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PRESENTATION DE L'ASSOCIATION "PERE GUY GILBERT - BERGERIE DE FAUCON" :

 

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Plaquette de la visite de "Faucon" : cliquez ici

Association régie par la loi du 1er juillet 1901 inscrite au registre des associations de Castellane au N°151 le 10 mai 1977
Association déclarée de bienfaisance par arrêté préfectoral N° 2000309 du 14 février 2000
Association agréée lieu de vie par le Conseil Général des Alpes de Haute-Provence le 5 novembre 2001
N° Siret : 429 084 171 00017     Code APE : 913 E        CCP : 437629 P Paris

 

1 Présentation de l'association par GUY GILBERT lui-même
2 Présentation de "Faucon" par les Editions Stock
3 -  Le point sur la Bergerie de "Faucon"  : 
L'ACTUALITE : =>  NOS BESOINS ACTUELS (extrait de la circulaire N°84 de décembre 2009)
Archives : 
NOS BESOINS ACTUELS (extrait de la circulaire N°83 de juin 2009)
NOS BESOINS ACTUELS  (extrait de la circulaire N°82 de décembre 2008)
FINANCES VUES PAR CHARLES   (extrait de la circulaire 82 de décembre 2008)
NOS BESOINS ACTUELS (extrait de la circulaire N°81 de juin 2008)
FINANCES VUES PAR CHARLES  (extrait de la circulaire 81 de juin 2008)
NOS BESOINS ACTUELS (extrait de la circulaire N°80 de décembre 2007)
FINANCES VUES PAR CHARLES  (extrait de la circulaire 80 de décembre 2007)
NOS BESOINS ACTUELS (extrait de la circulaire N°79 de juin 2007)
FINANCES VUES PAR CHARLES  (extrait de la circulaire 79 juin 2007)
NOS BESOINS ACTUELS (extrait de la circulaire N°78 de décembre 2006)
FINANCES VUES PAR CHARLES  (extrait de la circulaire N°78 décembre 2006)
"FAUCON, UNE AVENTURE HORS-NORME ET... ... AUSSI UNE ENTREPRISE" (extrait de la circulaire semestrielle  N°77 de juin 2006)
L'INNOCENCE DES ANIMAUX (extrait de la circulaire N°77 de juin 2006)
NOS BESOINS ACTUELS (extrait de la circulaire N°77 de juin 2006)
FINANCES VUES PAR CHARLES  (extrait de la circulaire N°77 juin 2006)
"LA FETE DE MES 40 ANS DE SACERDOCE" (extrait de la circulaire semestrielle  N°76 de décembre 2005)
NOS BESOINS ACTUELS (extrait de la circulaire N°76 de décembre 2005)
FINANCES VUES PAR CHARLES  (extrait de la circulaire N°76 décembre 2005)
"UN MESSAGE A TRANSMETTRE... UN MESSAGER A OUBLIER" (extrait de la circulaire semestrielle  N°75 de juin 2005)
NOS BESOINS ACTUELS (extrait de la circulaire N°75 de juin 2005)
FINANCES VUES PAR CHARLES  (extrait de la circulaire N°75 de juin 2005)
Aux veilleurs de Faucon (extrait de la circulaire de décembre 2004)
Nos besoins actuels (extrait de la circulaire de décembre 2004)
Finances vues par Charles, le grand argentier (extrait de la circulaire de décembre 2004)
Aux veilleurs de Faucon (extrait de la circulaire de juin 2004)
Nos besoins actuels (extrait de la circulaire de juin 2004)
Finances et administration vues par Charles (extrait de la circulaire de juin 2004)
Aux veilleurs de Faucon (extrait de la circulaire de décembre 2003)
Veilleurs de Faucon : merci d'être là (extrait de la circulaire de juin 2003)
Veilleurs : Faucon avance(extrait de la circulaire de décembre 2002)
Projets pour "Faucon" (extrait de la circulaire de juin 2002)
Projets pour "Faucon" (extrait de la circulaire de décembre 2001)
4 -  Le point sur le chalet de Guy GILBERT, à "Faucon" :

Archives : 
Enfin mes 25 mètres carrés de paix (extrait de la circulaire de décembre 2003)
Enfin, mon hâvre de paix(extrait de la circulaire de juin 2003)
Enfin, la maison de rêve (extrait de la circulaire de décembre 2002)
Maison de rêve  (extrait de la circulaire de juin 2002)
Mon chalet terminé" (extrait de la circulaire de décembre 2001)
Mon chalet toujours rêvé" (extrait de la circulaire de juin 2001)
 

5 - Les 2 photos-résumé 

(voir aussi la rubrique spécifique "PHOTOS DE FAUCON")

 

 

PRESENTATION DE L'ASSOCIATION PAR GUY GILBERT LUI-MEME :

"Je précise, d’emblée, que l’envergure de mon association tient aussi (et surtout) aux qualités de mon équipe qui jette toutes ses forces au service de la cause pour laquelle je me défonce.

Educateurs diplômés ou non, animaliers, administratifs et autres, tous sont une garde rapprochée pour moi, non seulement précieuse mais déterminante pour l’envergure et la pérennité  de l’aventure. Ils sont 20.

J’aime dire, et je me dois de rappeler à chaque fois que j’en ai l’occasion (à la radio, à la télé, en conférences et dans mes circulaires semestrielles) que sans mon équipe, je suis foutu.

Un édifice tient grâce à sa clé de voûte… Un corps est constitué de différents membres.

Toute l’équipe de l’association « Bergerie de Faucon » fait un travail de fond très large et pointu.

Même si j’ai fondé cette association et me suis farci les innombrables soucis liés à sa création en 1977, je ne suis pas aujourd’hui, presque 30 ans après, le gourou du secteur qui commande et même domine unilatéralement son périmètre.

Toutes les réunions d’équipe, très régulières, et l’assemblée générale annuelle ont toujours permis de recadrer l’ensemble au fur et à mesure et de déterminer les grandes orientations ; et là, l’avis et la voix de chacun comptent plus que tout pour faire vivre les idéaux et les impératifs très hauts de « Faucon ». Sans la clé de voûte, tout s’écroule. Si chaque pierre autour se barre, alors l’édifice s’écroule. Pour moi, l’équipe et son accompagnateur, c’est ça.

Une ruine achetée en 1974 à la demande de mes jeunes, et rebâtie en grande partie par eux, est devenue une superbe bâtisse provençale appelée Bergerie de Faucon.

La “Bergerie de Faucon” est un lieu d’accueil et de vie, dans les Alpes de Haute Provence, où les jeunes durant environ un an, avec l’aide d’éducateurs et d’éducatrices, essaient de découvrir leurs qualités et arrivent, éloignés de la ville, à les développer. Ils réussissent à exprimer après quelques mois leurs projets d’avenir. Cela peut durer plus d’un an.

A la Bergerie, ils vivent au maximum à 7, pas plus, afin de garder le caractère familial et chaleureux dont ils ont besoin.

Ils partagent entre eux tous les travaux à faire, domestiques, achats, petits élevages, jardinage, ateliers, menuiserie, etc Ils apprennent peu à peu à gérer leur “petit budget”.

Cette ruine que j’ ai achetée a été entièrement reconstruite par eux- Près de 250 jeunes en difficultés ont travaillé avec des professionnels et éducateurs. ils ont bâti la maison dans laquelle les jeunes que nous aidons vivent actuellement

C’est en voyant leur comportement hostile vis-à-vis de l’adulte, mais particulièrement sensible aux bêtes, que j’ai inventé avec eux la zoothérapie. C’est l’essentiel de cette étape éducative durant leur séjour à Faucon. 300 bêtes réparties en 29 espèces du lama à l’autruche en passant par les sangliers, les paons, les kangourous et les daims

Ce troupeau contrasté nécessite soins, élevage, nourriture et apprivoisement. Nos jeunes s’investissent dans les animaux à corps perdu. L’expérience, qui n’a pas vieilli d’un poil depuis 24 ans, nous indique que l’intégration sociale peut passer par la bête avec ce type de jeunes multirécidivistes.

Aucune formation n’est possible, au départ. en fonction de la détresse du jeune qui arrive. Il vivra en communauté, participera à tout travaillera, bougera ses muscles en apprivoisant les animaux dès les premières heures de son arrivée. Des cours de rattrapage, volontairement acceptés par eux, leur sont offerts.

L’harmonie essentielle retrouvée donne le départ pour des projets d’avenir. C’est la famille d’accueil qui agira quand le lieu de vie en Provence aura donné assez d’équilibre au jeune. Il faut en général, une bonne année pour passer à cette étape

La Bergerie de Faucon n’a pas d’autre but que de rassembler les morceaux épars d’un Jeune qui a connu prisons et multiples centres. Nous gardons ces jeunes environ un an, sauf exception. Ensuite, nous les rescolarisons ou nous les orientons vers une formation professionnelle. Ainsi i sont prêts à franchir ailleurs une nouvelle étape. Nous restons bien au-delà de la majorité avec eux avec la distance requise. En cas de pépins, on essaie de les aider à assumer les moments difficiles,(prisons... séparation du couple, récidive, drogue parfois, etc).Nous regrettons infiniment que de plus en plus de DDASS refusent tout financement pour le jeune adulte, alors qu’il n’est pas encore autonome.

LA FAMILLE D’ACCUEIL

Depuis 35 ans, j’ai “sélectionné” 50 familles d’accueil disséminées dans toute la France. Cette famille, en général, me demande d’accueillir un jeune pour diverses raisons. En ce domaine, Je me réserve des critères de choix qui sont des éléments de base importants pour que le jeune, qui sera accueilli dans la famille, puisse progresser.

Cette famille, je la préfère de classe moyenne avec des enfants en bas âge (l’adolescent risquerait de se laisser influencer par le nouvel arrivant). Un couple qui s’aime, sans heurts importants et ayant des relations sociales constructives.

La famille d’accueil aide le Jeune, le traite comme l’un des siens. Elle voit pour les études les apprentissages, les stages correspondant au désir du Jeune, ou la recherche de l’emploi souhaité.

Parcours du combattant, parfois. il faut des familles d’accueil, aimantes, fortes ,solides fidèles.

La famille d’accueil prolonge l’éducation commencée et collabore étroitement avec nous Le jeune nous écrit, revient nous voir, passe quelques jours de vacances sur les lieux où il a vécu en Provence, selon ses désirs et ses vacances scolaires.

Grâce à sa famille le jeune trouve souvent, à 18 ans, une profession et un studio. Souvent il reste dans la région où déjà il a pu tisser des liens avec la famille d’accueil. On engage avec lui, alors, son permis de conduire.

En conclusion, avec mes 12 coéquipiers répartis à Paris et dans la Bergerie, en liaison avec les familles d’accueil que je rencontre régulièrement, éducateur spécialisé, visiteur de prison, vivant avec ce peuple, je reste sur le terrain, proche d’eux, autant en Provence qu’à Paris, où je partage mon temps.

Je précise pour terminer que la plus dure de mes tâches, à l’heure actuelle, ce sont les anciens. Dès qu’il y a un coup dur, ils reviennent vers moi. Vous connaissez comme moi. l’énorme difficulté qu’ont les jeunes, à cause du chômage.

De plus, il faut dire qu’ils sont souvent très complexes et que les éducateurs de tous poils, lassés, ne veulent plus les revoir. lis savent mon côté jusqu’en boutiste. Du gars qui récidive en prison, à celui largué par sa femme du jour au lendemain et qui nous revient, c’est immédiatement une nouvelle prise en charge amicale et financière qui nous échoient Et c’est très dur parce qu’il n’y a pas d’autres sources financières que mes droits d’auteur et les donateurs. L’honneur de ma vie c’est de rester fidèle jusqu’au bout Sinon pour la plupart, c’est la prison ou une marginalité galopante qui les guette.

Notre tâche est immense parce que nous voulons aller jusqu’au bout des personnes. mais elle n’est pas solitaire. Tisser des liens avec nos jeunes et les aider à rencontrer des êtres qui ne les lâcheront pas. quoiqu’il arrive, est une superbe et difficile aventure. Les familles d’accueil font là un travail irremplaçable. Nous travaillons en solidarité avec de nombreux intervenants sociaux, le Ministère de la justice et les administrateurs de la DASS et de la PJ .

Nous ne sommes ni des modèles ni des des exemples .Mais nous savons le prix de ce jusqu’au boutisme face à des jeunes qui ont souvent été ballotés d’institutions en institutions.

On nous confie les pires. C’est notre choix et c’est l’honneur de notre profession".

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Extraits de la couverture verso de "DES LOUPS DANS LA BERGERIE", livre de Guy GILBERT spécifiquement consacré à l'expérience communautaire de "Faucon", coeur de son association (reproduit ici avec l'aimable autorisation des Editions Stock) :

"Après la rencontre avec Alain, le premier « paumé » de douze ans qu’il a recueilli il y a près d’un quart de siècle (et qui vient toujours le voir), la vocation de Guy s’accomplit. Il sait que les voies du Seigneur sont parfois bien étranges et que sa voie à lui passe par des endroits peu sûrs du XlXème arrondissement de Paris. bientôt lieu de sa permanence. Mais Paris, c’est aussi l’enfer du béton. Alors, il achète une ruine à Faucon, en Provence, dans les gorges du Verdon.

La Maison va se construire, grande, lumineuse. A Rougon, Guy Gilbert célèbre la messe et baptise, véritable curé de cette campagne où les « irrécupérables » se récupèrent et sont bien accueillis par les villageois. On cultive, on maçonne, on rythme l’année par des f~tes païennes et religieuses. Les « loups » sans repères découvrent à travers l’amour des animaux (sangliers, chiens, lamas, autruches, etc...) et grâce aux compagnons les règles élémentaires d’une société.

Des portraits terribles, émouvants, gais émaillent cette chronique d’une expérience éducative unique et, le livre refermé, demeurent en nous longtemps."

 

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"MON CHALET TOUJOURS REVE" (extrait de la circulaire semestrielle  N°67 de juin 2001)

"J'ai la maquette. C'est déjà ça. L'emplacement est fixé, après nombre d'hésitations. Le chalet se fera. Votre apport a été décisif, même si j'ai dû retirer une partie de la somme récoltée pour aider Faucon à vivre, Je la remettrai quand nous sortirons de l'ornière financière où nous sommes.

Il sera, un jour, mon rêve longuement caressé.

Un compagnon y habitera quand je serai ailleurs. Inutile d'en faire une résidence intouchable en mon absence. La mise en commun de tout est un des impératifs qui ont permis à Faucon de garder son élan depuis vingt-huit ans.

La Terre est le temps du partage. Notre passage ici-bas n'a pas d'autre signification."

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"MON CHALET TERMINE" (extrait de la circulaire semestrielle  N°68 de décembre 2001)  

 La ruine de « Faucon », achetée en mars 1974, a mis dix ans pour devenir une maison. Je vous passe les soucis, les moments très durs où l’argent manquait. Et puis la sortie inattendue et providentielle de « Un prêtre chez les loubards » amenait les capitaux nécessaires pour la construction défini­tive, et concrétisait le projet rêvé par les premiers jeunes qui m’avaient demandé de l’acheter.

En novembre 1983, je décidais d’y habiter, coûte que coûte, pour Noël. Mes jeunes me proposaient de rendre habitable l’endroit que j’avais choisi.

J’atterris à Marignane le 23 décembre 1983. Aussitôt, je saute sur les mecs et les filles qui m’accueillaient pour leur demander si ma piaule avait été faite. L’air penaud, ils me disent que « non». « On a trop de boulot, Guy. Y a les bêtes, les travaux», etc.

Furibard, je partage avec eux un repas rapide à Aix-en-Provence et je fonce à Faucon. Je voyais bien que les jeunes étaient perplexes devant mon silence et, plus que ça, désireux de me dire quelque chose.

On arrive à Faucon. Je n’ai pas le temps de sortir de ma voiture. Je me vois soulevé et emporté, tel un vieux sac, jusqu’à ma piaule. Illuminés, couverts de guirlandes, mes 20 m2 de solitude étaient scintillants grâce à leurs mains expertes, ravies de me faire la surprise.

Ce qu’ils avaient bossé pour que je sois le premier occupant de cette maison, avec ses seize pièces encore inachevées! J’avoue ne pas avoir pu retenir mes larmes.

Dix-huit ans après, je pense inaugurer, ce 24 décembre 2001, le chalet que vous m’avez offert. Sur une idée de mes adjoints, il y a deux ans, vous avez, très nombreux, participé à sa construction. Les fondations sont faites. L’endroit est idéal (à cent mètres de la Bergerie). A la limite, je n’en voulais plus. Ma petite piaule dans Faucon avait cumulé tant d’habitudes gu’il est toujours dur, pour un plus que sexagénaire, de quitter sa bauge dix-huit ans après.

Las! Tant d’amis sont venus, cette année, me demandant de voir l’objet de leurs dons, que j’ai capitulé. A Noël, j’habiterai le chalet de ce rêve que je pensais inatteignable.

— J’aurai la distance, d’abord. Ceinturé, bouffé sans cesse dans Fau­con, cent mètres ne sont pas inutiles pour prendre un peu de hauteur. Et puis, je pourrai y travailler. Ce qui était impossible dans ma chambre de Faucon.

— Une belle pièce, magnifiquement ensoleillée, me permettra de réunir, loin du bruit, mes équipiers.

Accueillir et héberger aussi, petits groupes, anciens ou familles pour un passage éclair.

Le reste du temps, quand je ne serai pas là, un de mes adjoints y résidera à plein temps.

Mon « pucier », dans une pièce minuscule au-dessus, sera le seul endroit intouchable où j’aurai loisir de contempler les étoiles. Avec un mini balcon poux siroter mon café à mon aurore habituelle.., vers treize heures.

— La chapelle, dédiée aux quatre grandes religions, tant rêvée et dont je vous avais parlé depuis des années, sera à la place de mon ancienne pièce. Sans aucun signe extérieur. Seul, le Saint-Sacrement sera enfoui dans un mur.

Chaque religion pourra y célébrer le Dieu qui est le sien. Le permis de construire, demandé pour une chapelle que je voulais oecuménique et au-delà, m’avait été refusé. Le maire, Jean-Pierre, avait, avec discernement. vu là un possible et lointain amalgame (pour certains) avec la secte locale du Mandarom dont les élucubrations mystiques et délirantes (à trente kilo­mètres) nous pétrifient par leur syncrétisme stupide et surtout mercantile.

Le vrai temple est et reste le coeur. Transmettre à nos jeunes en difficultés le sentiment qu’ils peuvent être aimés, et leur faire changer l’image détestable qu’ils ont d’eux-mêmes, est le vrai temple que nous avons a construire interminablement.

Les bêtes qu’ils aiment, un paysage superbe où ils se sentent bien et une équipe qui leur réinsuffle le désir de vivre sont, pour nous, le seul lieu constructible, sans permis.  

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"PROJETS POUR FAUCON" (extrait de la circulaire semestrielle  N°68 de décembre 2001)  

      Priorité à l’eau potable:

Je vous avais dit dans ma dernière lettre (« L 67 ») que l’eau potable. vitale pour notre communauté, ne pourra venir que de la Commune de La Palud-sur-Verdon, qui jouxte notre propriété. Le devis était, semble-t-il, de 100.000 francs. Il risque de doubler. Les travaux pour drainer l’eau seront faits sur plus d’un kilomètre et demi en pleine montagne.

Votre apport nous aidera à ne plus avoir de soucis de ce côté-là.

   J’envisage de construire une petite arène pour mener à bien la zoothérapie avec nos multiples animaux.  On pourra les dresser là avec, en plus, une petite tribune pour que l’équipe de Faucon et les visiteurs admirent les prestations de celui qui apprivoise chevaux, shetlands, chameaux ou autres bêtes aimées.

   L’enclos en bois des marcassins étant à refaire tous les deux ans, à cause de la terre qui s’effondre à chaque grosse pluie, on a commencé une petite tour en pierres et ses contreforts pour, enfin, solidifier bellement le parc de ces charmantes bestioles.

    Deux achats qu’on envisage

1) notre véhicule inestimable ZX break faiblit de plus en plus. Nous cherchons un véhicule de ce type.

2) une chenillette semble indispensable pour mille et un travaux dans la propriété (aux environs de 20.000 F.)

La remorque, si utile pour de nombreux travaux de la ferme, a été ache­tée grâce à vos soins.

Merci, tout simplement, d’ être là avec nous."

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"PROJETS POUR FAUCON" (extrait de la circulaire semestrielle  N°69 de juin 2002)  

  L’eau potable pour la Bergerie reste toujours prioritaire. La Commune de La Palud-sur-Verdon accepte de nous permettre d’envisager les travaux qui achemineront l’eau jusqu’à Faucon.

Mais 2 kilomètres de tuyaux à travers la montagne n’est pas une sinécure. Je vous avais parlé du devis de 100 000 francs. C’est 5 fois plus, à l’heure où je vous écris.

Vitale pour nous, cette eau potable ne peut venir que de La Palud.

Vos petites gouttes de partage permettront, un jour, d’avoir un jet d’eau claire, pure et de source. Merci d’être là pour cet élément essentiel pour nous.

 

· La petite tour et ses contreforts de pierres pour l’enclos des sangliers sont en voie d’achèvement. Bel ouvrage qui, enfin, solidifie définitivement un terrain escarpé.

 

· La chenillette pour ce travail difficile a pu être achetée, grâce à votre partage. Elle servira beaucoup.

 

Nous avons aussi acheté le véhicule indispensable à Faucon. Alléluia!

 

· L’arène pour mener à bien la zoothérapie avec nos multiples animaux est toujours en projet.

 

· Un petit parc pour des chèvres naines est à l’étude. Ces bestioles auront la nature immense environnante pour satisfaire leur gourmandise.

 

· Un couple superbe de paons blancs est arrivé. On attend 2 autres femelles. La roue du mâle est une splendeur. Que la nature est belle !

 

· Je pense — de façon plus lointaine — à une grande volière pour différents oiseaux. Plumages colorés et cris contrastés régaleront l’oeil et l’oreille de nos loubards, ils aiment beaucoup les oiseaux.

 

· On a trop de lamas. Si vous êtes acheteurs, on veut bien vous en céder quelques-uns. De belle lignée, ces ruminants mangent les herbes que les autres animaux refusent et ils ne touchent pas aux arbres. Ecologistes distingués. 

·VEILLEURS DE FAUCON, c’est à vous qu’on doit la beauté à travers l’infrastructure du parc des animaux.

À chaque fois que les nombreux visiteur s’émerveillent de la splen­deur du site et de notre propriété, c’est un hymne de reconnaissance qui monte vers vous, si nombreux, qui avez su être là pour que mes jeunes vivent dans ce qui est beau.

« La beauté fait grandir » l’être le plus déchu.

Vous êtes, par votre partage, au coeur de leur résurrection.

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"MAISON DE REVE" (extrait de la circulaire semestrielle  N°69 de juin 2002)  

 

L’inauguration du chalet que vous m’avez offert avec un coeur immense n’a pu être faite.

Le chalet a surgi de terre en février dernier. Mais, surdimensionné, cet ouvrage splendide ne peut être accepté par les autorités compétentes.

 

D’abord, j’avais omis de demander le permis de construire, croyant qu’il n’en fallait pas pour un chalet de bois. Première connerie!

La deuxième est que, dans le parc classé du Verdon, ce type d’habitat n’est pas toléré. La maison de style provençal est, seule, homologuée. J’aurais dû me renseigner.

J’ai déposé un permis de construire.

 

S’il est accepté, je devrais détruire le premier étage du chalet et transformer l’extérieur de la splendide et unique pièce principale en mas provençal.

Que Dieu permette que cette petite maison de mes rêves soit !

Je ne dirai jamais assez combien j’ai besoin de ce lieu de retraite pour toujours être près de Faucon.

Du fond du coeur: MERCI, pour en avoir été les maîtres d’oeuvre.  

 

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"VEILLEURS : FAUCON AVANCE" (extrait de la circulaire semestrielle  N°70 de décembre 2002)  

- L’eau potable est enfin arrivée à la Bergerie. Venant de la commune de La-Palud-sur-Verdon, le coût total des travaux qui nous conduisent l’eau, enfin buvable, (après 28 ans de jerricans) est de 40.000 euros.

            Vous avez apporté beaucoup de gouttes d’eau, chacun et chacune. Il en manque encore pour boucler cette redoutable note.

- « Tibhirine » notre dromadaire est morte de vieillesse. On nous avait vendu et trompés… à prix d’or sur l’âge de cette vieille carne tant aimée. Mais comment un prêtre peut-il juger l’âge d’une femelle dromadaire ?

            Une nouvelle femelle va arriver, jeune (certifiée 5 ans) et enceinte. Merci de nous aider à l’accueillir dans notre arche de Noé.

- Un couple de zébus nains a atterri cet été à Faucon. Marrants, difficilement apprivoisables (mais nos jeunes sont des experts remarquables), ils se sont imposés à nous par leur charme et leur beauté.

- Nous avons été obligés de se séparer du trio de mouflons. Inapprochables, ils nous posaient problème. Si Faucon reçoit des bêtes que nos jeunes ne peuvent toucher et caresser, on tourne au zoo avec cacahuètes jetées par-dessus les grillages. Remplacés par une douzaine de chèvres naines, les mouflons sont partis dans un zoo. Voir une classe de petits d’une école primaire, proche de la Bergerie, jouer avec elles est autrement plus éducatif que des bestioles qu’on admire de loin. Nos jeunes les ont adoptées dès la première heure.

- Il est temps de ceinturer toute notre propriété d’une clôture pour gibier. Solide et performante, elle nous permettra de rattraper toute bête qui s’échappe.

- Notre troupeau de lamas (une douzaine) va cette année pouvoir montrer son talent de débroussailleur. Les chèvres naines également.

            Les alentours de notre propriété, particulièrement inflammables, n’ont qu’un seul barrage contre le feu : le débroussaillage. Les récents et terrifiants incendies américains de cet été ont montré l’inestimable bon sens des Indiens face aux écologistes qui,  sous prétexte de sauver un type rare d’insectes, avaient interdit tout débroussaillage. Résultat : les Indiens qui, eux, l’avaient pratiqué ont conservé leurs forêts. Les écologistes ont perdu les leurs… avec leurs insectes en prime.

- Refaire les terrasses d’antan est pour moi, depuis l’achat de cette terre de Faucon (il y a 29 ans), une véritable obsession.

            Il nous faudrait pour cela un spécialiste à plein temps (payé au Smic)

            On retrouverait alors les terrasses centenaires qui s’effondrent, peu à peu, au gré des intempéries.

            Recouvertes de lavande, elles redonneront vie fleurie aux abords de la Bergerie. Quelques ruches réimplantées feront coup double. Quel délice le miel au parfum de lavande !

            Merci pour votre aide tous azimuts. Notamment écologique.

 

PS : à vendre  - un mâle kangourou wallaby ; nous cherchons une femelle à la place.

        à vendre - 3 superbes lamas mâles.  

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"ENFIN, LA MAISON DE REVE" (extrait de la circulaire semestrielle  N°70 de décembre 2002)  

               Après les moult péripéties, suite à vos dons pour l’achat d’un petit chalet à 100 m de la Bergerie, le « chalet » deviendra enfin la maison dont je rêvais.

            Les plans sont enfin conformes et le permis de construire arrive incessamment sous peu.

            J’ai hâte d’y percher mes vieux os pour ma tranquillité personnelle et l’accueil de ceux et celles des donateurs qui passeront à Faucon.

            Il faudra seulement faire encore des travaux pour respecter les normes. Transformer le 1er étage et habiller en « provençal » le chalet.

            Je n’ai que 20 m2 à moi, pas plus. J’y tiens. Plus on vieillit, plus on rétrécit son espace.

            Mon rêve, un minuscule appart’ avec terrasse, sous les étoiles,  est en passe de devenir réalité.

            Merci à vous d’avoir été là !  

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  "VEILLEURS DE FAUCON... MERCI D'ETRE LA" (extrait de la circulaire semestrielle  N°71 de juin 2003)  

             Au soleil couchant, calé contre un rocher que j’affectionne, je contemple “Faucon” et le cadre sublime qui l’enserre.

            C’est toujours une action de grâces qui monte vers Celui qui a inspiré mes pas, mes mains, mon coeur et mon intelligence. Je retrouve alors tant de visages qui ont marché à mes côtés, passionnés par cette aventure où l’éducation, les animaux nombreux et la beauté ont été

 au coeur de l’émerveillement que je ressens.

 

            Zizou, notre dromadaire paît tranquillement au milieu des lamas et des shetlands. Il attend sa bien-aimée pleine qui va arriver d’ici peu.

            On vient d’acheter de nouveaux kangourous. Cet hiver, la mort accidentelle de deux d’entre eux nous a navrés. Ils sont si élégants et curieux, surtout quand leurs petits, lovés dans le ventre de la mère, contemplent la terre, avant d’en jaillir pour une courte escapade.

            Les chèvres naines se sont multipliées. C’est un régal de les voir escalader le rocher imposant où leur talent d’acrobates fait merveille.

            L’autruche mâle, “Bip-bip”, fait sa parade nuptiale avant de saillir de façon intrépide ses deux coquettes qui n’attendent que ça. Leur ponte à ramasser est très convoitée par nos jeunes. Mais... prudence extrême ! Le mâle peut devenir dangereux quand il surprend l’imprudent qui ramasse les oeufs énormes qui pullulent au printemps.

            Je vois les trois graciles lamas qui viennent de naître à Pâques. Merveilles d’agilité et de grâce. On les dirait doués d’apesanteur. Leurs bonds aériens étonnent et ravissent.

            Un rapace, d’un seul coup, apparaît. Le vol immaculé des pigeons blancs se casse brutalement. Retour au pigeonnier à tire d’ailes. Un étourdi est isolé par le faucon. Je me lève et crie. Miracle ! Le pigeon, d’un virage serré, revient. Le rapace, ce soir, n’aura pas son hors-d’oeuvre favori.

            Des poules de toutes races ont été achetées ainsi que des. pintades. Las ! La fouine, toujours aux aguets, a une fois de plus fait un carnage de nuit. Elle aurait pu se dispenser de faire cela la nuit de Pâques !

            On rachètera, au plus vite, d’autres gallinacées. Notre pratique, à la Bergerie, est immuable. La mort de toute bête est remplacée immédiatement par la vie. C’est notre Pâque écologique !

 

            Je m’arrache du rocher, source de méditation infinie, pour vous écrire nos besoins.

            Mendiant de toujours, je réponds d’avance à vos demandes pour vous dire en quoi vous pourriez nous aider.

-           Notre véhicule (break) n’est pas loin de finir son temps de service bien rempli. Il nous faudrait, assez vite, trouver un autre véhicule en très bon état de marche.

 

-            L’éclairage de la Bergerie est une splendeur. De nuit, de loin ou de près, la chaleur des projecteurs donne aux pierres la beauté, irréelle d’une magnifique aventure, partie d’une ruine. Offerte à l’oeil, elle dit notre reconnaissance pour l’accueil des gens du pays et des multiples donateurs qui permettent à notre lieu de vie, depuis 29 ans exactement, de continuer sa route dure et excellente. Ce budget fait partie de la part de gratuité et de beauté auxquelles nous tenons tant.

 

-           On envisage l’édification d’une salle pour le travail intellectuel de nos jeunes. Leurs cours sont faits sous un auvent où télé, jeux vidéos et bibliothèque empêchent la concentration. Les cours donnés à nos jeunes nécessitent une autre pièce où le silence, requis pour le rattrapage scolaire, sera total. Merci de les y aider.

 

-          Enfin, on repousse toujours la grande clôture ceinturant toute la propriété. Faire cohabiter en semi-liberté, dans un espace important : autruches, daims, zébus nains, chèvres, chameaux et autres espèces, est un de mes désirs secrets. Il se réalise déjà en partie l’été, grâce à des clôtures électriques. Mais nous n’aurons plus aucun souci pour cette mini-plaine africaine reconstituée si elle est parfaitement clôturée.

                        Merci d’être là, Veilleurs de Faucon !

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"ENFIN, MON HAVRE DE PAIX" (extrait de la circulaire semestrielle  N°71 de juin 2003)  

           La petite maison tant rêvée sera habitable cet été. Du moins, je l’espère.

            Le permis est délivré.

            Le toit doit être détruit et remplacé par un autre pour rester dans les normes. Le coût est important. Les travaux commencent en Juin.

            Je rêve de mes 20 m2 pour moi et ma solitude. Pas 1 m2 de plus. Sous la toiture, avec une petite terrasse, je pourrai, à cent mètres de la Bergerie, prendre la distance. Mais ce qui m’importe, surtout, c’est de remplir la pièce d’en-bas (70 m2) pour les groupes, amis ou donateurs. Ils auront une pièce superbe.

 

            Je vous dois cela à vous, si nombreux, qui avez voulu me gâter. Je veux posséder le minimum vital. Ma vie a été donnée aux autres. Vous recevoir sera ma joie.

            Puissiez-vous “m’envahir”, donc, et me réjouir.

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"AUX VEILLEURS DE FAUCON... " (extrait de la circulaire semestrielle  N°72 de décembre 2003)  

Merci pour le véhicule acheté (l’ancien rendait l’âme) par

vos soins.

On envisage toujours l’édification d’une salle pour le

travail intellectuel de nos jeunes.. Leurs cours sont faits sous un auvent

où télé, jeux vidéos et bibliothèque empêchent la concentration. Les

cours donnés à nos jeunes nécessitent une autre pièce où le silence,

requis pour le rattrapage scolaire, sera total. Merci de les y aider.

On va commencer la grande clôture ceinturant toute la

propriété. Faire cohabiter en semi-liberté, dans un espace important

autruches, daims, zébus nains, chèvres, chameaux et autres espèces,

est un de mes désirs secrets. Il se réalise déjà en partie l’été, grâce à des

clôtures électriques. Mais nous n’aurons plus aucun souci pour cette

mini-plaine africaine reconstituée, si elle est parfaitement clôturée.

Les jeunes adorent pratiquer la musculation, notre

matériel est « fatigué ». Qui pourrait nous offrir banc de musculation,

rameur, sac de frappe, gants de boxe, etc. en bon état ?

Notre chaudière de Faucon, alimentant 17 pièces, risque

de rendre l’âme. Elle a 25 ans... Gros budget !

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"ENFIN, MES 25 METRES CARRES DE PAIX" (extrait de la circulaire semestrielle  N°72 de décembre 2003)  

Depuis le 8 août, j’ai pris possession de la partie que je me suis

strictement gardée dans la petite maison que vous m’avez offerte.

Pour des raisons administratives, j’ai dû changer l’orientation du toit

(28.000 m de coût). C’était exorbitant.

J’ai hésité. C’était dingue. Mais : ou je revendais le chalet dans l’état,

ou je faisais ces travaux onéreux. J’ai opté pour la deuxième solution.

Surtout pour la pièce d’en-bas, inestimable (70 m2) pour accueillir ceux

et celles qui passent.

C’est super pour loger des passants. C’est rustique mais très beau. Le

bois intérieur respire. Cet été, quand il faisait 35 degrés dehors, il n’y avait

que 20 degrés dans cette salle. L’hiver, le bois chauffe l’intérieur. Et moi,

au-dessus, dans mon pigeonnier de 25 m2, je respire la forêt. Le faîte

des pins arrive au ras de ma terrasse. La brillance étoilée du ciel de

Provence est une merveille.

Merci de m’avoir aidé à le contempler. Cela me change de mes cinq

avenues qui donnent sur ma permanence à Paris !

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"AUX VEILLEURS DE FAUCON... " (extrait de la circulaire semestrielle  N°73 de juin 2004)  

C’est la nuit que je te lis.

Cris, demandes, partage, je lis tout avec amour. Les dossiers où sont réunis tes désirs de partager en actes renferment aussi tes mots, souvent courts (merci !). Ils m’émeuvent toujours.

  Ton don est souvent personnalisé et m’aide beaucoup plus que tu ne le penses à continuer notre route dure, belle, sans fin, au service des jeunes.

  Il est 3 h. du matin quand je quitte le bar ou le restaurant parisien où je travaille.

  Mes sacoches de courrier m’apparaissent alors légères. Les lettres à expédier dans la première boîte à lettres rencontrée vont te dire ma reconnaissance.

  Je peux aller dormir, heureux que ton militantisme ait rejoint le mien.

  Je voulais te dire cela pour que toi, Veilleur de Faucon, tu te réjouisses de te savoir lu.

  Aucun don n’est anonyme. Il est le fruit de ton cœur. Il est si bon, dans la nuit, de te rejoindre personnellement pour te dire « merci ». Même si tu dors.

  Tout l’argent qui est récolté grâce à mes livres et 4 cassettes vidéo est, depuis toujours, converti entièrement en salaires… donc en vie pour mes équipiers et en argent de poche pour les jeunes à Faucon. Merci de m’aider ainsi à les mettre debout.

Vous trouverez, dorénavant, liste et prix sur un bon de commande dans ce livret. Pour commander, il suffira de remplir ce bon et de nous l’envoyer avec votre chèque.

Les frais d’envoi de 2,50 € par article commandé incluent :

- les frais postaux

- les frais d’envoi

- une participation à l’envoi gratuit de livres pour des prisonniers ou     des personnes démunies.  

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"NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°73 de juin 2004)  

La grande clôture ceinturant toute la propriété est en cours d’achèvement. Neuf espèces d’animaux vont y cohabiter (daims, autruches, chameaux, lamas, alpagas, moutons, chèvres, shetland et vaches). Cette plaine africaine miniature aura, j’en suis sûr, le double attrait de la beauté et de la convivialité animale. Exemple pour nous qui avons tant de difficultés à vivre entre humains différents.

La salle pour le travail intellectuel de nos jeunes a du retard. On peut bénéficier d’une aide de l’état, jointe à la tienne si tu le désires. Donc, il faut attendre pour l’édifier.

  Deux kangourous sont morts cet hiver. On aime beaucoup ces petites bêtes drôles et sautillantes. Ton obole pour une queue, une oreille ou une patte de kangourou sera la bienvenue.

De plus, on cherche des nandous, espèce miniature d’autruche. Rustiques et blanc-gris, ces oiseaux donneraient une note de gaîté à Faucon. Nos jeunes pourraient les approcher, chose interdite pour nos autruches parfois redoutables et donc dangereuses.

Un véhicule pour Faucon s’avère indispensable. J’avais écrit dans la Lettre 72 qu’il était acheté. Erreur.

Un « Renault Espace » très bonne occasion devient nécessaire.

Par ailleurs, il nous faudrait une machine à coudre électrique en bon état pour Faucon, afin de pouvoir faire des raccommodages pour les habits des jeunes.

          Merci pour la salle de musculation. Elle est inestimable pour nos infatigables jeunes.  

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"FINANCES ET ADMINISTRATION VUES PAR CHARLES" (extrait de la circulaire semestrielle  N°73 de juin 2004)

Depuis quelques mois, Faucon tourne à son maximum. Les compagnons et une petite équipe de jeunes ne chôment !

Imagines 25 jeunes à Faucon, ce serait la folie. Sans oublier que chaque jeune a constamment besoin d’adultes aimants, présents, disponibles pour travailler et vivre avec eux, chaque jour durant des semaines, d’où une vie de communauté exigeante.

Sans un encadrement solide, tout jeune pousse comme une herbe folle, sans limite, sans respect, dans le refus et la révolte. Leur vie a souvent mal commencé, semée de ruptures souvent tragiques avec la famille, l’ école, leur entourage… Pour éviter que leur vie ne se transforme en gâchis, nous mettons tout en œuvre : le temps, les efforts, la beauté de Faucon, le nombre d’animaux, rien ne sera de trop pour permettre à un jeune de s’en sortir. A cette aventure passionnante, nous vous associons.

Nous savons que derrière chaque don il y a toujours une personne qui souvent a dû faire des économies sur autre chose. Nous sommes donc redevables d’une gestion la plus juste et efficace possible.    

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"AUX VEILLEURS DE FAUCON... " (extrait de la circulaire semestrielle  N°74 de décembre 2004)  

Les prénoms des animaux

Étrange et significative, la personnalisation que nos jeunes donnent aux bêtes ! Les prénoms dont ils gratifient leurs animaux sont toute une histoire, faite d’affection, de tendresse et de proximité.

« Nougat », le prénom d’un petit sanglier mâle, est resté le même.

Pourtant, cela ne convenait pas à nos jeunes. Mais quand, à l’heure de la séparation, ils ont vu les larmes de la petite fille qui l’avait élevé pendant quelques semaines au biberon et baptisé ainsi, nos jeunes ont décidé de garder le nom donné.

La mère du marcassin avait été tuée lors d’une chasse. Son petit s’est alors retrouvé blotti au chaud dans un nid chaleureux d’humains qui, ne pouvant le garder, nous l’ont confié.

La fillette vient de temps à autre avec ses parents retrouver son petit marcassin qui grossit à vue d’œil.

« Bip Bip » c’est le coq autruche. Super mâle de 150 kilos, il fait la joie de nos jeunes. Mais là, pas d’approche possible. Trop dangereux notre « Bip Bip ».

Il fait seulement derrière le grillage sa parade amoureuse. Il a ses têtes pour cela. Lorsque certaines ne lui reviennent pas, il leur montre son arrière-train avec un chic absolu. D’autres dont il s’est épris ont droit à une envolée somptueuse de plumes noires et blanches.

La bataille pour atteindre les œufs de la femelle « Dorothée » est homérique.

Cette dernière aidée de « Bip Bip » défend bec et ongles son trésor.

Pour ce faire, les adultes uniquement, avec des ruses de sioux, peuvent entrer dans l’enclos.

Les autruches sont les seules bêtes que nos jeunes ne peuvent approcher.

Leurs œufs peints et leurs plumes provoquent leur vif intérêt.

Les poneys ont chacun un prénom choisi avec amour. Les ânes et les chevaux également. Certaines vaches aussi. Quelques rares moutons ont droit à ce privilège.

Quant aux lamas, le nom de « Delon » est donné évidemment au plus

bel étalon ! « Pâques » a été décidé à l’unanimité pour nommer une

adorable femelle née en ce grand jour pascal. « Ameline » est la femelle la plus attachante parmi le troupeau des onze lamas. Après avoir accouché de sa mère mourante, elle a été élevée au biberon. Douce et tendre elle vient toujours blottir son cou contre celui de nos jeunes.

Nos chiens ont des noms évocateurs :

« Gangster », « Racaille », « Sultan », « Voyou », « Pompon »...

Les daims n’ont jamais été personnalisés. Craintifs et fuyants leur approche est trop difficile.

« Zizou », le dromadaire, solitaire et hiératique, a droit au légendaire surnom attribué au footballeur célébrissime.

Parfois, il arrive aussi que la politique entre étrangement dans notre bestiaire personnalisé. Du temps d’une cohabitation orageuse au sommet de l’État, nous avons hérité de deux dindons mâles, fort agressifs.

Les deux prénoms, « Lionel » et « Jacques » donnés à ces deux bestioles toujours en bataille, se passent de tout commentaire !!!

Même les reines laissent leurs traces parmi les animaux. « Paola », le nom donné à une femelle lama née lors de la venue de la Reine Paola de Belgique, commémore une visite royale à la Bergerie.

Les animaux ne pénètrent pas à la maison. Sous aucun prétexte.

Pourtant « Titus », un bœuf gigantesque d’une tonne, amoureux d’un de nos jeunes et le suivant partout, a fait quelques percées dans la cuisine, derrière notre dos évidemment. Adieu alors à la réserve de pain rapidement détectée et dévorée. Quelques larges traces peu odoriférantes,

laissées sur place, nous ont mis en alerte.

Certains sangliers et lamas apprivoisés ont aussi envahi la cuisine, par-devers nous.

La présence de quelques serpents, rats, moineaux et autres bestioles, importés clandestinement par nos jeunes dans la maison, a posé quelques problèmes face à notre règlement très strict.

Un rat apprivoisé est certes adorable. Il l’est moins quand il décrète de fabriquer son nid à l’intérieur du matelas de son maître ! Bonjour alors la literie !

On a renoncé aux ménates et à divers perroquets. Trop bruyants !

Nos jeunes suffisent pour remplir de cris notre Bergerie.

Je termine par cette dernière histoire, dont le héros est « Donald » le canard. Sinon je serais intarissable.

Un caneton, trouvé par un de nos jeunes sur une route proche, restera en effet un des plus beaux souvenirs du bestiaire domestique de la Bergerie.

Ne sachant où le mettre, je l’ai placé au cœur de la portée de chatons venant d’arriver. Blotti contre eux, il décide de camper dans la famille de matous, qui l’adopte d’emblée. Le voir traverser la salle à manger au milieu des chatons était un régal. De plus, il épouillait la mère

chatte et ses petits avec délectation, à leur grand ravissement.

La bête reste une bête. Mais la tendresse réciproque qui l’unit à nos jeunes valait la peine d’être écrite pour vous, « Veilleurs de Faucon ».

Un jour, un vétérinaire me dit : « Étrange mon Père, vos bêtes sont joyeuses ! »

Vous décrire ce que nos jeunes vivent est un hommage à votre aide pour que cette arche de Noé reste vivante, personnalisée et « joyeuse ».  

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"NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°74 de décembre 2004)  

La grande clôture  

Voir cet été les animaux de races multiples s’ébattre à l’intérieur de la grande clôture est un enchantement.

C’est inestimable pour nos animaux.

Finies les escapades des lamas, chameaux, moutons ou ânes sautant allègrement les clôtures électriques.

Ils vivent en bonne intelligence dans cette plaine africaine miniature.

Merci de nous avoir permis de l’édifier pour l’été.

La salle pour le travail intellectuel de nos jeunes sera sans doute construite en 2005.

Les nandous sont arrivés. Rustiques et aussi impériaux que les autruches

dont ils sont la copie miniaturisée, ils cohabitent avec le seul kangourou

qui nous reste.

Une petite pelleteuse à moteur serait nécessaire pour nos multiples travaux en terrain accidenté.

Deux ou trois VTT seraient bons pour nos jeunes intrépides. Les tâches nombreuses de la ferme les fatiguent mais pas au point de consacrer leurs loisirs à des sports durs mais gratifiants.

Un camping-car ou caravane serait utile pour des anciens ne pouvant pas encore se payer le loyer d’une piaule.

Merci d’être là.

P.-S. – On nous a proposé 27 machines à coudre. Une seule a suffi.

D’autant plus qu’elle vient de Belgique...

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"FINANCES  VUES PAR CHARLES, LE GRAND ARGENTIER" (extrait de la circulaire semestrielle  N°74 de décembre 2004)

Hier soir, juste avant les infos de 20 heures, je tombe sur l’émission « 40 ans de la 2 ». Drucker repasse Guy disant, en 1994, à un jeune boursicoteur qui se la pétait de gagner des millions même en dormant :

« Je pisse sur les sous que tu gagnes à la bourse. Mais je vénère les quelques francs que gagne un étudiant que je connais bien qui, pour se payer les études le jour, doit bosser chaque nuit et faire ses cours le jour.

Ou la vieille retraitée qui veut nous aider ».

C’est, résumée en quelques lignes, notre relation à l’argent.

J’ai une grande estime pour chaque petit don reçu, car l’essentiel des dons ne provient pas des boursicoteurs, mais des retraités et des personnes qui bossent dur.

Souvent, les visiteurs de Faucon me demandent pourquoi nous n’avons pas de revue plus attrayante avec photos, couleurs, mise en page et, pourquoi pas, truffée de voyages à gagner... ça ramènerait plus ;

vous connaissez bien ces pubs qui vous demandent des sous et qui coûtent une fortune.

Notre revue, vous la payez comme vous le sentez et voulez.

Le respect que nous devons à chaque donateur, c’est de garantir que son don servira à ce à quoi il est destiné : permettre aux jeunes et aux compagnons de vivre et de rendre Faucon utile et beau.

Quelquefois, on me dit : « Faucon n’est-il pas trop beau pour ces jeunes ? »

Pourquoi le beau serait-il réservé aux riches et le laid aux défavorisés ?

Jamais, nous ne tirerons un jeune par le laid, le rebut, le plus bas.

Merci, par votre présence et votre action, de les tirer vers le haut.

Association Père Guy Gilbert – Bergerie de Faucon

CCP 437629 P Paris

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"UN MESSAGE A TRANSMETTRE... UN MESSAGER A OUBLIER" (extrait de la circulaire semestrielle  N°75 de juin 2005)

Fête du 30 et 31 Juillet à Faucon
Je fêterai les 30 et 31 Juillet à Faucon mes 40 ans de sacerdoce.

Messe à 10h30 le dimanche matin, 31 Juillet, présidée par Mgr Barbarin, cardinal archevêque de Lyon, et l’évêque de Cahors Monseigneur Turini, sur la prairie de Faucon avec ma famille et mes amis, venus de France, d’Europe et d’ailleurs.

Accès à la page des 40 ans de sacerdoce fêtés à "Faucon" les 30 et 31 juillet 2005


Un message à transmettre
Faucon a été une superbe aventure.
D’abord pour des centaines de jeunes dont personne ne voulait.
Ensuite, pour de nombreux jeunes adultes qui ont vécu cette aventure à mes côtés.

Grâce à mes équipiers
Sans mes équipiers (ères) venus de plus de dix pays pour donner quelques années de leur vie, rien n’aurait pu se faire. En n’oubliant pas les centaines de stagiaires qui sont venus nous aider et porter l’expérience chez eux.
L’hommage à rendre, c’est pour eux et elles d’abord. Je ne suis que le messager qui a tenté de vivre des idéaux et de les partager avec mes équipiers, passionnés par une tâche éducative rude et belle.
Le message est passé et perdure bellement. Je suis dans l’admiration, à chaque fois que je passe cinq jours par mois à la Bergerie, de voir combien des jeunes adultes de toutes cultures et de toutes confessions transmettent le flambeau que j’ai allumé en 1974, avec l’achat de la ruine de Faucon.

Grâce aux « Veilleurs »
Je suis dynamisé par les innombrables amis et donateurs que j’appelle « Veilleurs » et qui ont, par leur partage et leurs gestes de solidarité, maintenu en vie une association que l’État finance toujours chichement.

Grâce aux habitants des deux villages
Je suis heureux surtout que les deux villages de Rougon (5 kms) et Le Palud (7 kms) aient eu, d’années en années, un regard de fraternité et de protection vis-à-vis de nos jeunes et de mes équipiers.
Je pourrais vous raconter mille et une anecdotes qui vous réjouiraient sur l’attitude des habitants de cette Terre de Haute-Provence. Combien de fois, par exemple, un jeune en fugue de notre lieu de vie a été pris en stop par des villageois qui, après un verre et un bel échange au bar du coin, nous ont ramené le fugueur qui a repris la route avec nous.

Grâce aux anciens tout proches
Quinze couples d’anciens se sont installés autour de Faucon. Ils sont les pionniers et les témoins d’un passé qui grandit. Ils fortifient par leur proximité une Histoire si dynamisante, si enracinée et… si fragile à la fois.

Grâce à l’Église
Merci à l’Église qui m’a fait confiance. Elle n’a rien à voir directement par rapport au dynamisme de Faucon et elle a tout à voir à la fois.
Les évêques de Digne et les prêtres alentour m’ont témoigné un sollicitude sans faille.
Laisser un prêtre vivre ce que j’ai vécu depuis 40 ans n’est pas ordinaire. L’Église m’a fait confiance. J’ai tenté de lui rendre confiance pour confiance. Elle a accepté mon charisme peu ordinaire, je l’avoue. Et, qui plus est, elle l’a fortifié par son regard bienveillant et chaleureux.

Oublier le messager
Cette fête de mes 40 ans de sacerdoce ne doit pas être valorisante pour moi.
Simplement, les nombreux amis qui viendront sont le signe de mon sacerdoce universel. J’ai rencontré des personnes innombrables. Je n’ai jamais tenté de leur imposer, en quoi que ce soit, le christianisme qui est ma force.
La plupart sont restés musulmans, bouddhistes, athées, agnostiques. Mais notre mutuel combat nous a enrichis chacun et tous dans notre foi personnelle et notre sens de l’Homme.
Quelques équipiers catholiques, en n’oubliant pas les protestants, ont toujours été la lumière qui a entretenu ma foi.
Alors, oubliez-moi.
Que j’ai tenté d’être un pont entre les humains, soit.
Mais le message est tellement plus grand que le messager !
Le messager passera. Il vieillit. La relève se fera.
Puisse Faucon rester avec ses idéaux à base de respect, de confiance en l’autre, de responsabilité, de liberté, d’amour gratuit jeté au service des plus délaissés de mes frères et sœurs.
C’est là le seul sens que je veux donner à cette fête.

Dieu en est le Cœur. L’Eucharistie la magnifiera.

La présence de tous ceux et celles qui viendront, parfois de loin, nous réchauffer par leur amitié témoignera de la grandeur d’une œuvre petite mais rayonnante par le feu qu’elle a transmis.
Ce ne sont pas les religions qui nous unissent d’abord, c’est notre humanité.

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"NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°75 de juin 2005)  

- Merci tout d’abord pour la pelleteuse à moteur nécessaire pour de multiples travaux en terrain accidenté. Elle va être achetée.
- Merci pour les VTT : nous en avons reçu plusieurs. On est encore preneurs de quelques modèles en bon état pour jeunes d’environ 16 ans.

La salle pour le travail intellectuel sera faite cette année. Mais le permis de construire n’est pas donné dans les 48 heures ! Il nous faut encore attendre.
Le dortoir des jeunes est à refaire. Après 21 ans d’usure, surtout avec nos intrépides « attilas », il nécessite une remise à neuf pour les loger décemment.
- Côté bestioles, il sera bon d’acheter des nandous femelles. Les deux mâles dépérissent. On ne va quand même pas les pacser !
On récidive pour l’achat d’un couple de kangourous. Le dernier vient de mourir. Le froid hivernal à Faucon (- 18 °) semble abréger leur existence. On va aménager leur caverne en fonction de leur frilosité.
Nos jeunes aiment beaucoup ces bestioles sautillantes, surtout quand le petit apparaît dans le ventre de la mère. Un seul est né à Faucon. C’est une pure merveille.
Ma voiture vient de rendre l’âme. Si vous désirez m’aider à en acheter une autre, faites-le.

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"FINANCES  VUES PAR CHARLES" (extrait de la circulaire semestrielle  N°75 de juin 2005)

Parce qu’il n’est pas de jeunesse sans espérance… les blessures, les fragilités, les aléas de la vie, chacun à leur façon ont fait que les jeunes de Faucon ont souvent bien mal démarré leur vie.
Depuis 40 ans, Guy et ses équipiers donnent de leur temps et de leur vie pour leur redonner goût à vivre, à se respecter, à respecter les autres, à travailler correctement, à se prendre en charge, à forger un avenir. D’ailleurs, depuis quelques mois, plusieurs patrons nous ont ouvert leur porte, permettant à nos jeunes d’effectuer plus d’une dizaine de stages. Garantie pour un espoir et un avenir. Merci à eux et avis aux amateurs.
Souvent, on demande les coordonnées bancaires pour un virement ; pense à regrouper les opérations financières pour réduire les frais liés aux opérations de l’étranger.
INTITULÉ : ASSOCIATION PÈRE GUY GILBERT BERGERIE DE FAUCON
46 RUE RIQUET
75019 PARIS

IBAN : IDENTIFIANT INTERNATIONAL DE COMPTE FR/44/30041/00001/0437629P020/08

BIC : IDENTIFIANT INTERNATIONAL DE L’ÉTABLISSEMENT
PSSTFRPPPAR

RIB compte CCP : 30041 / 00001 / 0437629P020 / 08

Si tu souhaites soutenir notre œuvre, tu as plusieurs possibilités, par :
- chèque à l’ordre de l’Association « Père Guy Gilbert-Bergerie de Faucon », tu recevras en retour un reçu fiscal

- virement unique ou permanent ; il faudra passer par la banque à l’aide des renseignements ci-dessus. Indique clairement les raisons du virement ; un reçu fiscal annuel sera établi

- legs ou donation soit par testament, soit de ton vivant. Passe par un notaire en signifiant que notre Association est reconnue de bienfaisance ; tiens-moi au courant de ton intention et stipule comme bénéficiaire l’Association et non Guy

- don en nature (matériel, animaux, véhicules, etc.). Si tu le demandes, nous établirons un reçu fiscal pour don aux œuvres

- achat de livres ou cassettes

Merci à toi de faciliter les tâches administratives.

Bonne nouvelle des impôts. En 2005, un don que vous nous destinez est à présent déductible à 66 %. En clair, pour un don de 100 euros vous déduisez 66 euros de vos impôts à payer. En fait, votre don ne vous coûte que 44 euros.

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"LA FETE DE MES 40 ANS DE SACERDOCE" (extrait de la circulaire semestrielle  N°76 de décembre 2005)

            Mes 40 ans de sacerdoce ont réuni plus de 500 amis de toutes religions, races et de tous les âges.

            Quelques flashs de ce rassemblement.

 

- de 103 ans à quelques mois, c’était plus d’un siècle d’amitié qui nous réunissait.

            Yvonne, avec ses 103 printemps, pétait la forme.

            Les mômes braillaient « Alléluïa » à leur façon.

 

- le cardinal Philippe Barbarin était présent, comme promis, avec Norbert Turini l’évêque de Cahors et quelques prêtres amis.

            Merci à eux d’avoir été là, apôtres du XXIème siècle, pour donner à cette cérémonie un parfum épiscopal et authentifier ma présence d’Église.

            Aucun éloge vis-à-vis de ma personne. Merci. Je ne les aurais pas supportés. Serviteur depuis 40 ans, j’ai combattu comme tant de prêtres pour faire vivre debout des jeunes. Puissent-ils, à travers moi, avoir découvert que Dieu les aime.

            L’offertoire fut un moment très fort.

Que des personnes de toutes religions, anciens de Faucon, aient offert le pain de l’amitié à la fin de la cérémonie donnaient à l’islam, le bouddhisme, le judaïsme, le protestantisme et l’orthodoxie une présence forte, inhabituelle mais combien puissante. Un athée et un agnostique participaient également, dans le même esprit d’universalité.

 

- deux cars de Belgique, bourrés de Flamands et de Wallons, donnaient un espace d’unité qui n’est pas toujours évident dans leur propre pays.

 

- un temps superbe et un vent fort ont donné à cette fête une grande beauté.

 

            Merci à tous et toutes qui avez voulu être là. Je n’ai pas donné suite à de nombreux appels de personnes désirant venir. Veuillez m’en excuser. Mais notre capacité d’accueil a ses limites.

            Venez à mes 50 ans de sacerdoce. Je n’aurai que 80 ans ! Là, je serai en chaise à porteur…

 

- Un DVD intitulé « 40 ans de sacerdoce »  a été bellement réalisé par Jean-Paul, un de mes adjoints, pour vous. Je l’ai fait faire pour les absents surtout.

            Il est au prix de 25 euros (plus 2,50 euros de port)

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"NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°76 de décembre 2005)  

          - la réfection du dortoir des jeunes est en cours

          - On attend les femelles nandous avec impatience

- Quelques flamands roses donneraient à notre bestiaire un air de fête. On en cherche et on se documente pour savoir s’ils s’acclimateraient.

            L’hiver est rude et il faudra les installer chaudement pour cette période. Mais si les autruches tiennent depuis 10 ans, pourquoi pas eux ?

 

- la salle de classe est à construire. Même si nos jeunes ont zappé 2 à 3 ans de scolarité avant de nous être confiés, nous tenons à ce qu’ils assument quelques heures de remise à niveau par semaine, à la Bergerie.

Ce n’est pas évident. Quand ils arrivent à Faucon après avoir été exclus de toutes les écoles par leur comportement violent, il est impossible de les scolariser tout de suite. Peu à peu, lorsque leur attitude s’améliore, on peut commencer à leur faire suivre des cours à la Bergerie. Quand ils sont buvables, c’est l’école de Castellane qui prend la relève.

Mais imaginez le jeune de 15 ans (1 m.75) suivant une scolarité avec des petits de 12 ans (1 m.40) ! J’avoue que nos lascars doivent s’accrocher au milieu d’une marmaille qui souvent est, intellectuellement, nettement plus brillante qu’eux.

Le Directeur laïc de l’école de Castellane devrait être béatifié avec ses adjoints par Benoît XVI !

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"FINANCES  VUES PAR CHARLES" (extrait de la circulaire semestrielle  N°76 de décembre 2005)

Souvent, on demande les coordonnées bancaires pour un virement ; pense à regrouper les opérations financières pour réduire les frais liés aux opérations de l’étranger.

 

 NTITULÉ : ASSOCIATION PÈRE GUY GILBERT BERGERIE DE FAUCON
46 RUE RIQUET
75019 PARIS

IBAN : IDENTIFIANT INTERNATIONAL DE COMPTE FR/44/30041/00001/0437629P020/08

BIC : IDENTIFIANT INTERNATIONAL DE L’ÉTABLISSEMENT
PSSTFRPPPAR

RIB compte CCP : 30041 / 00001 / 0437629P020 / 08

 

Si tu souhaites soutenir notre œuvre, tu as plusieurs possibilités, par :

 

-       chèque à l’ordre de l’Association « Père Guy Gilbert-Bergerie de Faucon », tu recevras en retour un reçu fiscal

 

-       virement unique ou permanent ; il faudra passer par la banque à l’aide des renseignements ci-dessus. Indique clairement les raisons du virement ; un reçu fiscal annuel sera établi

 

-       legs ou donation soit par testament, soit de ton vivant. Passe par un notaire en signifiant que notre Association est reconnue de bienfaisance ; tiens-moi au courant de ton intention et stipule comme bénéficiaire l’Association et non Guy

 

-       don en nature (matériel, animaux, véhicules, etc.). Si tu le demandes, nous établirons un reçu fiscal pour don aux œuvres

 

-       achat de livres ou cassettes

 

Merci à toi de faciliter les tâches administratives.

 

            Bonne nouvelle des impôts. En 2005, un don que vous nous destinez est à présent déductible à 66 %. En clair, pour un don de 100 euros vous déduisez 66 euros de vos impôts à payer. En fait, votre don ne vous coûte que 34 euros

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"FAUCON : UNE AVENTURE HORS-NORME ET AUSSI UNE ENTREPRISE" (extrait de la circulaire semestrielle  N°77 de juin 2006) 

Thème écrit avec la collaboration de Sébastien Dequenne

 A) On était six… On était cinq cents

B) Les débuts d’une entreprise

C) Qu’est-ce qu’une entreprise ?

D ) Le langage commun

E ) La hiérarchie

F ) Communication tous azimuts

G ) Exemplarité et disponibilité

H ) Valeurs humaines de chacun

I ) L’exemple…de Faucon

J ) « Evangéliser c’est mettre l’homme debout »

 

On était six… On était cinq cents.

 

     Le 31 juillet dernier, 500 personnes participaient à mes 40 ans de sacerdoce en face de Faucon.

    La foule s’était massée sur un talus à quelques mètres de la Bergerie. Cette langue de terre surélevée était le fruit des innombrables brouettes que des centaines de jeunes avaient véhiculées pour y décharger les déblais de la ruine acquise en avril 1974.

     Et je me souvenais de ce lointain jour d’avril 32 ans en arrière. Face à ce tas de pierres juste acheté, nous étions 6 :  5 jeunes paumés et moi-même.

     Nous contemplions ce mas en ruines envahi de ronces et de couleuvres.

    Nous rêvions tout haut de ce qui naîtrait de ces pierres.

     Un jeune sorti de tôle et qui était géomètre nous demande de dessiner nos rêves. Je voulais en priorité une tour provençale pour y nicher des pigeons paons. Symbole pour moi essentiel face aux dossiers de justice de mes jeunes. Leur expression « je suis noir comme un corbeau » nécessitait  un signe fort. Voir 32 ans après, le magnifique envol d’une centaine de pigeons blancs planant sur la propriété est pour moi le rêve réalisé.

    La maquette faite par le géomètre est à Paris dans notre permanence.

      Je la regarde souvent. Elle est signe d’une aventure hors norme, « Faucon », devenue une entreprise classique, sans l’avoir un seul instant pressenti ni désiré.

     Entreprise qui garde intacts les grands principes de managment avec une originalité certaine laissant la place primordiale à l’humain et surtout ne comportant aucune notion de rentabilité.

 

Les débuts d’une entreprise

 

     L’aventure a débuté un soir d’été à Paris en 1972. Une bande de jeunes devant la permanence discutait de son avenir.

Les réflexions fusaient « On en a marre de ce putain de quartier ». « La drogue est vendue à 10 mètres de chez toi, Guy ». « On sort de taule et on y rentre aussitôt ». «  Tu passes ton temps à venir nous chercher au commissariat ». « On n’en sortira pas ».

     Et puis arrive la phrase prophétique : « Guy, cherche une ruine loin de Paris, on la rebâtira avec nos mains et de vraies pierres ».

     L’entreprise d’aujourd’hui est née ce soir là. J’ai pris acte de cette réunion fortuite et capitale. La puissance des dires de la bande était telle que je décidais de chercher au plus vite ce trésor caché. Ne sachant absolument pas vers quelle aventure ces jeunes me pousseraient !

     Aucun écrit, aucune signature authentifiant ce moment historique. Aucun budget prévisionnel. On n’avait pas un sou. Aucun projet pour solliciter des banques ou des magnats du pétrole un quelconque financement.

Simplement des réflexions de pauvres parmi les pauvres qui regroupés un soir, criaient leur ras le bol, leur détresse et leur espoir devant moi.

     Même si je n’avais alors que 1.000 francs par mois au départ pour accueillir ces jeunes, je contactais à Fréjus un agent immobilier pour trouver une ruine dans le Sud.

     En 1974, j’achetais « Faucon ».  50.000 francs, offerts providentiellement par une ancienne, me permettaient d’acheter  sur le champ un amas de pierres et les 5 hectares qui le ceinturaient.
     Le nom du lieu dit « Faucon » collait parfaitement aux rapaces qui hantent cet endroit isolé. Ils dévorent, l’hiver, une partie des pigeons blancs dont le symbole reste pour moi le signe le plus fort. Les rapaces font belle œuvre car ils n’attaquent que les plus faibles et ont donné à la race une rapidité qui les met hors d’atteinte de leur rapacité.

     L’essentiel est que des pauvres aient fondé sans le savoir la Bergerie d’aujourd’hui.

Fidèle à ce premier appel de la bande, le bureau de l’entreprise actuelle a pour membres quelques anciens. J’y tiens plus que tout.

     Pas d’archevêque, ni de PDG, ni de grosses têtes dans le bureau de l’association : des gens simples.

Trop d’associations au service des exclus s’honorent de placer à leur tête des gens éminents et connus pour cautionner leur entreprise.

     C’est pour moi une grande erreur.

     Les nantis en général sont à des années lumière de la détresse des exclus. Une entreprise où les riches veulent patronner les plus pauvres est souvent décollée de leur réalité. Ils peuvent l’aider financièrement bellement mais en laissant les humbles qui l’ont inspirée tracer leur chemin.

     On ne se penche pas sur la misère des gens. On s’appauvrit à leur contact si on veut leur rester fidèle . C’est la seule façon de bien les servir si on leur laisse la place en restant à leurs côtés simplement pour les soutenir.

     La pérennité de Faucon a sa source, là, et nulle par ailleurs, depuis le début de sa création.

 

Qu’est-ce qu’une entreprise ?

 

     C’est un regroupement de personnes travaillant ensemble pour parvenir à un bien commun.

     A l’appel de la bande « fondatrice » de mars 1974, l’entreprise naît sans statut, sans financement, avec son inspirateur et président (votre serviteur..). Aujourd’hui, notre association compte une vingtaine d’employés au service des jeunes mineurs résidant à Faucon et d’anciens de la Bergerie pris en charge à Paris, en fonction de leurs difficultés à vivre autonomes et libres.

     Resocialiser des jeunes mineurs confiés par la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) et la PJJ (Protection Judicaire de la Jeunesse) est le but de l’Association « Bergerie de Faucon ». Des centaines de jeunes ont atterri dans ce lieu de vie. Depuis le début, nous choisissons les plus déstructurés ; ceux dont personne ne veut plus, parce que partout où ils ont atterri, leur comportement les a exclus des centres multiples où ils ont été placés. Seule, une petite structure peut encore les mettre sur la route.

     Il en manque tragiquement. Nous croulons sous les demandes (Environ 400 par an !).

     Le dernier arrivé à la Bergerie a 13 ans. Il a perdu sa mère. Son père ne veut plus le voir. Seule sa grand-mère le gardait. Elle est morte une nuit. Il est resté de nombreuses heures près du corps froid. Il cherchait désespérément le seul cœur qui battait encore pour lui.
     Il n’a plus rien au monde comme référence si ce n’est les multiples assistants sociaux qui l’ont pris en charge.
     Les fondements d’une entreprise classique ont toujours des buts communs qui sont le langage, la hiérarchie, la communication, l’exemplarité, l’équipe, la disponibilité et les règles de vie. 
     Étudions ces fondements en précisant bien que la zoothérapie est le cœur de notre travail éducatif qui passe d’abord par les animaux. C’est le pilier indispensable qui fait enfin s’accrocher nos jeunes, à un lieu et à des personnes par le biais des animaux.
     Dès les premières heures de leur arrivée, c’est magique. Aucun de nos jeunes n’a résisté à l’attraction qu’exerce sur eux la bête quelle qu’elle soit. 

Le langage commun

 

     C’est celui de la rue.

     Ils n’ont pas plus de 200 mots de vocabulaire.

     A chaque réunion avec eux et mes adjoints, je fais répéter par l’éducateur un mot que je sais que le jeune n’a pas compris. Bien sûr le jeune ayant trop peur de passer pour un con ne demande que rarement la signification d’un mot ou d’une phrase qu’il n’a pas pigée.
     A mes éducateurs de s’efforcer d’oublier leurs chères études pour s’adapter à des jeunes qui, lorsqu’ils tracent une simple phrase, écrivent en phonétique la plupart du temps.
     Un des derniers arrivés âgé de 13 ans a quitté l’école à 9 ans. D’une intelligence particulièrement brillante, il fait une dizaine de fautes dans une seule phrase !

     Un langage commun évite les incompréhensions et solidifie une communauté pour bien se comprendre.
Tout se dit, se comprend, s’explique, se discute, par des mots simples. Leurs mots.

     C’est la base de notre entreprise.

     Le dialogue est fondamental pour progresser, aller de l’avant dans le respect de l’une de leur pauvreté initiale : un parcours scolaire chaotique ou quasi inexistant.

 

La hiérarchie

    Je ne vais à la Bergerie que5 jours par mois.
     En gros, 3 mois par an en comptant 3 semaines l’été, lors des fêtes du village, et la nôtre propre, où nous invitons les gens de Rougon et La Palud habitant à 7 Kms de notre lieu de vie, pour les remercier de nous avoir accueillis sur leur terre de Haute Provence.

     Ma personnalité, que je connais bien et qui pourrait être écrasante aurait fait de Faucon un lieu qui n’aurait vécu que sous ma seule autorité. Les leaders charismatiques qui savent tout (c’est connu) et sans qui rien ne peut se faire, peuvent bloquer tout groupe et l’empêcher de respirer en l’asphyxiant par leur présence.

     Un chef de communauté dirige, en mon absence, l’équipe et assume avec elle le suivi de nos jeunes.

     Chacun des membres de l’équipe a un rôle précis dont il rend compte au responsable de la Bergerie et à moi une fois par mois.

La réunion mensuelle où je suis toujours présent clarifie les tensions possibles, les incompréhensions inhérentes à tout groupe et surtout, surtout , maintient « l’esprit de Faucon ». C’est le rôle de tout inspirateur d’une œuvre de veiller à maintenir le cap.

     En mon absence, l’équipe assure une réunion quotidienne pour l’organisation générale de la journée et les détails multiples qui font vivre dans la cohérence jeunes et adultes.

     Les règles sont nombreuses et strictes. Elles se transmettent par l’oral, à la mode indienne. Leur présenter dès leur arrivée un carnet sur lequel toutes les règles seraient inscrites reviendraient à se moquer d’eux, qui défrichent à peine les courts dialogues d’une bande dessinée.

     Le chef de communauté m’appelle une fois par jour pour me mettre au courant des palpitations de la journée écoulée. Je n’ai que rarement à intervenir par téléphone, que je sois à Paris, au Québec ou dans la plus petite brousse de province.

     Je fais confiance à ceux et à celles que j’ai appelés à servir nos jeunes. Il n’est pas question de court-circuiter leur autorité sauf en cas de dérives graves. Ce qui est rarissime.

 

Communication tous azimuts

 

     Dès que j’arrive à l’aéroport de Marignane ( le vendredi soir de chaque fin de mois) les jeunes sont là, me guettant derrière les glaces du hall d’arrivée.

     Chouette de voir leurs visages !

     De mois en mois, leurs joues passent du blanc laiteux au rose franc. Je vois au premier coup d’oeil que certains ont grandi. Leurs yeux ne sont plus ceux des petits taureaux en chaleur du début de leur prise en charge. Ils me fixent et la poignée de mains est franche.

     Le bon travail de mes adjoints se lit dans leur attitude.

Ajoutez le travail en pleine nature à 800 mètres d’altitude, les couchers tôt, les levers pile à l’heure, les repas équilibrés et une vie conviviale qui les fixent très vite à Faucon. Ma joie de les revoir est grande.
     C’est réciproque pour eux et c’est visible.
     Direction Aix en Provence où un bon repas nous attend. Seuls avec moi ils s’expriment sans limites au gré de leur inspiration adolescente :

« Guy, un petit lama est né ».  « Je suis passé des lapins aux daims ».  « Cet éducateur commence à me faire chier ». « Je veux aller voir ma mère » etc 

     J’entends tout et ne corrige que celui qui a quelques mots de trop vis-à-vis d’un de mes compagnons. Je ne tolère aucune critique derrière le dos de qui que ce soit et renvoie à la réunion où tout devra être dit en face.

     Cette fameuse réunion est attendue impatiemment par tous et toutes. Educateurs et jeunes se serrent les uns contre les autres et la parole est donnée d’abord aux jeunes.  L’un après l’autre, chacun nous décrit ce qu’il a vécu au niveau de la communauté et le travail qu’il a effectué. Eventuellement pour les rares scolarisés s’ajoutent, son attitude à l’école et ses résultats scolaires.

     Chaque jeune peut critiquer ce que son copain a exprimé. Vient alors le jugement de chaque éducateur.
     Le jeune est alors payé sur son comportement d’abord, ensuite sur le travail qu’il a effectué. Ce qui est capital.

     « Ce que tu vis de fraternel et de convivial est pour nous tellement plus important que ton travail auprès des animaux ou tes résultats scolaires » n’est jamais dit. Leur paie l’exprime et leur attitude de mois en mois s’en ressent fortement.

     Je fixe moi-même le salaire, aidé parfois par mes adjoints pour le rehausser ou le diminuer.
     Les éducateurs passent ensuite à la casserole. Nos jeunes souvent timides, parfois hard, parlent de façon éclairante et souvent très juste de ceux et celles qui assument leur suivi.

     2 heures de réunion se sont passées. Personne n’a vu le temps s’écouler. Et pourtant ces jeunes sont nantis d’ordinaire de mille puces qui les démangent. C’est dire l’importance pour eux de ce bilan fraternel, parfois drôle, rarement dur où tout est exprimé ou presque. Les non dits ont été mis à la poubelle.

     En fin de réunion, l’apaisement qui rayonne de chaque visage est pour moi une joie secrète. Toute la communauté est repartie pour un autre mois, une autre avancée, une nouvelle marche en avant.

     Vient ensuite la réunion où, seul avec mes adjoints, chacun s’exprime en passant par le crible des autres. On termine par les travaux de la ferme, les animaux et l’administration de plus en plus pesante. La parole est totalement libre là aussi. On n’interrompt jamais celui ou celle qui s’exprime, comme avec nos jeunes. Chaque conflit  majeur est désossé, chaque jeune revu dans ses avancées ou ses chutes.

     Là encore les personnes ne sont jamais jugées. Seuls les faits sont épluchés.
     Toutes les décisions partent de cette réunion.

     « Desserrer les boulons et les resserrer » telle est ma tâche. J’aime le faire. Je sais combien ma présence lointaine a permis à chacun de progresser, assumer sa responsabilité. « Faire confiance » est pour un leader la vertu essentielle pour qu’une entreprise avance joyeusement et ne se perde pas dans les méandres destructeurs du « chacun pour soi » ou « c’est la faute aux autres ».
     Le mois suivant les décisions prises au cours de cet entretien seront revues pour vérifier si elles ont été appliquées.

Exemplarité et disponibilité

 

     S’il est une vertu que toute entreprise est appelée à vivre pour une rentabilité de haut niveau c’est bien l’exemplarité.

Malheur à l’éducateur qui n’est pas présent à 8 heures précises pour le petit déjeuner qui rassemble jeunes et adultes. Il se farcira seul le service vaisselle à midi !

     Les jeunes sont ultrasensibles à l’exemplarité de leurs éducateurs et …… évidemment à la punition qui sanctionne ceux qui ont défini les règles communautaires et ne les appliquent pas .
     Rien de plus fort pour souder une équipe.

     La disponibilité de mes adjoints est grande. Les 35 heures sont allègrement dépassées. Cet atout maître donne depuis 32 ans une force éducative incomparable.  Une présence qui n’est pas hachée assure un climat familial qui fait pousser bellement nos jeunes.

     Je fais joyeusement moi-même 70 heures par semaine !

     Un patron qui se défonce appelle obligatoirement ses équipiers au plus haut.

 

Valeurs humaines de chacun

 

     La richesse de notre petite entreprise vient de toutes les cultures et confessions qui ont servi Faucon en l’appelant à l’universel. Musulmans, bouddhistes, juifs, chrétiens, athées ou agnostiques ont servi nos jeunes.
     Une équipe seulement chrétienne aurait fait capoter l’universel que nous voulons vivre.

     Il me suffit que les éducateurs recrutés aient les compétences pour vivre auprès de jeunes déstructurés.

     J’exige un niveau professionnel adapté !

     Les qualités maîtresses requises sont l’autorité, l’écoute, un équilibre affectif fort, une grande chaleur humaine, une patience à toute épreuve et le sens des responsabilités.
     Ces valeurs essentielles ne sont jamais le fruit d’un simple diplôme.

     Seuls les diplômés ont une avance au niveau de la perception du type de jeunes qu’ils veulent servir.

     L’école n’a jamais été inutile  pour leur faire comprendre longuement ce qu’est la marginalité et les comportements hors la loi de nos jeunes.

     De plus, au niveau administratif, ils ont une réelle avance sur les non diplômés !

     Cela dit, un horticulteur, un photographe ou un ingénieur voulant entrer dans notre équipe et qui ne connaît la vie des loubards qu’à travers des bandes dessinées peut acquérir très vite la compétence nécessaire.

     J’en ai été tant de fois le témoin !

     La progression de tous et toutes dans le temps que chacun décide de donner à la Bergerie, est toujours nette.
     Je n’ai jamais toléré l’incompétence ou l’à peu près. L’équipe est assez vigilante pour détecter telle ou telle lacune importante d’un de ses membres et le lui dire.
     Un mois de stage, en silence d’abord.

     Certains ont fui très vite.

     D’autres tanguent. Beaucoup s’accrochent.
     Au bout de 6 mois, ils sont aptes à donner leur pleine mesure.

     Le seul problème est qu’ils ne dépassent pas un an. Deux ans est un record.

     Au delà c’est rarissime.

     La violence de nos jeunes, la disponibilité requise, la communauté isolée de toute ville proche, ne permettent pas pour un jeune adulte d’aller plus loin.

     L’important, c’est que mes 20 coéquipiers donnent tous et toutes le meilleur d’eux-mêmes.

     C’est la force de notre entreprise.

     J’ai suivi de loin presque tous mes coéquipiers. Beaucoup se sont lancés dans l’éducation spécialisée.

     Tous sont partis enrichis, dynamisés.

     Avoir donné toutes ses forces dans une tâche « impossible » n’est pas inintéressant pour leur avenir quel qu’il soit.

     Je suis toujours surpris du nombre de candidatures de jeunes adultes voulant offrir à l’aube de leur vie professionnelle le meilleur d’eux mêmes.

     J’ai recruté des adultes de 12 nations européennes, maghrébines et québécoises en 32 ans.

     La course à l’argent, la promotion rapide n’existent pas dans notre lieu de vie.

     Mettre debout des jeunes très difficiles est notre seul but.

 

 

L’exemple…de Faucon

 

     C’est une joie pour moi de découvrir, en plus de 3 décades, que des jeunes adultes du monde d’aujourd’hui répondent toujours présents pour vivre une aventure difficile mais qui les porte au-delà d’eux-mêmes.

     Cette petite entreprise, et qui veut le rester, issue des plus pauvres, fondée par eux, continuée avec eux et pour eux, confirme l’universalité et l’importance des règles décrites dans cette lettre.

     Quand des humains décident de travailler ensemble avec des buts précis et les plus hauts, si les fondements sont respectés, alors l’œuvre peut avoir un rayonnement certain.

     Beaucoup de personnes m’ont dit que notre entreprise était lumineuse. Je leur ai toujours rétorqué que c’est à travers « ce qui est fêlé, que la lumière passe ». Les jeunes qui nous arrivent toujours cassés, nous appellent à un travail d’orfèvre.

     A nous d’entrevoir à travers leurs innombrables fêlures la part de cristal qui scintille.    

      Je vous passe les difficultés innombrables et de tous ordres que j’ai subies avec mes équipes. Vous pouvez sans peine les deviner.
Toute œuvre qui est lumière est toujours assaillie de ténèbres.

     C’est l’enjeu humain.

Les mots de St Paul m’ont toujours dynamisé :
     « Car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort» (2 Co 12,10).

J’aime cette phrase militante de Gandhi :

« C’est parce que nous somme faibles, que nous vaincrons ».

 

« Evangéliser c’est mettre l’homme debout »

 

     Cette formule issue de Vatican II respecte tout humain et dynamise tout chrétien.

     « Toute action, qui aide l’homme à s’humaniser est évangélisatrice » .

     Non pas pour le convertir, mais lui transmettre des valeurs éternelles que j’ai puisées dans l’Evangile ou que d’autres ont puisées dans leurs livres saints respectifs.

     Une image très forte m’est restée de la messe célébrée avec le Cardinal Philippe Barbarin et Monseigneur Norbert Turini, quelques prêtres et la foule des amis, sur ce fameux talus face à Faucon.

     A l’Offertoire, 7 chrétiens présentaient à la foule le pain qui allait être consacré.

     Au même moment, 7 autres personnes, non catholiques, présentaient chacune le même type de pain qui n’allait pas être consacré, mais donné à la foule de ceux, non catholiques, qui ne pouvaient ou ne voulaient pas communier.

     Voir un musulman, un juif, un bouddhiste, un protestant, un orthodoxe, un athée et un agnostique offrir aux mains tendues ce pain de l’amitié et du partage, après la communion des catholiques, a ému profondément l’assistance.

     Ce signe de l’universel, je veux toujours le vivre et le faire vivre. La richesse de l’entreprise de Faucon, offerte aux 4 vents des religions, des cultures et des multiples sensibilités spirituelles des êtres qui l’ont bâtie, m’est apparue fulgurante dans le geste des pains offerts.

     Comment enfin oublierai-je cette phrase prémonitoire d’un des 5 jeunes qui, en avril 1974, comme je l’écrivais plus haut, contemplant avec ses 4 copains « Faucon » juste acheté, répondait à ma question : « Comment allons-nous faire pour reconstruire ? ».

     « Guy, tu nous as toujours dit que «Ton» Dieu aimait les plus pauvres. Laisse Le faire. Il se démerdera bien pour que la baraque dont on rêve, on l’habite un jour ».

     Ils l’habitent… et comment !

     Parce qu’ils en sont les fondateurs et le cœur.

  P-S : Cette lettre peut être publiée, avec ma bénédiction, notamment pour des entreprises qui aimeraient parvenir à une meilleure rentabilité…  ...humaine.

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L'INNOCENCE DES ANIMAUX (extrait de la circulaire N°77 de juin 2006)

Un jeune vient de nous arriver.
Son équipe sociale référente est installée sous le auvent qui domine la propriété, avec vue imprenable sur les daims, les autruches, les kangourous et les chèvres naines.

          Le jeune se fout complètement de la discussion avec les éducateurs sociaux et moi-même. Cinq minutes après l’échange, j’entends un : «  Monsieur, est-ce que je peux aller voir les kangourous ? ».

          « OK, vas-y ».

          La discussion d’une heure et demi s’est déroulée sans lui.

          En l’espace de huit jours, il a déjà détecté qu’un mouton boitait et qu’une autruche avait une légère plaie au cou.

          Etonnant gamin, haut comme trois pommes, insupportable et grossier vis à vis de tout bipède humain, il a une finesse aristocratique vis à vis de tous les animaux de la Bergerie. L’œil toujours aux aguets, il est drôle et très intelligent. Son parcours scolaire est déchiqueté. Pour l’instant, il apprend tout dans la nature. Cela lui suffit.

          Il se laisse surprendre par la candeur des animaux et leur innocence comme les centaines de ses prédécesseurs. J’ai toujours été frappé par la magie immédiate que les animaux exercent sur eux.

L’animal n’est pas méchant, nos jeunes, si.

          Voleurs, menteurs, pervers souvent, ils découvrent que l’animal ne triche pas, qu’il reste lui-même, qu’il est capable de s’attacher durablement et surtout qu’il les reconnaît chacun.

          Les voir contempler longuement les yeux parfois superbes des lamas, semble leur purifier l’âme.

Alors qu’ils ignorent la couleur de ceux de mes adjoints.

          Brisés par ce que des adultes leur ont fait subir, ils se plongent très vite dans la fraîcheur            qu’ils ne soupçonnaient pas chez des animaux vus seulement à la télévision.

          J’en ai surpris certains parler longuement aux bêtes de notre réserve.

          Spectacle étonnant et pathétique de surprendre un de nos jeunes monologuant devant les oreilles dressées d’un âne ou d’un lama.

   Leur soif immense d’affection trouve auprès des animaux un répondant immédiat. Si les gestes brusques des adolescents les font fuir  au départ, nos jeunes apprennent très vite à mesurer leur mouvement pour  que la rencontre se fasse sans heurts.

          La beauté des animaux tient dans l’adéquation parfaite du décor dans lequel ils évoluent.

          Chacun de leurs gestes sonne juste.

          L’angoisse de nos jeunes, dès qu’ils arrivent à Faucon influe sur leurs gestes brusques, leur parler haché débité à toute vitesse, leurs cris.

          De mois en mois, je constate la gestuelle de nos jeunes de plus en plus posée, mesurée. Leur débit vocal est plus lent. Leur stress a disparu peu à peu.

          La chaleur fraternelle de mon équipe a fait des miracles. Mais la bête n’a-t-elle pas de son côté opéré des transformations radicales chez nos jeunes, par la réserve inépuisable d’innocence et de pureté qu’elle recèle 

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"NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°77 de juin 2006)  

Bestiaires :

Quelques morts accidentelles d’animaux ont endeuillé notre bestiaire :

1 kangourou, 2 daims, 2 autruches et un lama, en y ajoutant « Gangster » un molosse tendre et malicieux, sont entrés dans le paradis des animaux.

          Nous cherchons toujours la cause de la mort des animaux. Très certainement une coïncidence de morts accidentelles non dues à une quelconque épidémie.

           Par contre la menace de la grippe aviaire nous a occasionné quelques frais dont on se serait bien passé.

           Enfermer toutes nos volailles n’a pas été fait de gaîté de cœur. Il fallait voir les oies nous appeler sans cesse pour nous supplier de les sortir de leur enclos !

 

-         J’ai renoncé aux flamands roses.

-         Par contre 2 ou 3 femelles nandous seraient les bienvenues pour convaincre le seul mâle qui nous reste que son célibat n’est que passager.

 

La réfection du dortoir des jeunes a enfin commencé. Agrandi  et dans les normes, nos jeunes y seront confortablement installés.

Vétuste (23 ans d’existence), il n’était plus adapté. Il restera cependant simple et fonctionnel. Nous nous sommes bien gardés de demander aux architectes des Hôtels Ibis ou Sofitel de nous conseiller !

 

La salle de classe sera construite en juin.

Il ne va pas de soi de confier très vite nos jeunes, exclus de toutes parts, à l’école de Castellane.

          Ou ils refusent toute scolarité au départ, ou ils veulent continuer leurs chères études qu’ils avaient l’habitude de perturber assez pour être renvoyés d’une école à une autre…pour finalement atterrir dans la rue.

          A Faucon, une salle pour eux seuls était nécessaire. Quelques heures par semaine strictement observées, leur permettront de rattraper un peu de leur retard, avant de reprendre une scolarité normale, à moins que des instituteurs de Castellane soient détachés occasionnellement à faucon.

 

          Merci pour votre partage.

          Chacune de vos lettres est lue avec amour et joie.

          Elle nous apporte avec votre aide précieuse le sentiment inestimable qu’on n’est pas seuls.  

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"FINANCES  VUES PAR CHARLES" (extrait de la circulaire semestrielle  N°77 de juin 2006)

Quelques brèves nouvelles :

          Depuis quelques mois Xavier a remplacé Fredy pour tenir la comptabilité, Philippe a remplacé Christian parti à la retraite. Un grand merci à eux pour leurs années de travail à Faucon.

          Fin 2005 nous avons choisi un Commissaire aux Comptes, garantie supplémentaire pour une bonne gestion de vos dons.

          Lors de notre assemblée générale à Pâques, nous avons décidé la création d’une Fondation, un beau projet en perspective !

          Grâce à vos dons, nous pourrons enfin réaliser avant l’été la salle de cours que nous attendions depuis une dizaine d’années. L’éducation est une clé pour l’équilibre et l’avenir du jeune. Les compagnons dispenseront du savoir pratique : inculquer les bases de l’écriture, de la lecture, savoir les tables de multiplication, poser une division, comprendre les fractions, utiliser un ordinateur, internet ; pratiquer  la géométrie en travaillant. L’histoire, la géographie et l’éducation civique à partir du journal ; découvrir le fonctionnement des chèques, des comptes bancaires, d’une assurance, de la sécu, une déclaration d’impôts, gérer un budget, poster une lettre…

          Par ailleurs, notre cuisinière à gaz nous a lâchés « lâchement », on est en train d’en acheter une autre. Le minibus est fatigué et doit être remplacé d’urgence. L’électricité de notre ferme doit être revue et mise à jour,,….exemples concrets d’utilisation de vos dons.

Merci pour votre aide.

 

Renseignements utiles :

 

Identifiant bancaire pour une opération financière :

 

INTITULÉ : ASSOCIATION PÈRE GUY GILBERT

         BERGERIE DE FAUCON

         46 RUE RIQUET

         75019 PARIS

 

IBAN : IDENTIFIANT INTERNATIONAL DE COMPTE FR/76/30003/03210/0005075201416

 

 BIC :               ADRESSE SWIFT :SOGEFRPP

                                     

 

DOMICILIATION :            SOCIETE GENERALE

                        PARIS FLANDRES : Tél : 01,53,35,84,10

 

(de l’Etranger, SVP, regroupez vos versements pour nous éviter des frais bancaires importants)

 

Si tu souhaites soutenir notre œuvre, tu as plusieurs possibilités ( notez que nous ne faisons jamais de démarchage à domicile), par :

 

-         chèque à l’ordre de l’Association « Père Guy Gilbert-Bergerie de Faucon », tu recevras en retour un reçu fiscal

 

-         virement unique : il faudra passer à votre banque avec les renseignements bancaires ci-dessus.

 

-         virement permanent : demander le document à notre bureau.

 

-         Paiement sécurisé Internet : Mis en place prochainement, voir www.guygilbert.net.

 

-         Legs, donation ou une assurance-vie : soit par testament, soit de ton vivant. Charles ou ton notaire pourront te conseiller, en signifiant que notre Association est reconnue de bienfaisance ; tiens-moi au courant de ton intention et stipule comme bénéficiaire l’Association et non Guy

 

-         don en nature (matériel, animaux, véhicules, etc.). Si tu le demandes, nous établirons un reçu fiscal pour don aux œuvres

 

-         achat de livres ou cassettes

 

Merci à toi de faciliter les tâches administratives.

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"NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°78 de décembre 2006)  

- Bestiaires :

Nous avons des lamas mâles à donner.

Deux kangourous sont morts accidentellement.

 

-La salle de classe :

Le gros œuvre de la salle de cours est achevé, il s’intègre à merveille dans

la bâtisse provençale de Faucon, bientôt les premiers cours de remise à

niveau pourront s’y tenir.

C’est essentiel pour nos jeunes.

Merci pour votre partage.

Chacune de vos lettres est lue avec amour et joie.

Elle nous apporte avec votre aide précieuse le sentiment inestimable qu’on n’est pas seuls.   

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"FINANCES  VUES PAR CHARLES" (extrait de la circulaire semestrielle  N°78 de décembre 2006)

Quelques brèves nouvelles :

 

          Depuis quelques mois, Faucon est complet, nous accueillons le

maximum autorisé de jeunes. Quotidiennement nous avons une ou deux demandes

d’accueil de jeunes, cela nous fait mal au cœur de devoir refuser ; il

faudrait des dizaines de « Faucon » à travers la France…

 

        Certains de nos jeunes sont depuis un an à Faucon, il serait bon

qu’ils se frottent au monde du travail. Si un chef d’entreprise est prêt à

nous rendre service en accueillant en stage un de nos jeunes, cela lui

rendrait bien service.

 

    Dany, notre cuisinière, et Jean Paul, notre artiste, nous ont quittés

pour d’autres horizons, après 10 années de présence fidèle.

 

    Le minibus est commandé, la cuisinière achetée, le dortoir refait. Merci

à vous qui permettez, par votre partage, ces investissements importants.

 

    Pour le moment, nous prévoyons l’achat d’une sono portative qui sera

très utile à Guy, pour ses conférences.

 

    Nos jeunes ont accueilli des centaines de visiteurs cet été à Faucon.

Ils souhaitent un billard pour les longues soirées d’hiver. Soit nous en

achetons un nouveau, mais c’est très cher, soit nous trouvons quelqu’un qui

voudrait s’en débarrasser. Si tel est votre cas : nous sommes preneurs !

 

   Lorsque vous aurez entre vos mains cette lettre, j’espère que notre lieu

de vie aura passé avec succès la commission du « COSMS », en résumé, c’est

une instance qui contrôle  la bonne marche de la Bergerie de Faucon.

 

    Comme indiqué dans la dernière lettre, la création d’une Fondation suit

son cours. En ce moment nous en rédigeons les statuts. C’est une étape

importante pour son fonctionnement futur.

 

    De nouvelles dispositions concernant vos dons ont été annoncées. Ils

sont, sauf modification, déductibles à hauteur de75% auprès des impôts, dans

la limite de 479 euros, et au-delà, à raison de 66% dans la limite de 20% de

votre revenu imposable. Si pour vous c’est du charabia demandez Charles à

Faucon. Il vous renseignera.

Identifiant bancaire pour une opération financière :

 

INTITULÉ : ASSOCIATION PÈRE GUY GILBERT

         BERGERIE DE FAUCON

         46 RUE RIQUET

         75019 PARIS

 

      IBAN : IDENTIFIANT INTERNATIONAL DE COMPTE FR/76/30003/03210/0005075201416

      BIC : ADRESSE SWIFT :SOGEFRPP

 

DOMICILIATION :      SOCIETE GENERALE

            PARIS FLANDRES : Tél : 01,53,35,84,10

 

(de l’Etranger, SVP, regroupez vos versements pour nous éviter des frais

bancaires importants)

 

Si tu souhaites soutenir notre œuvre, tu as plusieurs possibilités ( notez

que nous ne faisons jamais de démarchage à domicile), par :

 

-     chèque à l’ordre de l’Association « Père Guy Gilbert-Bergerie de Faucon »,

tu recevras en retour un reçu fiscal

 

-      virement unique : il faudra passer à votre banque avec les renseignements

bancaires ci-dessus.

 

-      virement permanent : demander le document à notre bureau.

 

-     legs, donation ou une assurance-vie : soit par testament, soit de ton

vivant. Charles ou ton notaire pourront te conseiller, en signifiant que

notre Association est reconnue de bienfaisance ; tiens-moi au courant de ton

intention et stipule comme bénéficiaire l’Association et non Guy

 

-     don en nature (matériel, animaux, véhicules, etc.). Si tu le demandes,

nous établirons un reçu fiscal pour don aux œuvres

 

-     achat de livres ou cassettes

 

Merci à toi de faciliter les tâches administratives.

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"NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°79 de juin 2007)

- Nous avons perdu deux kangourous, par conséquent deux kangourous wallabies femelles seraient les
bienvenues.
Le nandou mâle est toujours encore à la recherche d’une partenaire.
Deux jeunes autruches femelles sont commandées pour remplacer celles qui ont rejoint le paradis des
animaux.

- Afin que le vétérinaire puisse manipuler correctement nos animaux, il demande que nous nous
dotions d’une cage de contention mobile.

- La chaudière de Faucon a plus de 25 ans et est très fatiguée !
Il faut la changer, y adjoindre quelques panneaux solaires afin de réduire la consommation d’énergie.
C’est un gros chantier que nous ne pouvons plus repousser à plus tard.

- Pendant 30 ans, les jeunes ont dormi en dortoir.
Aujourd’hui la tendance est à la chambre individuelle afin que le jeune puisse créer un petit chez soi. Ce
deuxième chantier sera tout aussi conséquent, même si certains travaux pourront être réalisés par nos jeunes.

"FINANCES  VUES PAR CHARLES" (extrait de la circulaire semestrielle N°79 de juin 2007)

Quelques brèves nouvelles :

Deux jeunes, Jérémie et Imad nous ont quitté après un excellent séjour à Faucon ; ils commencent une formation et prennent leur avenir en mains. Sébastien, 14 ans nous a rejoint depuis quelques jours , il est un grand fan d’animaux.
Comme indiqué dans la dernière lettre, nous espérions un bon passage en commission du CROSMS ; la réunion le 1er décembre devant une quarantaine d’examinateurs a été un succès ; Faucon est donc officiellement agréé lieu de vie.

Actuellement, deux projets administratifs en cours :
- le projet de fondation reste une priorité ; les statuts sont élaborés, nous savons à présent vers où aller ; beaucoup d’espoirs reposent sur cette fondation : elle est vitale pour l’avenir de Faucon et nous espérons qu’elle permettra de soutenir d’autres structures travaillant dans l’esprit de Faucon. En ce moment, Charles ne peut consacrer assez de temps à ce projet. Ultérieurement une personne sera embauchée pour ce travail ; actuellement nous lançons un appel
aux personnes ayant des compétences en ce domaine ou du temps disponible. Si tel est votre cas ou si vous pensez à quelqu’un du cercle de vos connaissances, n’hésitez pas à nous contacter.

- Xavier met en place un site pour l’association, il facilitera le lien avec nos amis internautes, donnera des nouvelles de la Bergerie de Faucon et servira aux dons et commandes émanant des « branchés internet ».

Le billard longtemps attendu a été accueilli avec grand intérêt par nos jeunes ; c’est en remerciement pour leur engagement à accueillir à Faucon les centaines de visiteurs tout au long de l’année.
Autre bonne nouvelle, la salle de cours est terminée et utilisée quotidiennement par nos jeunes, soit pour des cours à Faucon, soit pour faire les devoirs du soir au retour du collège de Castellane ; elle est lumineuse et spacieuse. Avis à tous ceux qui ont soutenu ce projet de le vérifier sur place !
Le minibus neuf acquis en début d’année est utilisé quotidiennement pour nos déplacements ; l’ancien minibus pourra encore servir au transport de matériel.
Les premiers travaux de mise en conformité de l’électricité ont débuté ; ce chantier sera de longue haleine et s’étalera sur deux ans.

Merci à vous pour votre partage. Sans votre soutien, ces projets auraient bien du mal à se concrétiser.


Renseignements utiles :

Identifiant bancaire pour une opération financière :

INTITULÉ : ASSOCIATION PÈRE GUY GILBERT
BERGERIE DE FAUCON
46 RUE RIQUET
75019 PARIS

IBAN : IDENTIFIANT INTERNATIONAL DE COMPTE
FR/76/30003/03210/0005075201416
BIC : ADRESSE SWIFT :SOGEFRPP
DOMICILIATION : SOCIETE GENERALE
PARIS FLANDRES : Tél : 01.53.35.84.10

(de l’Etranger, SVP, regroupez vos versements pour nous éviter des frais bancaires importants)

Si tu souhaites soutenir notre travail, tu as le choix (note que nous ne faisons jamais de démarchage à
domicile), soit par :

- chèque
à l’ordre de l’Association « Guy Gilbert
Bergerie de Faucon »,
tu recevras en retour un reçu fiscal pour la déduction de tes impôts.

- virement unique : le plus simple est de passer à ta banque avec les renseignements ci-dessus ; les détenteurs de CCP pourront envoyer à leur centre financier l’ordre de virement se trouvant dans leur chéquier.

-
virement permanent régulier : il suffit de demander le document à notre bureau.

-
Legs, donation, bénéficiaire d’assurance-vie :
Charles du bureau ou ton notaire pourront te conseiller. Sache que notre association est reconnue de bienfaisance (idem reconnue d’utilité publique), tiens-moi au courant de ton intention et stipule comme bénéficiaire l’association Guy Gilbert Bergerie de Faucon.

-
don en nature : En donnant du matériel, un animal, un véhicule…si tu le souhaites, nous établirons un reçu fiscal pour don aux œuvres.

-
achat de livres, cassettes ou DVD, à l’aide du bon de commande sur la dernière page.

N’hésite pas à nous écrire si tu souhaites un renseignement ou un éclaircissement.
Merci à toi au nom de toute l’équipe de permettre par ton aide à continuer cette formidable aventure humaine.

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 "NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°80 de décembre 2007)

- 3 kangourous vont au printemps combler le vide laissé par la mort de deux d’entre eux. 4 daims femelles doivent aussi enrichir la horde de ces gracieuses bestioles qui vieillissent.

Les 2 jeunes femelles autruches ont atterri dans l’enclos qui leur est réservé. Elles pondent, ce qui avait cessé mystérieusement depuis 2 ans.

- Nos canards ne couvent pas ; un spécialiste nous conseille d’installer des nichoirs flottants.

- Les cages de contention sont achetées. Fort utiles, elles maintiennent les animaux pour les soins à leur apporter.

- Quant à la chaudière à remplacer, on espère qu’elle tiendra encore cet hiver. Grenelle de l’environnement oblige, nous réfléchissons à un chauffage à pompe à chaleur, combiné à des panneaux solaires afin de réduire la consommation d’énergie ; un beau chantier en perspective.

- Le chantier des chambres individuelles pour nos jeunes sera entrepris cet hiver.

- Pour les sorties et randonnées de l’année prochaine, nous cherchons quelques sacs à dos et tentes encore en bon état.

"FINANCES  VUES PAR CHARLES" (extrait de la circulaire semestrielle N°80 de décembre 2007)

Quelques brèves nouvelles

 

Parmi les jeunes, Pierre et Nasser ont été accueillis dans la communauté. Florent nous quitte après un an et demi de séjour à Faucon pour suivre une formation et apprendre un métier.

Les fêtes de cet été à Faucon ont connu un grand succès.

La fête des motards fin juillet a rassemblé une cinquantaine de motos venues des quatre coins de France. Les jeunes ont pris un plaisir fou à monter les grosses bécanes. Deux invités prestigieux nous ont fait l’honneur de célébrer la messe au village, à savoir Mgr Boccardo du Vatican et Mgr Gauchet de Lisieux.

La fête des jeunes début août a été un vrai triomphe. Les sketches et chansons imaginés par les jeunes ont bluffé les 500 visiteurs. Une première : l’ensemble de la communauté (moi aussi !), les salariés  ont présenté une chorégraphie animée par Pascale, la cuisinière. Un grandiose feu d’artifice clôturait une belle soirée.

 

Deux projets administratifs sont actuellement en cours :

- la mise en place d’un site internet spécifique à l’association. Vous y trouverez des informations sur la bergerie de Faucon et il vous permettra d’acheter des livres ou DVD et d’effectuer des dons en ligne. Nous vous invitons à le consulter début 2008. Son adresse sera : www.bergerie-faucon.org

Évidemment, il y a toujours mon site www.guygilbert.net

- le projet de fondation suit son cours, les réunions de travail se succèdent. Cette fondation sera vitale pour l’avenir de Faucon et pour faire connaître mon expérience de prêtre éducateur accumulée durant 40 ans. Charles pourra consacrer plus de temps à ce projet et le rendre viable dès que les travaux de rénovation de Faucon seront terminés.

 

 

Renseignements utiles :

 

Identifiant bancaire pour une opération financière :

 

Intitulé       ASSOCIATION PÈRE GUY GILBERT

      BERGERIE DE FAUCON

      46 RUE RIQUET

      75019 PARIS

 

Iban :       identifiant international de compte

      fr/76/30003/03210/0005075201416

 

Bic :       adresse swift : sogefrpp

 

Domiciliation      Societe Générale

      Paris Flandres : Tél : 01.53.35.84.10

 

(de l’Étranger, SVP, regroupez vos versements pour nous éviter des frais bancaires importants)

 

 

Tu sais que le but de cette lettre est de garder un lien d’amitié. Être à nos côtés, c’est ce qui nous tient le plus à cœur et nous encourage à ne jamais baisser les bras. Alors, parler de sous peut paraître saugrenu. Mais c’est mon rôle de comptable d’en parler. Note que nous ne faisons jamais de démarchage à domicile et que tu recevras cette lettre même si tu n’envoies pas de sous. Alors si le cœur t’en dit et si tu peux soutenir notre travail, la liste des possibilités ci-dessous te donne le choix !

 

- envoyer un chèque à l’ordre de l’»Association Guy Gilbert Bergerie de Faucon ».

- passer à ta banque avec les renseignements ci-dessus et faire un virement ; les détenteurs de CCP pourront envoyer à leur centre financier l’ordre de virement se trouvant dans leur chéquier.

- faire un virement permanent régulier : il suffit de compléter le document intitulé « bon de soutien régulier » que tu trouveras au dos de cette lettre et nous le renvoyer accompagné d’un RIB.

- procéder à un don en nature en donnant du matériel, un animal, un véhicule... mais contacte-nous avant d’envoyer quoi que ce soit, ton geste doit trouver son utilité à Faucon.

Pour tous ces dons, nous établirons un reçu fiscal.

 

- faire bénéficier notre association d’un legs, ou d’une assurance-vie : permettre après ton départ de faire du bien avec ce que tu as amassé durant ta vie en l’offrant en partie ou en totalité à une œuvre de bienfaisance est un geste noble et utile ; si cette démarche t’intéresse, Charles du bureau ou ton notaire pourront te conseiller ; sache que notre association est reconnue de bienfaisance (statut idem à la reconnaissance d’utilité publique) ; tiens-nous au courant de ton intention et en rédigeant un testament, stipule comme bénéficiaire non pas moi-même, mais l’association Guy Gilbert Bergerie de Faucon.

- effectuer une donation de ton vivant : merci de contacter Charles.

 

- acheter de livres, cassettes ou DVD.

 

N’hésite pas à nous écrire si tu souhaites un renseignement ou un éclaircissement.

Merci à toi au nom de toute l’équipe de permettre par ton aide à continuer cette formidable aventure humaine.

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"NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°81 de juin 2008)

- Notre Twingo et notre tracteur ont dû prendre leur retraite, grâce à vous deux bonnes occasions les remplacent.

- Pour cet été nous recherchons quelques bons VTT d’occasion afin que les jeunes puissent se défouler dans la montagne derrière Faucon.

- Le gros projet annoncé dans la dernière lettre va se concrétiser cet été, dès que les jeunes pourront dormir sous les tipis ; les chambres et sanitaires ont besoin d’être relookés, car depuis les années 1970, ils ont souffert du passage d’une bonne centaine de sauvageons.

"FINANCES  VUES PAR CHARLES" (extrait de la circulaire semestrielle N°81 de juin 2008)

Quelques brèves nouvelles

Deux nouveaux jeunes, Irchad et Abdel, ont rejoint la famille de Faucon. Pierre et Jean-Philippe la quittent, l’un pour suivre une formation, l’autre pour aller en classe à plein temps.

Quant aux compagnons, Damien le belge et Pierre l’alsacien quittent Faucon pour de nouvelles aventures. Il y a donc une place à prendre !

Le Rotary Club de Digne a offert aux jeunes de Faucon une nouvelle télévision qu’ils pourront regarder trois soirs par semaine, ainsi que des tentes et des sacs à dos : quelques bonnes sorties en montagne sont au programme ! Un chaleureux merci à cette sympathique et généreuse équipe de Digne.

 

L’assemblée générale de l’Association tenue à Pâques demande à ce que le projet de fondation avance rapidement ; ce projet, vital pour l’avenir de Faucon, exige beaucoup de réflexion et d’information. Une petite équipe y travaille avec Charles et Jean-Baptiste.

Si tu as des connaissances dans ce domaine, n’hésite pas à me contacter pour participer à ton niveau, selon ton temps, tes compétences ou tes finances.

Par manque de place, je ne peux vous détailler les buts de cette fondation, je le ferai dans la lettre de Noël. Les amis qui souhaitent soutenir ce projet voudront bien demander un dossier de présentation au bureau.

La création d’une fondation est chose rare en France, raison de plus pour vous associer à cette aventure.

D’après les dernières statistiques, 900 000 jeunes sont en difficulté en France. Plusieurs milliers sont, eux, en très grande souffrance. Ce sont eux notre priorité.

Ensemble, faisons quelque chose pour eux.


Renseignements utiles

Identifiant bancaire pour une opération financière :


Intitulé : ASSOCIATION PÈRE GUY GILBERT

BERGERIE DE FAUCON

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Bic : adresse swift : sogefrpp

Domiciliation : Société Générale

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(De l’étranger, SVP, regroupez vos versements pour nous éviter des frais bancaires importants.)


Tu sais que le but de cette lettre est de garder un lien d’amitié. Ceux qui sont à nos côtés, c’est ce qui nous tient le plus à cœur et nous encourage à ne jamais baisser les bras. Alors, parler de sous peut paraître saugrenu. Mais c’est mon rôle de comptable de m’en charger. Note que nous ne faisons jamais de démarchage à domicile et que tu recevras cette lettre même si tu n’envoies pas de sous. Alors si le cœur t’en dit et si tu peux soutenir notre travail, la liste des possibilités ci-dessous te donne le choix !

 

- Envoyer un chèque à l’ordre de l’« Association Guy Gilbert Bergerie de Faucon ».

- Passer à ta banque avec les renseignements ci-dessus et faire un virement ; les détenteurs de CCP pourront envoyer à leur centre financier l’ordre de virement se trouvant dans leur chéquier.

- Faire un virement permanent régulier : il suffit de compléter le document intitulé « bon de soutien régulier» que tu trouveras au dos de cette lettre et nous le renvoyer accompagné d’un RIB.

- Procéder à un don en nature en donnant du matériel, un animal, un véhicule… Mais contacte-nous avant d’envoyer quoi que ce soit, ton geste doit trouver son utilité à Faucon.

Pour tous ces dons, nous établirons un reçu fiscal.

 

- Faire bénéficier notre association d’un legs ou d’une assurance-vie : permettre après ton départ de faire du bien avec ce que tu as amassé durant ta vie en l’offrant en partie ou en totalité à une œuvre de bienfaisance est un geste noble et utile ; si cette démarche t’intéresse, Charles, du bureau, ou ton notaire pourront te conseiller ; sache que notre association est reconnue de bienfaisance (statut équivalent à la reconnaissance d’utilité publique) ; tiens-nous au courant de ton intention et en rédigeant un testament, stipule comme bénéficiaire non pas moi-même, mais l’Association Guy Gilbert Bergerie de Faucon.

- Effectuer une donation de ton vivant : merci de contacter Charles.

- Acheter des livres ou des DVD
 

N’hésite pas à nous écrire si tu souhaites un renseignement ou un éclaircissement.

Au nom de toute l’équipe, merci à toi de permettre par ton aide à continuer cette formidable aventure humaine.

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"NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°82 de décembre 2008)

Lulu, notre buffle mâle est décédé comme indiqué dans la dernière lettre, mais avec votre aide, on achètera un nouveau compagnon à la bufflonne endeuillée. Elle déprime.

- Carnage dans la poulailler. La fouine est passée par là. Poules et dindons ont été décimés. Seuls les canards, pas cons, se sont jetés dans la mare. ils sont les seuls rescapés.

Les travaux de rénovation que nous avons entamés, d'une part pour réaménager Faucon après 35 ans de passages de jeunes et d'autre part pour augmenter la capacité d'accueil de jeunes, coûteront des dizaines de milliers d'euros ; si tu veux et si tu peux avec nous investir dans l'avenir de Faucon, ton aide financière nous sera bien utile.


Si une paroisse n'a que faire d'un ostensoir, nous sommes preneurs. C'est pour l'été quand nous exposons le Saint Sacrement,  la nuit pour la fête paroissiale de Rougon.

De plus une belle cloche tinterait  l'appel à la prière. L'une d'entre elles est fêlée, vue la trépidance de nos jeunes qui carillonnent à tour de bras.

"FINANCES  VUES PAR CHARLES" (extrait de la circulaire semestrielle N°82 de décembre 2008)

Quelques mots de Charles du bureau de Faucon:

La crise de cet automne nous a ouvert les yeux.

Nous avons pu constater une fois de plus que l'argent se ramasse à la pelle pour certains, et pour d'autres c'est à la cuillère à café!


J'ai d'autant plus d'admiration pour les mémés qui avec leurs maigres retraites , trouvent encore un billet de 5 ou 10 euros à filer à une oeuvre caritative.

En tous cas, cette année, on a dix fois plus de raisons d'investir dans ce qui est utile à l'humain, ailleurs ou chez nous ; ça tombe bien, la maison de Faucon doit être rénovée, un investissement ni virtuel ni spéculatif, mais rentable humainement, et je vous le recommande chaleureusement.


Nouvelles de Faucon :


Quentin et Lyès ont rejoint l'équipe des jeunes. Amine nous a quitté après trois années de présence. Il prépare son avenir professionnel.

L'équipe des compagnons a accueilli un nouvel éducateur, Nicolas, un jeune homme de Belgique,frais et plein d'idées nouvelles.

Claude, un ancien jeune est décédé à Digne cet été. Guy a d'autre part baptisé la fille de romain, un autre ancien jeune de Faucon : la vie dans ses joies et ses peines....

 

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(De l’étranger, SVP, regroupez vos versements pour un don manuel pour nous éviter des frais bancaires faramineux.)

 

Tu sais que le but de cette lettre est de garder un lien d’amitié. Ceux qui sont à nos côtés, c’est ce qui nous tient le plus à cœur et nous encourage à ne jamais baisser les bras. Alors, parler de sous peut paraître saugrenu. Mais c’est mon rôle de comptable de m’en charger. Note que nous ne faisons jamais de démarchage à domicile et que tu recevras cette lettre même si tu n’envoies pas de sous. Alors si le cœur t’en dit et si tu peux soutenir notre travail, la liste des possibilités ci-dessous te donne le choix !

- Envoyer un chèque à l’ordre de l’« Association Guy Gilbert Bergerie de Faucon » ou passer à ta banque avec les renseignements ci-dessus et faire un virement ; les détenteurs de CCP pourront envoyer à leur centre financier l’ordre de virement se trouvant dans leur chéquier.

- Faire un virement permanent régulier : il suffit de compléter le document intitulé « bon de soutien régulier» que tu trouveras au dos de cette lettre et nous le renvoyer accompagné d’un RIB.

- Procéder à un don en nature en donnant du matériel, un animal, un véhicule… Mais contacte-nous avant d’envoyer quoi que ce soit, ton geste doit trouver son utilité à Faucon.

Pour tous ces dons, nous établirons un reçu fiscal.

- Faire bénéficier notre association d’un legs ou d’une assurance-vie : permettre après ton départ de faire du bien avec ce que tu as amassé durant ta vie en l’offrant en partie ou en totalité à une œuvre de bienfaisance est un geste noble et utile ; si cette démarche t’intéresse, Charles, du bureau, ou ton notaire pourront te conseiller ; sache que notre association est reconnue de bienfaisance (statut équivalent à la reconnaissance d’utilité publique) ; tiens-nous au courant de ton intention et en rédigeant un testament, stipule comme bénéficiaire non pas moi-même, mais l’Association Guy Gilbert Bergerie de Faucon.

- Effectuer une donation de ton vivant : merci de contacter Charles.

- Acheter des livres ou des DVD
 

Si tu veux commander mes livres, dont le prix est versé intégralement au bénéfice du travail auprès de mes jeunes, détache la dernière page de cette lettre et suis bien les instructions.

 

N’hésite pas à nous écrire si tu souhaites un renseignement ou un éclaircissement.

Ton partage est flocon de neige. Il est inestimable pour nos jeunes. Merci d'être là.

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"NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°83 de juin 2009)

Projet de travaux d’agrandissement et de rénovation du lieu de vie de la Bergerie de Faucon.

Cela fait 35 ans en 2009 que la maison de Faucon accueille des jeunes marginalisés.

Des centaines de jeunes sont passés par notre lieu de vie. Cela laisse des traces…, et la maison a grand besoin d’être rénovée. Rénover une maison veut dire la réparer, la préparer, et la rendre opérationnelle pour les 20 prochaines années.

Vu les demandes croissantes d’accueil de jeunes qui nous sont envoyées, nous avons décidé d’accroître un peu la capacité d’hébergement.

Les standards d’accueil ont évolué en 35 ans. D’un dortoir certes convivial, l’ASE (aide sociale à l’enfance) et la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) exigent des chambres individuelles pour nos jeunes.

Les normes actuelles des installations d’électricité, de sécurité, de consommations d’énergie n’ont plus rien à voir avec celles de 1974, date d’acquisition de Faucon.

Il faudra profiter des travaux pour changer le chauffage vieux de 25 ans, la qualité des sanitaires et faire en sorte que les dépenses courantes d’exploitation se réduisent.

L’association met donc en chantier les travaux suivants : créer 14 chambres meublées, améliorer l’accueil des jeunes et des éducateurs, installer un chauffage écologique et performant, isoler la maison, changer les menuiseries, installer des panneaux solaires, optimiser la consommation d’eau et d’énergie, mettre en place du matériel et des installations de sécurité, renouveler toute l’installation électrique ainsi que celle des fluides.

Tous ces travaux se feront dans une démarche de développement durable, en utilisant des matériaux écologiques et recyclables ; les choix se feront selon les critères d’économie d’énergie et de faible impact sur l’environnement.
 

Avec les moyens financiers qui resteront disponibles après les travaux énumérés, nous ajouterons : un hangar pour abriter le matériel agricole, un abri en pierres pour les animaux, l’installation d’internet haut débit.

Les deuxième et troisième étages de la maison seront principalement rénovés. Un deuxième bâtiment d’hébergement sera construit en prolongement du bâtiment existant .

Même si quelques travaux pourront être réalisés par nous-mêmes (personnel et jeunes), l’essentiel devra être exécuté par des professionnels et des entreprises.

Vu l’ampleur et la complexité du projet, nous faisons appel à un cabinet d’architecture.

Le budget de l’ensemble s’élève à plus de 400.000 €.

La contribution des pouvoirs publics à ce budget sera minime, leur financement servant à couvrir les dépenses courantes d’accueil des jeunes.

L’association devra donc trouver auprès de ses amis, auprès d’entreprises, auprès d’autres organismes, la somme de 400.000 €.

N’hésitez pas à me contacter à Paris ou Charles à la Bergerie de Faucon en Provence, si vous avez besoin de renseignements plus précis, ou si vous souhaitez soutenir ce projet.

Pensez aussi à relayer l’information à d’autres susceptibles de contribuer financièrement à réaliser ces travaux.

Merci à vous, de votre aide, et de votre intérêt pour notre travail.

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"NOS BESOINS ACTUELS" (extrait de la circulaire semestrielle  N°84 de décembre 2009)

Projet de travaux d’agrandissement et de rénovation du lieu de vie de la Bergerie de Faucon.

Ce projet, dont nous vous avions fait part dans notre dernière circulaire, avance. Le permis de construire a été déposé et l’architecte prévoit le premier coup de pioche au printemps 2010.

Cela fait trente-cinq ans en 2009, que la maison de Faucon accueille des jeunes. Des centaines de jeunes sont passés par notre lieu de vie.

Cela laisse des traces… et la maison a grand besoin d’être rénovée. Rénover une maison veut dire la réparer, la préparer, et la rendre opérationnelle pour les vingt prochaines années.

Vu les demandes croissantes d’accueil de jeunes, nous avons décidé d’accroître également la capacité d’hébergement. Les standards d’accueil ont évolué en trente-cinq ans. D’un dortoir certes convivial, l’ASE (aide sociale à l’enfance) et la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) nous demandent de proposer aux jeunes des chambres individuelles.

Les normes actuelles des installations d’électricité, de sécurité, de consommations d’énergie n’ont plus rien à voir avec celles de 1974, date d’acquisition de Faucon. Il faudra profiter des travaux pour changer le chauffage vieux de vingt-cinq ans, la qualité des sanitaires et faire en sorte que les dépenses courantes d’exploitation se réduisent.

L’association met donc en chantier les travaux suivants : créer quatorze chambres meublées, améliorer l’accueil des jeunes et des éducateurs, installer un chauffage écologique et performant, isoler la maison, changer les

menuiseries, installer des panneaux solaires, optimiser la consommation d’eau et d’énergie, mettre en place du matériel et des installations de sécurité, renouveler toute l’installation électrique ainsi que celle des fluides.

Tous ces travaux se feront dans une démarche de développement durable, en utilisant des matériaux écologiques et recyclables ; les choix

se feront selon les critères d’économie d’énergie et de faible impact sur l’environnement.

Avec les moyens financiers qui resteront disponibles après les travaux énumérés, nous ajouterons : un hangar pour abriter le matériel agricole, un abri en pierres pour les animaux, l’installation d’internet haut débit.

Les deuxième et troisième étages de la maison seront principalement rénovés. Un deuxième bâtiment d’hébergement sera construit en prolongement du bâtiment existant

Même si quelques travaux pourront être réalisés par nous-mêmes (personnel et jeunes), l’essentiel devra être exécuté par des professionnels et des entreprises. Vu l’ampleur et la complexité du projet, nous faisons appel à un cabinet d’architecture.

Le budget de l’ensemble s’élève à plus de 400.000 €.

La contribution des pouvoirs publics à ce budget sera minime, leur financement servant à couvrir les dépenses courantes d’accueil des jeunes.

L’association devra donc trouver auprès de ses amis, auprès d’entreprises, auprès d’autres organismes, la somme de 400.000 €.

N’hésitez pas à me contacter à Paris ou à contacter Charles à la bergerie de Faucon en Provence, si vous avez besoin de renseignements plus précis, ou si vous souhaitez soutenir ce projet.

Pensez aussi à relayer l’information à d’autres susceptibles de contribuer financièrement à réaliser ces travaux.

Merci à vous, pour votre aide, et de votre intérêt pour notre travail

Nouvelles de Faucon

- Dans l’équipe des jeunes accueillis à Faucon, Lyès est parti pour suivre un apprentissage de cuisinier et Quentin pour travailler et gagner sa vie.

Abdel a rejoint un autre foyer plus proche de sa famille.

Victor, Christian et Teddy ont rejoint la communauté des jeunes pour une nouvelle tranche de vie.

Arrivée de deux nouveaux compagnons : Marie et Jacques qui remplacent Amélie et Dimitri. Et bienvenue à Magalie, nouvelle stagiaire.

- Les groupes de scouts qui souhaitent camper à Faucon cet été voudront bien nous adresser leur demande très rapidement.

- Le 12 juin 2010, j’inaugurerai en compagnie de notre évêque, la chapelle rénovée de Rougon.

 

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Hier et aujourd'hui...

Voir aussi la rubrique spécifique "PHOTOS DE FAUCON"

 

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