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"L'EVANGILE SELON SAINT LOUBARD"

(avant-dernier livre de Guy GILBERT paru fin octobre 2003) :

1        -  Extraits du livre (cités avec l’aimable autorisation de l’éditeur Philippe Rey)  
2   -  Table des  matières du livre  
3   -  "Saint Loubard frappe encore" (article de presse)
4   -  Extrait de "Terre du Ciel"  (article de presse)

 

Pour ce livre, Guy GILBERT a reçu le prix "Spiritualités d'aujourd'hui 2004"

COUVERTURE (recto) : Photo de F.Girou/Photopqr/Ouest-France

 

COUVERTURE (verso) :  

Pour une lecture plus facile du verso de cette couverture, cliquez ici

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Présentation de l'éditeur Philippe Rey, sur le verso de la couverture :

 

« N’oubliez pas le criminel qui se repent sur la croix. Le dernier regard du Christ est pour lui : un regard extraordinaire!

Le fameux Bon Larron se convertit, et le Seigneur lui dit qu’il sera dans le Royaume de Dieu, dès ce soir. De tous les personnages de l’évangile, il est le seul à qui le Christ a promis le paradis. C’était un criminel. Il est devenu un saint.

L’amour du Christ va vers nos frères et soeurs qui souffrent. Il nous oblige à les rencontrer, à les soutenir, à les aimer. »

  C’est la figure du Bon Larron, le  «  saint loubard » du Golgotha, qui a permis à Guy Gilbert une autre lecture de l’évangile, celle qui considère que le Christ est du côté des perdants. Porté par la certitude que tout être humain, quels que soient ses actes, garde en lui, intacte, une  « part de cristal », il a pu exercer depuis quarante ans son sacerdoce au coeur d’un monde d’une violence inouïe, qui laisse généralement peu de place à l’espoir.

Guy Gilbert porte un regard personnel sur l’humanité. En commentant dans ce livre plus de soixante-dix extraits des récits de la vie du Christ, il nous fait pénétrer au coeur de son expérience spirituelle, et prendre conscience de la richesse, de la saisissante actualité de l’évangile.

  Prêtre-éducateur, Guy Gilbert est l’auteur d’une vingtaine de livres dont les plus connus sont « Un prêtre chez les loubards », « La rue est mon Église » et « Ma religion, c’est l’Amour ».  

 

Article paru dans "Famille Chrétienne" N°1359 du 30 janvier 2004 (page 42) ; scanné et reproduit ci-dessous avec l'aimable autorisation de la rédaction.

 

SELECTION

Cette sélection, arbitraire comme toute sélection, résulte de la relecture finale du manuscrit, avec Guy GILBERT, deux de ses adjoints, sa secrétaire et l’éditeur.

 

Elle reprend les passages sur lesquels j’ai « flashé ». Bien entendu, de nombreux autres morceaux auraient mérité d’être retenus.

 

Elle n’a pour seul objectif que de donner un petit aperçu du ton général de l’ouvrage.

 

                            JY

 

1  -  LIRE LA BIBLE : UNE GRACE

2  -  LE SIGNE DE LA CROIX

3  -  ANNONCER LA BONNE NOUVELLE

4  -  QUE TON OUI SOIT OUI ET QUE TON NON SOIT NON

5  -  ETRE UN GRAND SERVITEUR

6  -  LE PARDON-KAMIKAZE 

7  -  LA VERITE NOUS RENDRA LIBRES

8  -  LE MARIAGE

9  -  LE SERVITEUR INUTILE

10 - LES DERNIERS ET LES PREMIERS

11 - BLESSE, BRISE MAIS VAINCU JAMAIS !

12 - LA BEAUTE SAUVERA LE MONDE

13 - NOEL, FETE DE LA LUMIERE

14 - DIEU EST AMOUR

15 - CETTE GENERATION DEMANDE UN SIGNE

16 - DES SAINTS AU PARADIS

17 - CROIRE A L’IMPOSSIBLE

18 - JEUNEZ ET PRIEZ : LE CAREME

19 - LA CONFIANCE ET L’HUMILITE

20 – LE SACREMENT DE L’ORDRE

21 - L’EUCHARISTIE

22 - MON PLUS BEAU NOEL

23 - L’ESPRIT-SAINT

24 - VIDEZ VOS POUBELLES       

25 - RIEN DE CE QUI EST EXTERIEUR N’EST IMPUR

26 - AUMONE, PRIERE, JEÛNE   

27 - LA MISERICORDE (Diana et Teresa)

 

 

 

LIRE LA BIBLE : UNE GRACE

 

(…) La parole de la Bible nous invite au don de soi. La parole de Dieu engage au partage. Jésus a fait des gestes. J’admire beaucoup plus les gestes du Christ que ses paroles. Quand il parlait, le peuple était émerveillé. Ses mots transperçaient le cœur des gens, telle une épée d’amour. Il avait une parole d’or. Les disciples l’ont transcrite. Les yeux du Christ et son regard les fascinaient. Il voyait le plus profond de leur âme. Quand je lis l’évangile, j’imagine facilement ses yeux d’amour. Ses oreilles étaient de cristal. Il écoutait chacun avec la même attention(…)

 

 

(…) L’évangile s’adresse à la vie de chacun de nous. Évitez de le lire dans un lieu public. Il est préférable de choisir le silence et la solitude afin que la chaleur intérieure du livre produise ses effets. La parole de Dieu nous fait entrer en relation personnelle avec Celui qui nous l’a offerte. Lire la Bible, c’est parler à mon Dieu. Sa parole est vivante et nous vivifie. Elle nous illumine et nous purifie. Lisez la Bible avec la dignité que vous manifestez devant l’hostie. Si, à la messe, un morceau d’hostie tombe par terre, vous vous empresserez de le ramasser, car c’est un trésor. Attachez la même importance à chaque miette de ce que vous lirez dans la Bible.

Lisons la Bible comme un jeune homme lit la lettre de sa bien-aimée ou comme une jeune fille lit la lettre de son bien-aimé. Ayez la grâce de croire que la Bible est écrite pour vous (…)

 

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LE SIGNE DE LA CROIX

 

(…) On se retrouve toujours en se renonçant. Le chrétien a un secret invincible, c’est l’amour. Pour cela il faut qu’il déblaie dans sa vie tout ce qui n’est pas essentiel : dur chemin, combat de tous les jours. La croix lumineuse est au bout de la route (…)

 

 

(…) Nous savons, nous chrétiens, que la souffrance que nous assumons nous pouvons l’offrir aux autres. C’est le mystère de la communion des saints. J’y crois absolument. Quand parfois, alors que je n’en peux plus, je sens une force nouvelle m’envahir, je me dis : « C’est sans doute un malade qui m’offre sa souffrance, ou une contemplative qui dans le silence de sa cellule supplie le Seigneur de me porter (…)

 

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ANNONCER LA BONNE NOUVELLE

 

(…) Une des communications les plus grandes de la foi est le Saint-Sacrement quand il est exposé et que nous l’adorons. C’est un ­formidable dialogue d’amour où nous nous taisons. C’est une démarche fantastique où nous prions Dieu en silence. Mais ensemble (…)

 

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 QUE TON OUI SOIT OUI ET QUE TON NON SOIT NON

(…) Souvent notre problème est de répondre oui alors que nous pensons non. C’est une de nos déchirures intérieures. Nous ne savons pas dire non. C’est frustrant et particulièrement dévalorisant. Ce type d’hésitation, le fait de dire le contraire de ce que l’on pense lors d’une décision, mène pourtant à une impasse.

Cela provoque en nous un décrochage, un décalage constant qui peut finir par nous désarticuler. Un oui ou un non ferme voulu et consenti, net, nous fait goûter le fruit de l’esprit qu’est la joie. C’est exercer le discernement. (…)

  (…) Ce que nous ressentons dans notre négation expose nos limites et nos faiblesses. C’est toujours bon pour l’autre, car on évite ainsi de le mettre en accusation. Exprimer ses besoins et ses désirs sans crainte d’être jugé ou rejeté n’est jamais mauvais. Ce qui est toxique pour nous-même et pour les autres est l’incapacité à se dire et se décider par peur du mépris ou de la colère de l’autre (…)

 

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ETRE UN GRAND SERVITEUR

Grand serviteur ou petit chef

 

(…) Pour être serviteur, il faut être pauvre soi-même. Nous avons besoin de directeurs d’usines, de managers, et de cadres pour organiser les activités économiques, c’est entendu. Il faut qu’ils soient d’abord serviteurs, c’est à eux que je m’adresse en priorité. Vous qui allez rejoindre votre bureau, soyez le serviteur de vos employés. Cessez d’être des chefs, petits ou grands, flambeurs ou arrogants, regardant à peine ceux qui bossent pour vous (…)

 

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LE PARDON-KAMIKAZE :

(…) Par mon métier d’éducateur, je suis posté « à côté » du bourreau alors que je suis « du côté » de la victime. C’est le signe paradoxal qui me lie à la victime et au bourreau. C’est la part la plus dure de mon métier. C’est aussi la plus belle mission de mon rôle d’éducateur et de prêtre. C’est précisément là que se rejoignent mes deux missions. Belles et difficiles !

« À côté » ne signifie pas « du côté ». Tel est le défi de tous les éducateurs spécialisés. Je voudrais bien être à côté de la victime sans cesse, mais je ne le peux pas parce que mon boulot est d’essayer de secourir celui qui est bourreau, de l’aider à reprendre la route (…)

 

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LA VERITE NOUS RENDRA LIBRES

 

(…) Vous savez comment nous nous comportons : « Je vais lui balancer ses quatre vérités dans la gueule… » Si l’on pense que la vérité libère le foie, le gésier et la rate, cela ne libère pas nécessairement les organes de notre interlocuteur. Sous le coup de la colère il nous arrive de dire méchamment certaines choses. Ce n’est pas une façon appropriée de dire des vérités. Nous risquons de dépasser notre pensée et d’être injustes. Je crois qu’il y a des moments meilleurs que d’autres pour dire des vérités aux autres. Nous pouvons tomber au pire moment où l’autre n’est pas en capacité d’encaisser. Il n’écoutera pas. Dans un moment comme celui-ci, la vérité fait beaucoup plus de mal que de bien. Nous pouvons blesser et commettre des ravages difficiles à réparer (…)

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LE MARIAGE

  Les divorcés, séparés, adultères

(…) Parlons un instant de la communion refusée aux divorcés remariés. Combien de fois ai-je dû entendre avant une messe des gens qui me disaient : « Monsieur l’abbé, l’Église ne me permet pas de communier parce que j’ai divorcé et me suis remarié. » Je réponds sans détour : « Communie, je n’ai pas à te juger ! » Je le fais discrètement, écartelé que je suis entre une loi d’Église et la souffrance des êtres (…)

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  LE SERVITEUR INUTILE

  (…) Plus vous grandissez dans la hiérarchie humaine, plus vous devez penser aux petits. J’observe que les chefs d’État, par exemple, se saluent et se font mille politesses. Vous voyez cela aux informations télévisées. Observez bien tous les sous-fifres qui les entourent au garde-à-vous, ils sont pour eux un simple décor. Le président ou le roi leur jettent à peine un regard. Si j’étais chef d’État, je saluerais vite l’invité : « Bonjour, comment va ta gonzesse, comment va ta fille ? » Et je foncerais saluer les dizaines de personnes qui nous attendent au garde-à-vous sous la pluie depuis des heures. En saluer une seulement avec la politesse que l’on réserve à ses hôtes de marque suffirait à montrer que les serviteurs sont aussi grands que leurs maîtres (…) .

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LES DERNIERS ET LES PREMIERS

(…) Nous avons mille et un visages de la vie des saints qui ne cherchaient pas la première place. Certains étaient caractériels, j’en suis sûr. Mais tous avaient cette constante de l’humilité. Padre Pio et mille autres renvoient, par leur visage et leur vie d’humilité, à un plus grand qu’eux. Les chrétiens se sont toujours émerveillés de cette sainteté qui passe d’abord par l’humilité, la plus élevée des vertus chrétiennes. Les saints sont des passeurs, des transmetteurs. Ils se sont effacés devant Dieu. De cette façon ils transpirent Dieu. C’est en s’effaçant devant Dieu qu’on le rayonne et qu’on le transparaît (…)

  (…) On ne jalouse jamais une personne humble. Nos contemporains cherchent trop souvent à abaisser leurs semblables. L’orgueilleux, le suffisant, celui qui cherche à écraser ses semblables se réjouit de l’échec des autres.

J’ai le souvenir d’un Calédonien qui me conduisait en voiture. Henry était ingénieur. Nous allions à une conférence. Son tas de ferraille était vraiment pourri. Alors je me posais des questions. Avec son salaire d’ingénieur il pouvait s’offrir une caisse décente, et même une belle bagnole. Elle était si déglinguée que j’avais du mal à retenir la portière dans les virages. Il m’a expliqué la solidarité que son couple avait choisi de vivre. Il avait dû bosser jeune pour se payer des études difficiles. Alors il préférait consacrer son argent aux études de ses enfants. Il gardait volontairement cette vieille voiture comme un signe. Il désirait partager simplement  (…)

(…) L’humilité est la plus grande des vertus. Demandons ses fruits innombrables dans un travail quotidien acharné. Dieu rentrera à flots en nous. À toi qui me lis, je te souhaite d’avoir ce visage rayonnant et humble de mère Teresa.

Demande chaque jour à Dieu : « Seigneur, rends-moi humble. » N’aie crainte ! Il t’aidera à être toi, au-delà de ce que tu peux désirer. Seulement toi. Pleinement toi (…)

 

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  BLESSE, BRISE MAIS VAINCU JAMAIS !

  (…) J’ai toujours eu en mémoire les gens qui ont subi les camps de concentration et qui en sont revenus. C’est la résistance suprême. Personne au monde ne peut prétendre aller plus loin que ces gens.

Ils mouraient de faim jour après jour, travaillant de façon surhumaine douze heures par jour à des tâches épouvantables. Ceux qui avaient une spiritualité chrétienne ou s’appuyaient sur les idéaux utopiques du communisme gardaient mieux le mental et l’énergie.

La résistance aux chocs concerne tout le monde, les plus démunis comme les plus riches. Le plus étonnant est d’ailleurs que les plus démunis ont en eux des ressources et des trésors que les nantis n’ont pas parce que, dès le début de leur vie, ils en ont bavé  (…)

 

 

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LA BEAUTE SAUVERA LE MONDE

Hasard ou création de Dieu ?

(…) Nous butons sans cesse sur cette interrogation, je le perçois à travers les multiples interpellations des gens qui de plus en plus souvent nient la création de Dieu, de l’homme et de la nature.

L’homme contemporain nie, mais son inquiétude est déjà une réponse. L’astrophysicien Hubert Reeves, athée, répondait à la question qui lui était posée sur l’origine de la création par cette phrase : « Lorsque j’écoute Mozart, je ne peux pas imaginer que cette musique soit le fruit du hasard. » (…)

 

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NOEL, FETE DE LA LUMIERE

  (…) Rien n’est perdu. Et même si nous devons nous retrouver une minorité à être des passeurs d’un mystère transcendant, nous serons lumières pour éclairer la route de nos enfants. Dans les ténèbres qui ceinturent nos vies, nous devons rester inébranlables pour que le monde ne perde pas pied. Le chrétien doit rester en place quoi qu’il lui en coûte. Dieu sera là pour l’y aider (…)

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DIE U EST AMOUR

(…) Au milieu de douze millions de musulmans algériens, Mgr Duval me parlait sans cesse de l’amour avec une vérité qui me vrillait le cœur. Je devine, depuis, l’amour de Dieu à travers les loubards que je recueille. Et Dieu m’aime à travers eux. Ces jeunes me font souvent souffrir. Mais je pense que ceux qui nous font beaucoup souffrir nous permettent aussi de progresser et nous aident à nous purifier. J’ai la certitude depuis que je suis devenu prêtre que ces jeunes loubards me sont confiés parce que Dieu ne veut pas la souffrance. Il ne souhaite pas la douleur, il ne désire pas la prison, il n’accepte pas la violence. Mais Il la permet et il peut se servir du mal qu’il n’a jamais voulu pour nous apporter un bien immense en portant avec nous notre croix. Les êtres qui nous font le plus souffrir dans notre vie sont mis sur notre chemin par Dieu pour nous faire progresser. Ils ne doivent pas nous faire régresser. Les loubards m’appellent à deviner Dieu dans leurs appels(...).

  (...) Ma priorité d’éducateur n’est pas mes loubards : ce sont mes vingt adjoints. Car en les poussant au cul et en leur insufflant l’amour (qu’ils soient athées, musulmans ou d’autres confessions), je sais qu’ils feront du bon boulot pour nos jeunes qui ont tant besoin d’eux (…)

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CETTE GENERATION DEMANDE UN SIGNE

(…) Dieu nous fait des signes sans cesse à condition que nous soyons des hommes et des femmes de prière. Comment voulez-vous qu’Il résiste à notre prière ? Comment voulez-vous que les parents résistent au regard du gosse qui leur demande de l’aide ? Admirez le regard merveilleux des enfants : la lumière, la beauté, la clarté. Nous devons être des enfants pour Dieu. Il ne résistera pas si nous avons un regard et un cœur purs. Dieu nous répondra et nous fera signe (…)

  (…) Demandez chaque matin que Dieu vous envoie des sourires et des signes. Vous verrez dans votre journée que Dieu vous enverra quelque chose : une personne viendra à votre rencontre, un événement, quelque chose se produira. Vous avez besoin d’une capacité de silence pour lire les signes de Dieu (…)

 

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DES SAINTS AU PARADIS

  Le premier canonisé

 

(…) La finalité de la vérité n’est pas de faire de la morale aux femmes et aux hommes de ce temps. La finalité de la vérité est de révéler à chacun d’eux, mal aimants, non aimants, mal aimés, qu’ils et elles sont capables d’amour. Quel allié extraordinaire nous avons puisque Dieu est l’amour même ! Sachons nous blottir contre le cœur de Dieu. Nous pouvons connaître Sa puissance d’amour par la prière. La prière est l’élan qui dit à tout moment à Dieu que nous L’aimons. Lui n’est qu’amour. Ce loubard sur la croix le reconnaît publiquement. Il reconnaît publiquement l’échec de sa vie. La justice humaine le cloue sur la croix. Le Christ le choisit et le canonise. Il est le premier canonisé de l’histoire (…)

 

(…) Des questions peuvent nous venir. La bonne vieille qui en déduisait qu’elle n’avait qu’à commettre un crime pour aller au paradis se plantait sévèrement dans son jugement ! Ce n’est pas parce qu’il avait tué que le Bon Larron est monté au paradis ! L’autre condamné disait aussi à Jésus : « Détache-toi, tu le peux. Et puis si tu es capable de faire des miracles, qu’est-ce que tu fiches ici ? » Alors qu’a donc fait le Bon Larron pour devenir un saint en si peu de temps ? Je crois que deux regards se sont rencontrés : celui du Christ et le sien. Ils avaient le temps, malgré les souffrances horribles qu’ils subissaient. Le regard du Christ devait être infiniment compatissant. Son cœur a immédiatement été touché par ce regard de pauvre. Malgré ces heures interminables de souffrance, une amitié extraordinaire, un attachement, une intimité se sont noués alors. En quelques instants, le Bon Larron a franchi toutes les étapes de la réconciliation. Habituellement, elles sont étalées sur une vie entière. Que fait-il dans ses derniers moments ? Il reconnaît que sa vie a été un échec monumental, il reconnaît toutes ses conneries. Il fait l’aveu de ses torts. Puis il demande pardon, il implore la miséricorde infinie de Dieu. Il répare. Sa réparation est sa croix. Il trouve la foi et il demande au Seigneur : « Emmène-moi dans ton paradis. » C’est le magnifique témoignage de tout mourant qui partage sa souffrance avec celle du Christ (…)

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CROIRE A L’IMPOSSIBLE

(…) C’est ainsi que nous pouvons nous faire accompagner d’un ange qui sans cesse contemple Dieu. Je me suis longtemps demandé pourquoi l’ange de l’enfant contemple Dieu. C’est tout simplement parce que l’ange n’a pas à se préoccuper de lui venir en aide. L’enfant est si pur que l’ange n’a rien à surveiller, alors il se tourne vers Dieu ! Ce sont nos impuretés d’adultes qui réclament toute l’attention de plusieurs anges sur nous. Ceux-ci n’ont plus le temps de se consacrer à la louange de Dieu. Ils veillent sur nous. Vous vous direz peut-être que c’est une démonstration un peu loubarde… Passons là-dessus (…)

 

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JEUNEZ ET PRIEZ : LE CAREME

 

(…) On ne jeûne pas pour maigrir mais pour alléger son corps et permettre à l’esprit de monter : notre but est l’élévation de l’âme. Nous cherchons à lutter contre la pesanteur du corps. Le Christ a fait quarante jours de jeûne(…) ..

 

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LA CONFIANCE ET L’HUMILITE

Dieu nous cherche

  (…) Dieu vient à moi. Mais il y a un problème : aujourd’hui, les hommes cherchent Dieu négativement. Ils me disent : « Si ton Dieu existait, il n’y aurait ni souffrances, ni maladies, ni violence… » C’est trop souvent de cette manière que les gens abordent la question de Dieu. Je ne parle pas de ceux qui ne croient pas en Dieu et l’insultent. Je leur dis : « Pourquoi insulter quelqu’un qui n’existe pas ? Soyez logique ! » (…)

  Veillons sur notre langue !

  (…) Combien de péchés commettons-nous chaque jour par la langue ? Un autre Père de l’Église, Agathon, avait passé trois ans avec des cailloux dans la bouche. Ne le confondez pas avec Démosthène qui se mettait, lui aussi, des cailloux dans la bouche afin de parler clairement et d’une voix de stentor à la mer en furie. Agathon a gardé trois ans des cailloux dans la bouche pour éviter de critiquer les autres. Il avait la langue trop bien pendue (…)

Cherche une qualité chez ton ennemi… !

 

(…) Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus disait que la vertu parfaite était l’amour. Pour elle c’était déceler la moindre des vertus de l’autre, y compris chez son ennemi. Je me souviens qu’un jour, en Provence, deux des jeunes dont nous avions la charge s’étaient battus. Ils s’attrapaient violemment assez souvent. Je les ai réunis tous les deux et j’ai demandé au premier : « Est-ce que ton copain a une qualité ? » Pris au dépourvu, il me répond : « Cette salope ? Cet enfoiré ? » Je repose la question : « Quelle est sa qualité ? » Il réfléchit et parvient à trouver une qualité à celui qu’il considérait comme son ennemi : « Euh ! Il travaille très bien. » J’ai fait la même chose auprès du second. « Quelle est la qualité de ton ennemi, s’il te plaît ? » Il cherche un peu et me dit : « Il me fait marrer, souvent, ça me détend. » Je leur ai dit qu’avec les deux qualités somptueuses qu’ils s’étaient découvertes, ils pourraient tout de même se réconcilier ! Comment voulez-vous qu’ils continuent à se taper dessus après avoir dévoilé le meilleur de l’autre ? À partir de là, ils sont devenus très copains.

Faites comme mes deux loubards. Cherchez la vertu de votre ennemi. Et vous verrez qu’il ne le sera plus pour longtemps  (…)

 

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LE SACREMENT DE L’ORDRE

 

(…) Ma vocation n’est pas d’abord de donner des sacrements ou de prêcher, c’est d’être en union avec Dieu pour donner l’amour. Bien sûr, ensuite c’est prêcher. Un prêtre qui ne parle pas d’amour, qui n’est pas empli d’amour, qui n’est pas lui-même sacrement de l’amour, ce prêtre n’est rien de plus qu’un fonctionnaire du culte. Il peut vous parler des plus hauts sommets de la théologie et du sexe des anges, son prêche ne vaut rien s’il n’est pas lui-même imbibé de l’amour de Dieu. Vous le sentirez dans chacun de ses mots. S’il ne sent pas l’amour, le prêtre a raté sa mission.

Celui qui vous parle avec sa tête et vous annonce l’évangile avec sa tronche passe à côté de l’essentiel. Il faut que le cœur du prêtre parle directement au cœur des gens. Vous reconnaîtrez facilement ce prêtre-là  (…)

 

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L’EUCHARISTIE

(…) Pour nous chrétiens catholiques, l’Eucharistie est le centre et le cœur de la vie chrétienne. Vous m’objecterez immédiatement que l’on peut être chrétien sans aller à la messe. Bien sûr, mais quelles forces et quelles grâces nous perdons en n’allant pas à l’épicentre de ce volcan d’amour qu’est l’Eucharistie ! (…)

  (…) L’Eucharistie est un banquet familial. On ne peut pas faire des Eucharisties bâclées. C’est une immense réunion de famille et, comme toute réunion de famille, elle se prépare. Regardez ces églises magnifiques, superbes. Le Christ peut descendre partout. En été, je fais l’Eucharistie dehors. Au milieu des marguerites, des chèvres et des kangourous. La plus belle des cathédrales n’est-elle pas la nature et son extrême magnificence ? C’est très beau, mais normalement l’Eucharistie se fait dans une église. Les chants, les orgues, c’est magnifique. La liturgie aussi. Quand je vois ces cages de béton, certaines de ces églises modernes épouvantables, je suis malade et je me demande comment on peut avoir enfermé le Christ dans de tels blocs de ciment (…)

 

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MON PLUS BEAU NOEL

  (…) Chaque année, je fête Noël en Provence avec toute mon équipe. Je célèbre la messe avec les anciennes du village, enchantées par les lamas et les chameaux réunis sous le porche de l’église. Nos jeunes restent avec nous parce qu’ils ont des familles disloquées. Chacun a un cadeau.

Un jeune m’a fait vivre mon plus beau Noël, en compagnie de douze éducateurs. Il était le seul jeune resté cette année-là, les autres avaient des familles plus unies que d’habitude. Celui qui restait, au moment où nous lui avons offert un cadeau autour de la cheminée, a dit, en pleurant : « C’est mon plus beau Noël. Dans les centres où j’étais avant, les éducateurs se battaient pour partir le plus tôt possible, ma famille ne voulait jamais de moi, et vous êtes douze pour moi tout seul ! » Ce Noël passé avec lui était un signe qui lui a dit que nous avions renoncé à nos familles humaines pour rester près de lui.

Que cet enfant-Jésus te permette de vivre l’impossible. Alors tu fêteras Noël dans la vérité et tu seras signe pour les autres (…)

 

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  L’ESPRIT-SAINT

  (…) Nos conseils : nous ne cessons de les proférer à tout le monde. Nous n’aimons pas pour autant en recevoir. Nous préférons les donner.

La force : nous la bûchons chaque jour.

La science nous épuise. Elle pousse chaque jour ses limites.

La piété et la crainte de Dieu me semblent quelque peu sous-évaluées à notre époque.

La sagesse, ce mélange de patience et de pertinence, nous fait découvrir les autres vertus (…)

 

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VIDEZ VOS POUBELLES

(…) J’ai beaucoup aimé l’expression de ce moine, après m’avoir confessé : « Guy, avec le pardon de Dieu, je t’offre la joie et la tendresse du Christ. » Au lieu de me dire de ne pas recommencer mes conneries, il m’a offert cette phrase de miséricorde (…)

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RIEN DE CE QUI EST EXTERIEUR N’EST IMPUR

  (…) Ce qui est extérieur ne rend pas impur. Ce qui est en dehors de l’homme et de la femme ne rend pas impur. Mais ce qui sort de l’homme et de la femme peut l’être.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Il s’agit du dedans et du cœur des humains. C’est du dedans que vient la vase. N’oubliez pas que l’évangile nous dit : « Là où est ton trésor, là est ton cœur. » Ton trésor n’est pas ta banque, tes chéquiers et ta carte de crédit. Tout cela est très utile, mais c’est seulement matériel ! Ce ne sont que des moyens. Cela devient très dangereux quand ils deviennent un but. L’argent, le paraître, la possession sont la vase du cœur humain. Voilà ce qui nous rend impurs.

Le Seigneur énumère tout ce qui sort de mauvais de nous : l’inconduite, manquer de fidélité à sa femme ou à son homme, casser cette fidélité magnifique… C’est difficile à observer, la fidélité (…)

 

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AUMONE, PRIERE, JEUNE

Vivre caché

  (…) Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus a vécu vingt-quatre ans. Elle est la patronne de tous les missionnaires du monde. Elle a vécu complètement oubliée. À son enterrement, il y avait trente personnes. Quand elle a été canonisée, il y en avait cinquante mille sur la place Saint-Pierre, alors qu’elle avait vécu cachée ! Elle disait que le plus petit geste d’amour que nous faisons change le monde.

Le mal que nous faisons abaisse le monde. Le bien que nous faisons élève le monde. Je crois à cela profondément. À chaque chose que je fais de bien, je dis : « Seigneur, le monde entier s’élève à travers ce petit geste. » Si chacun d’entre nous le croit, le monde n’est plus aussi putride et aussi moche que nous le pensons.

Quand tu fais l’aumône, fais-la délicatement. Quand à l’école tu aides un copain pour un devoir, fais-le sobrement. Inutile de dire que tu es le meilleur de la classe et que tu aides le pauvre idiot qui n’a rien compris. Agis discrètement, sans chercher à montrer à toute la classe que tu es un mec bien ou une fille remarquable. Le Seigneur aime bien ce qui n’est pas étalé. « Le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien. » (…)

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PRIEZ ENSEMBLE ET EN SILENCE

(…) Si nous prenons de l’espace pour Dieu, alors notre prière sera écoutée, nous aurons soif de prière, et nous serons dans la vie quotidienne des gens écoutants.

Nous transparaîtrons Dieu naturellement parce que nous serons dans un dialogue ininterrompu avec Lui. Nous serons avec Lui à travers les autres et dans tous les espaces que nous Lui donnerons. Dieu a un besoin infini de notre temps. Même si, dans Son éternité, Il se moque du temps (…)

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LA MISERICORDE (Diane et Teresa)

  (…) Prions pour l’œuvre prophétique de Teresa. Pauvre parmi les pauvres, c’est une œuvre bénie de Dieu, soyons-en sûrs. Elle a quitté son ordre pour en fonder un autre. Elle a travaillé au cœur des quartiers les plus pauvres. Elle avait découvert, un soir, une femme mourante dans les rues de Calcutta, ses pieds déjà dévorés par les rats. Elle a décidé non de lui donner à manger, mais de l’aider à mourir. Elle fonda, ainsi, un mouroir. Elle recueillait ceux et celles qui se trouvaient à l’article de la mort. Elle pansait leurs plaies et restait au côté de ceux qui n’avaient plus d’issue. On ne peut pas aller plus bas dans la misère humaine, et on ne peut pas aller plus haut dans l’amour humain. C’est un exemple extraordinaire de miséricorde (…)

 

 

 

TABLE DES MATIERES DES 360 PAGES :

1 - L'EVANGILE AU RAS DES PAQUERETTES

2 - Lumière de l’évangile

3 - Prêtres d’aujourd’hui, église de demain

4 - Jésus-Christ, un sacré mec

5 - Muscle ta spiritualité !

Introduction 7

Lire la Bible : une grâce   9

 

I

L’Évangile au ras des pâquerettes

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1. Vous êtes le sel de la terre        17

    Puiser dans le cœur de Dieu

2. Annoncer la bonne nouvelle    22

    Comment parlons-nous de notre foi ?

3. Que ton oui soit oui et que ton non soit non          31

    Une école de la charité

4. Être un grand serviteur   36

    Soyons des êtres d’écoute

5. Ne jugez pas          40

    Justice humaine, justice divine

6. Le pardon kamikaze   47

    Jusqu’où pouvons-nous pardonner ?

7. Ne vous faites pas remarquer 54

    Agir avec effacement et discrétion

8. La vérité nous rendra libres        57

    Comment dire la vérité ?

9. Le mariage     65

    Pour une Église de compassion

10. Le serviteur inutile       69

     Priez et agissez

11. La mob’ du vicaire 75

     Le Seigneur reconnaîtra les siens…

12. Les derniers et les premiers   77

     L’humilité aux différents âges de la vie

13. Blessé, brisé, mais vaincu, jamais !    85

     Du malheur à l’espérance

14. Le jugement dernier     92

     J’ai rencontré le Christ derrière les barreaux

15. Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir 99

     Soyez des fous dans ce monde

16. La beauté sauvera le monde    103

     Quels enfants laisserons-nous à notre planète ?

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II

Lumière de l’évangile

 

17.  L’invitation    115

     Bûchez à fond votre foi

18. Noël, fête de la lumière      119

     Autoroute de la consommation

     ou chemin escarpé vers l’étoile du berger ?

19. Dieu est Amour     126

     Le Seigneur fera des choses merveilleuses pour nous

20. Cette génération demande un signe      132

     Guetter le sourire de Dieu

21. Des saints au paradis      135

     Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et le Bon Larron

22. Croire à l’impossible      144

     Les miracles, tu y crois vraiment ?

23. La multiplication des pains 157

     Découvre le don que Dieu t’a offert

24. Dieu des vivants   162

     Soyez des lumières étincelantes

25. Le signe de la croix      167

     Le Seigneur nous porte

26. Jeûnez et priez : le carême   172

     Les cinq mystères lumineux de Marie

27. La confiance et l’humilité 181

     Deux trésors inépuisables

28. La brebis perdue et retrouvée 187

     Le Christ est du côté des perdants

29. Ceux qui ont besoin d’un médecin      190

     Aimer ceux qui souffrent

30. Les Béatitudes      194

     Les religions sont-elles porteuses de fanatisme ?

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III

Prêtres d’aujourd’hui, église de demain

 

31. Le sacrement de l’ordre     203

    Une histoire de fidélité

32.  L’Eucharistie 209

     Trésor de l’Église

33. La prédication      218

     Le Christ envoie ses disciples

34. Allez dans le monde entier     221

     Les prêtres, hommes de Dieu, hommes pour tous

35. Le célibat des prêtres      228

     Une magnifique histoire d’amour malgré certaines dérives

36. Être femme dans l’église    238

     Honni soit qui mal y pense

37. Rendez donc à César ce qui est à César                

      Le Christ a t-il un programme politique ?   244

38. Les disciples 251

     Jésus a choisi des faibles

 

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IV

Jésus-Christ, un sacré mec

 

39. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom      257

     L’Église renaît

40. Le cœur de Jésus 262

     Un cœur humain, aimant et libre

41. L’humanité du Christ 267

     Seigneur, donne-moi ton regard

42. Qui dit-on que je suis ?      276

     Le mystère insondable de l’amour chrétien

43. On était frappé par son enseignement      279

     Franc-parler ou langue de bois ?

44. Jésus et la loi       283

     La règle est faite pour l’homme

45. Le Christ nu 288

     À Noël, un enfant vient nous rendre la vie impossible

46. Jésus-Christ est un rebelle    293

     Quelle est notre capacité de révolte ?

 

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V

Muscle ta spiritualité !

 

47. Notre Père      303

     « Seigneur, apprends-nous à prier »

48. L’Esprit-Saint      311

     Magicien de l’amour

49. Enfer, purgatoire et paradis   318

     Y crois-tu ?

50. Videz vos poubelles 326

    Le sacrement de réconciliation, un sacrement de joie

51. Des phrases qui élèvent et parfois sauvent 334

     À l’écoute de l’Esprit-Saint

52. Aumône, prière, jeûne      338

     En cœur à cœur avec Dieu

53. Marie 342

     Pour une guérison intérieure

54. Rien de ce qui est extérieur n’est impur      346

    Purifions notre regard

55. Priez ensemble et en silence 350

     Venez à l’écart

56. La miséricorde      354

     Le plus beau nom de l’amour de Dieu

 

Épilogue : Tu quitteras ton père et ta mère      360

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TERRE DU CIEL d'Avril-Mai 2004 (scanné avec l'aimable autorisation de la rédaction)

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