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RENCONTRE AVEC BENOIT XVI

Pendant le camp de ski, visite-éclair au Vatican, à la demande des garde-suisses.

Ces 3 jours avec les serviteurs du pape ont été un régal. Je n’étais pas venu pour voir Benoît XVI en priorité, mais pour voir ceux qui le servent depuis 500 ans…

Comme le serviteur est plus grand que son maître, c’était un honneur pour moi de partager la vie de ceux qui protègent notre pape.

Mais ils m’ont permis avec une grande délicatesse d’avoir un entretien avec leur patron le 17 janvier.

Benoît XVI me demande ce que je vis en Eglise.

Je lui précise mon apostolat au service des jeunes marginalisés mais il avait dit à des amis qu'il avait lu il y a 20 ans "un prêtre chez les loubards".

 

J’emporte son sourire rayonnant. C’est toujours une joie de voir son patron et de se réchauffer dans le cœur de l’Eglise qu’il représente

 

GARDES SUISSES ET BENOIT XVI : 

 

Il avance lentement.

Sa démarche est souple.

Les mains se tendent. Gosses, ados, adultes, vieillards veulent toucher le vieil homme.

Sa bague trop large lui est parfois retirée. Mais toujours rendue.

Propulsé sur le siège de Pierre à un âge déjà avancé et passer du rôle de penseur théologien durant des décennies à cette foule qui le presse est pour lui totalement nouveau.

Il s'essaie à cet exercice avec le regard timide et étonné de quelqu'un qui ne s'habituera jamais. Et c'est bien ainsi.

La fragilité de l'homme Joseph transcende l'autorité suprême de Benoît, vicaire du Christ.

Il salue chaque groupe avec affection. Les yeux brillants de fraternité, il nous lit quelques feuillets de méditation dans plusieurs langues.

L'enseignement est simple, court et nourrissant.

L'audience n'est pas longue, alternant chants, ovations et silence absolu.

Il descend alors vers nous.

Mon blouson noir ne l'inquiète pas. Il s'enquiert de mon ministère qu'il doit connaître ayant lu il y a 20 ans « un prêtre chez les loubards ». Je lui offre mon dernier livre. « Je lis peu » me confie-t-il. Ses yeux s'illuminent de joie quand je salue sa présence dans la mosquée bleue d'Istanbul.

Il me presse la main longuement et repart lentement, entouré de ses gardes suisses. Je demande à Georges, son secrétaire playboy, quelques chapelets qu'il s'empresse de m'offrir.

Ce sont ces fameux gardes suisses qui m'ont reçu au Vatican.

J'ai pu me baigner dans la vie de ces gardes du corps pacifiques qui veillent avec passion sur le pape.

L'un me confie qu'il est frappé par les côtés « sombres » de l'Eglise.

L'autre, Grégoire, m'avoue que sa foi vacillante est « renforcée » par la présence universelle de l'Eglise.

Les tâches de ces jeunes sont dures. Les horaires des innombrables réceptions officielles laissent peu de temps libre à ces soldats du pape, passionnés par leur tâche.

Le colonel de la garde m'invite à visiter les jardins du Vatican. Rêve d'enfance accompli. Mettre mes pas dans ceux de nombreux papes, foulant des allées où ils ont médité longuement sur les tempêtes et la mer calme où vogue l'immense vaisseau ecclésial est joie secrète.

Mes pas arpentent les rues de Paris. Portés par l'Eglise que je sers, ils me semblent plus légers.

Chacun de nos pas fait avancer l'Eglise.

La chapelle où le pape aimait célébrer secrètement.

 

Avec quelques gardes suisses...

 

Avec le Colonel, chef des gardes suisses

 

Avec les cuisinières des gardes suisses

 

L'armurerie pour défendre le pape en cas d'attaque.

 

Dans les jardins du Vatican où le pape se balade tous les jours.

 

Avec le Cardinal Etchégaray

 

 

Avec le Cardinal théologien du pape

 

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