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40 ANS DE SACERDOCE
(Week-end du 30 et 31 juillet 2005 à "Faucon")
1 - Annonce de l'événement (lettres circulaires de décembre 2004 et juin 2005)
2 - Veille de la fête (le samedi soir 30 juillet)
3 - Messe des 40 ans de sacerdoce le dimanche matin (photos)
4 - Quelques photos du dimanche après-midi et soir
5 - Compte-rendu / BILAN dans la lettre semestrielle de Noël Suivant => voir le point 1 à la page de cette lettre
6 - Evocation dans la lettre semestrielle N°77 un an après, l'été 2006
1 - Annonce de l'événement (lettres circulaires de décembre 2004 et juin 2005) :
Lettre circulaire de décembre 2004 :
"Je
fête tous les 5 ans, à Faucon, le souvenir de mon ordination sacerdotale,
Moment
intense pour me souvenir que le 3 Juillet 1965 j’étais appelé
Dans
ce chemin escarpé, fait de méandres contrastés, j’ai tenté de
Je
fêterai donc avec les chrétiens catholiques, protestants et orthodoxes,
Lettre circulaire de juin 2005 :
"Un message à transmettre… un messager à oublier"
Fête
du 30 et 31 Juillet à Faucon
Je fêterai les 30 et 31 Juillet à Faucon mes 40 ans de sacerdoce.
Messe à 10h30 le dimanche matin, 31 Juillet, présidée par Mgr Barbarin,
cardinal archevêque de Lyon, et l’évêque de Cahors Monseigneur Turini, sur
la prairie de Faucon avec ma famille et mes amis, venus de France, d’Europe et
d’ailleurs.
Un
message à transmettre
Faucon
a été une superbe aventure.
D’abord pour des centaines de jeunes dont personne ne voulait.
Ensuite, pour de nombreux jeunes adultes qui ont vécu cette aventure à mes côtés.
Grâce
à mes équipiers
Sans mes équipiers (ères) venus de plus de dix pays pour donner quelques années
de leur vie, rien n’aurait pu se faire. En n’oubliant pas les centaines de
stagiaires qui sont venus nous aider et porter l’expérience chez eux.
L’hommage à rendre, c’est pour eux et elles d’abord. Je ne suis que le
messager qui a tenté de vivre des idéaux et de les partager avec mes équipiers,
passionnés par une tâche éducative rude et belle.
Le message est passé et perdure bellement. Je suis dans l’admiration, à
chaque fois que je passe cinq jours par mois à la Bergerie, de voir combien des
jeunes adultes de toutes cultures et de toutes confessions transmettent le
flambeau que j’ai allumé en 1974, avec l’achat de la ruine de Faucon.
Grâce
aux « Veilleurs »
Je suis dynamisé par les innombrables amis et donateurs que j’appelle
« Veilleurs » et qui ont, par leur partage et leurs gestes de
solidarité, maintenu en vie une association que l’État finance toujours
chichement.
Grâce
aux habitants des deux villages
Je
suis heureux surtout que les deux villages de Rougon (5 kms) et Le Palud (7 kms)
aient eu, d’années en années, un regard de fraternité et de protection vis-à-vis
de nos jeunes et de mes équipiers.
Je pourrais vous raconter mille et une anecdotes qui vous réjouiraient sur
l’attitude des habitants de cette Terre de Haute-Provence. Combien de fois,
par exemple, un jeune en fugue de notre lieu de vie a été pris en stop par des
villageois qui, après un verre et un bel échange au bar du coin, nous ont
ramené le fugueur qui a repris la route avec nous.
Grâce aux anciens tout proches
Quinze couples d’anciens se sont installés autour de Faucon. Ils sont
les pionniers et les témoins d’un passé qui grandit. Ils fortifient par leur
proximité une Histoire si dynamisante, si enracinée et… si fragile à la
fois.
Grâce à l’Église
Merci à l’Église qui m’a fait confiance. Elle n’a rien à voir
directement par rapport au dynamisme de Faucon et elle a tout à voir à la
fois.
Les évêques de Digne et les prêtres alentour m’ont témoigné un
sollicitude sans faille.
Laisser un prêtre vivre ce que j’ai vécu depuis 40 ans n’est pas
ordinaire. L’Église m’a fait confiance. J’ai tenté de lui rendre
confiance pour confiance. Elle a accepté mon charisme peu ordinaire, je
l’avoue. Et, qui plus est, elle l’a fortifié par son regard bienveillant et
chaleureux.
Oublier le messager
Cette fête de mes 40 ans de sacerdoce ne doit pas être valorisante
pour moi.
Simplement, les nombreux amis qui viendront sont le signe de mon sacerdoce
universel. J’ai rencontré des personnes innombrables. Je n’ai jamais tenté
de leur imposer, en quoi que ce soit, le christianisme qui est ma force.
La plupart sont restés musulmans, bouddhistes, athées, agnostiques. Mais notre
mutuel combat nous a enrichis chacun et tous dans notre foi personnelle et notre
sens de l’Homme.
Quelques équipiers catholiques, en n’oubliant pas les protestants, ont
toujours été la lumière qui a entretenu ma foi.
Alors, oubliez-moi.
Que j’ai tenté d’être un pont entre les humains, soit.
Mais le message est tellement plus grand que le messager !
Le messager passera. Il vieillit. La relève se fera.
Puisse Faucon rester avec ses idéaux à base de respect, de confiance en
l’autre, de responsabilité, de liberté, d’amour gratuit jeté au service
des plus délaissés de mes frères et sœurs.
C’est là le seul sens que je veux donner à cette fête.
Dieu en est le Cœur. L’Eucharistie la magnifiera.
La présence de tous ceux et celles qui viendront, parfois de loin, nous réchauffer
par leur amitié témoignera de la grandeur d’une œuvre petite mais
rayonnante par le feu qu’elle a transmis.
Ce ne sont pas les religions qui nous unissent d’abord, c’est notre humanité.
2 - Veille de la fête (le samedi soir 30 juillet) : © Jean-YvesLarbanet
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Au fond, les gens pendant la messe. |
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| Jean-Claude
Giannada animait la messe...
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Avec l'évêque de Cahors... |
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3 - Messe des 40 ans de sacerdoce le dimanche matin (photos) :
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| Avec sa famille.
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Avec Mgr Philippe
Barbarin, archevêque de Lyon...
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Le séminariste Philippe lit l'Evangile |
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| Baptême d'un petit-neveu... | |
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| Yvonne,
103 (cent trois) ans depuis 2 jours...
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1ère communion d'un petit... |
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Une femme lui offre une photo de l'église de Blida dans laquelle il célébrait il y a 40 ans...
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Avec sa famille... |
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4 - Quelques photos du dimanche après-midi et du soir...© Jean-YvesLarbanet
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Avec un groupe d'handicapés :
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Avec Jacky, le préfet des Hautes-Alpes qui a fait le grand honneur de sa visite...
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Ecouter les membres de sa famille, également... |
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| Interview télévisée avec des jeunes de mon équipe... | |
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... et la journée se poursuit en musique au bal du village voisin pour la fête de Rougon... |
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6 - Evocation dans la lettre semestrielle N°77 un an après, l'été 2006 :
Le 31 juillet dernier, 500 personnes participaient à mes 40 ans de sacerdoce en face de Faucon.
La foule s’était massée sur un talus à quelques mètres de la Bergerie. Cette langue de terre surélevée était le fruit des innombrables brouettes que des centaines de jeunes avaient véhiculées pour y décharger les déblais de la ruine acquise en avril 1974.
Et je me souvenais de ce lointain jour d’avril 32 ans en arrière. Face à ce tas de pierres juste acheté, nous étions 6 : 5 jeunes paumés et moi-même.
Nous contemplions ce mas en ruines envahi de ronces et de couleuvres.
Nous rêvions tout haut de ce qui naîtrait de ces pierres.
Un jeune sorti de tôle et qui était géomètre nous demande de dessiner nos rêves. Je voulais en priorité une tour provençale pour y nicher des pigeons paons. Symbole pour moi essentiel face aux dossiers de justice de mes jeunes. Leur expression « je suis noir comme un corbeau » nécessitait un signe fort. Voir 32 ans après, le magnifique envol d’une centaine de pigeons blancs planant sur la propriété est pour moi le rêve réalisé.
La maquette faite par le géomètre est à Paris dans notre permanence.
Je la regarde souvent. Elle est signe d’une aventure hors norme, « Faucon », devenue une entreprise classique, sans l’avoir un seul instant pressenti ni désiré.
Entreprise qui garde intacts les grands principes de management avec une originalité certaine laissant la place primordiale à l’humain et surtout ne comportant aucune notion de rentabilité (...)
(...)Une image très forte m’est restée de la messe célébrée avec le Cardinal Philippe Barbarin et Monseigneur Norbert Turini, quelques prêtres et la foule des amis, sur ce fameux talus face à Faucon.
A l’Offertoire, 7 chrétiens présentaient à la foule le pain qui allait être consacré.
Au même moment, 7 autres personnes, non catholiques, présentaient chacune le même type de pain qui n’allait pas être consacré, mais donné à la foule de ceux, non catholiques, qui ne pouvaient ou ne voulaient pas communier.
Voir un musulman, un juif, un bouddhiste, un protestant, un orthodoxe, un athée et un agnostique offrir aux mains tendues ce pain de l’amitié et du partage, après la communion des catholiques, a ému profondément l’assistance.
Ce signe de l’universel, je veux toujours le vivre et le faire vivre. La richesse de l’entreprise de Faucon, offerte aux 4 vents des religions, des cultures et des multiples sensibilités spirituelles des êtres qui l’ont bâtie, m’est apparue fulgurante dans le geste des pains offerts.
Comment enfin oublierai-je cette phrase prémonitoire d’un des 5 jeunes qui, en avril 1974, comme je l’écrivais plus haut, contemplant avec ses 4 copains « Faucon » juste acheté, répondait à ma question : « Comment allons-nous faire pour reconstruire ? ».
« Guy, tu nous as toujours dit que «Ton» Dieu aimait les plus pauvres. Laisse Le faire. Il se démerdera bien pour que la baraque dont on rêve, on l’habite un jour ».
Ils l’habitent… et comment !
Parce qu’ils en sont les fondateurs et le cœur. (...) => lire toute cette lettre semestrielle de juin 2006
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