chapelet à bénir. Personne à la grotte, sauf Monseigneur Renato Boccardo, le directeur des voyages du pape, en prières avec un groupe de jeunes.

Main dans la main avec l’évêque et ses jeunes, nous prions. Prière d’action de grâces puisque c’est lui qui m’a permis de rencontrer Jean-Paul II. Je le vois encore, Renato, au début du premier des multiples barrages policiers nous interdisant tout accès à 200 mètres de là où réside le pape. Un impérieux " Ce sont mes amis " dit par l’évêque nous a permis de passer sans laissez-passer, sans cartes d’identité. Cela m’a rappelé le jour où j’ai été reçu au Vatican, il y a quinze ans. Le supérieur du séminaire français où j’animais la retraite des séminaristes de Rome m’avait accompagné, craignant que mon look loubard m’interdise toute entrée au Vatican, malgré mon laissez-passer.

Le garde suisse, en effet, malgré le col romain du Supérieur et mon permis d’entrée ne voulait pas m’ouvrir la porte. Celle-ci s’entrouvre et laisse passer un cardinal africain qui, me reconnaissant, m’embrasse et me parle avec affection. Le garde suisse, interloqué, m’ouvre enfin le passage avec la mine de celui qui pense : " Le pape, décidément, reçoit n’importe qui ".

Autre barrage après la messe célébrée avec Jean-Paul II. Toujours il y a quinze ans. Le secrétaire du pape, Stanislas, me recommande trois fois de garder mon aube, après la messe, pour un court entretien avec le pape. Ces trois mots " Restez comme ça " sont sans appel.

A Lourdes, Monseigneur Renato Boccardo me recommande le contraire, quinze ans après : " Reste avec ton blouson noir. Mets seulement un col romain ".

Le pape a donc vu mes deux looks. Donc, mes deux combats : vivre en Église et vivre avec les loubards.

C’est quarante ans après que je peux dire que le conseil éclairé de Monseigneur Duval, achevêque d’Alger, je l’ai mis en acte :

" Un pied dans l’Église. Un pied dans la rue. Gardez bien les deux pieds là où ils sont ".

- Un mot chaleureux, adressé aux commerçants de Lourdes, n’est pas inutile. Ils se sentent mal aimés. Plusieurs me l’ont dit. Ils sont déchirés par le fait de vendre leurs pieux articles et la " caverne de voleurs " dont on les gratifie. Moi le premier.

Effectivement, l’enceinte sacrée des apparitions ceinturée par ces rues qui sont livrées au domaine de Mamont semblent entacher le sanctuaire. N’empêche que j’ai acheté exceptionnellement quelques bondieuseries pour réjouir des anciennes, malades. Le chapelet que m’a offert le pape est passé, à mon retour, dans les mains d’un vieil ami, accidenté et miraculeusement sorti d’une terrible collision, avec une seule jambe fracturée.

N’empêche que je garde le souvenir inoubliable d’un commerçant me voyant, assis sur le trottoir avant le passage du pape. Il m’invite avec mon équipe à monter sur sa terrasse avec vue imprenable sur la papa mobile et son impressionnant cortège.

Le dernier jour de ce court et fabuleux pèlerinage (le plus beau après les dizaines d’autres dans ce lieu béni fréquenté depuis l’âge de quinze ans), je tombe sur un séminariste, Vincent. Diacre, il cherchait à assister à une Eucharistie.

Avec mon équipe il a pu, avec nous, rendre grâces dans le sous-sol de notre hôtel improvisé chapelle.

Dire merci au Seigneur d’avoir eu une telle Mère, Marie, était la seule chose prioritaire et nécessaire après ces trois jours de grâces.

Lourdes irradiait une atmosphère unique, faite de méditation, de silence et de prières.

Marie a choisi ce lieu unique pour La rencontrer.

Notre pape nous y a réunis pour nous unir autour de son Fils.

J’ai rencontré un Lourdes magique. Puissent les 300.000 pèlerins emporter l'ultime message de notre pape bien-aimé : "Soyez des hommes et des femmes libres".

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